Moscou annonce des «cessez-le-feu locaux» en Ukraine

Photographie d’un bâtiment endommagé à la suite de l'explosion d'un missile russe après qu'il ait été abattu au-dessus de Kramatorsk par la défense aérienne ukrainienne (Photo, AFP).
Photographie d’un bâtiment endommagé à la suite de l'explosion d'un missile russe après qu'il ait été abattu au-dessus de Kramatorsk par la défense aérienne ukrainienne (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 mars 2022

Moscou annonce des «cessez-le-feu locaux» en Ukraine

  • La Russie a annoncé lundi soir l'instauration de ces cessez-le-feu à partir de 10H00, heure de Moscou
  • «Chaque maison, chaque rue, chaque poste de contrôle résistera jusqu'à la mort s'il le faut», a promis le maire de Kiev

KIEV : L'Ukraine attendait mardi matin la mise en place de cessez-le-feu locaux dans plusieurs de ses villes, censés permettre l'évacuation de civils via des couloirs humanitaires, au moment où l'armée russe continue, selon Kiev, à se déployer dans les principales zones de combat.

La Russie a annoncé lundi soir l'instauration de ces cessez-le-feu "à partir de 10H00, heure de Moscou (07H00 GMT) le 8 mars" pour l'évacuation des civils en provenance de Kiev, ainsi que des villes de Soumy, Kharkiv, Tcherniguiv et Marioupol, a indiqué dans un communiqué la cellule du ministère russe de la Défense, chargée des opérations humanitaires en Ukraine. 

Selon Moscou, les nouveaux itinéraires d'évacuation devaient être communiqués aux autorités ukrainiennes, afin qu'elles puissent donner leur accord avant 00H00 GMT dans la nuit de lundi à mardi. Aucune information concernant cette réponse n'avait toutefois fitré passé ce délai.

Lundi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait accusé l'armée russe d'avoir fait échouer à plusieurs reprises l'évacuation des civils via les couloirs humanitaires. 

Et selon l'état-major ukrainien, la Russie continue de déployer des soldats et équipements sur les fronts de Kiev, de Marioupol dans le sud et de Kharkiv dans le nord-est, les principales zones de combat en Ukraine. 

La Russie a, selon lui, subi des pertes en tentant de prendre la ville d'Izioum (est) et a dû battre en retraite. "Les occupants ont fait régner la terreur dans la ville, en bombardant les locaux et les infrastructures civils", a affirmé l'état-major, qui assure par ailleurs que les forces russes sont "démoralisées".

Et selon le Parlement ukrainien, le président Volodmyr Zelensky a ordonné le rappel de tous les militaires ukrainiens participant à des opérations à l'étranger pour renforcer l'armée nationale.

L'armée russe a continué lundi son offensive et ses bombardements, faisant notamment, selon les secours ukrainiens, treize morts dans une frappe sur une boulangerie industrielle, à Makariv, une localité située sur l'un des grands axes menant de l'ouest de l'Ukraine à Kiev.

Au treizième jour de l'invasion déclenchée par Vladimir Poutine, l'armée russe poursuivait son avancée vers la capitale, qui s'attend à une attaque "dans les jours qui viennent", d'après le ministère ukrainien de l'Intérieur.

"Chaque maison, chaque rue, chaque poste de contrôle résistera jusqu'à la mort s'il le faut", a promis le maire de Kiev, l'ex-champion de boxe Vitali Klitschko.

 

Ukraine: un deuxième centre nucléaire pilonné, selon l'AIEA

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) a déclaré lundi qu'elle avait reçu des informations selon lesquelles des obus d'artillerie avaient endommagé une installation de recherche nucléaire dans la deuxième ville assiégée d'Ukraine, Kharkiv, sans "conséquences radiologiques". 

Selon cet organisme des Nations unies basé à Vienne, les autorités ukrainiennes ont signalé qu'une attaque avait eu lieu dimanche, ajoutant qu'aucune augmentation des niveaux de radiation n'avait été signalée sur le site.  

L'installation touchée fait partie de l'Institut de physique et de technologie de Kharkiv, un institut de recherche qui produit du matériel radioactif pour des applications médicales et industrielles. 

Mais "l'inventaire de matières radioactives du site est très faible" a fait valoir l'AIEA, assurant que "les dommages (...) signalés n'auraient eu aucune conséquence radiologique." 

Seuls deux des six réacteurs de la centrale sont actifs.

Appel de l'ONU

La situation humanitaire s'aggrave aussi de jour en jour, avec plusieurs villes assiégées où les vivres commencent à manquer.

L'ONU a "besoin de couloirs sûrs pour fournir de l'aide humanitaire dans les zones d'hostilités" en Ukraine, a dans ce contexte martelé lundi au Conseil de sécurité de l'ONU le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths.

A l'issue des discussions de lundi avec la partie russe, les Ukrainiens ont évoqué "certains résultats positifs" sur les couloirs humanitaires. "On apportera une aide plus efficace aux personnes qui souffrent de l’agression de la Fédération de Russie", a déclaré Mykhaïlo Podoliak, un membre de la délégation ukrainienne.

Sur les questions-clés, comme celles relatives à un cessez-le-feu, "des dialogues intensifs vont continuer", a-t-il ajouté. 

Moscou avait déjà annoncé lundi matin l'instauration de cessez-le-feu locaux et l'ouverture de couloirs pour permettre le départ de civils de plusieurs villes d'Ukraine - dont Kiev et Kharkiv, la deuxième ville la plus importante, dans le nord-est - sous un feu nourri depuis plusieurs jours.

Mais l'Ukraine a refusé d'évacuer les civils vers la Russie -quatre des six couloirs proposés par les Russes allaient vers ce pays ou son voisin et allié bélarusse.

Dans un échange avec le président du Conseil européen, Charles Michel, Vladimir Poutine a accusé les "bataillons nationalistes ukrainiens d'entraver (les évacuations) en recourant aux violences et à diverses provocations". 

Le président français Emmanuel Macron a pour sa part dénoncé "le cynisme moral et politique" exprimé dans cette proposition russe d'offrir des couloirs humanitaires aux Ukrainiens pour "les amener en Russie".

« A court d'argent »

A Irpin, la dernière ville-verrou avant Kiev en arrivant de l'ouest, 10.000 personnes ont défilé ces derniers jours sur une improbable planche de bois, à moitié enfoncée dans l'eau, pour fuir les bombardements. 

Le pont de béton, béant au-dessus de la rivière, a été détruit par les forces ukrainiennes pour empêcher le passage des blindés russes. 

Enfants, personnes âgées - certaines portées sur des tapis servant de brancard - et familles abandonnent poussettes, valises trop lourdes pour s'engouffrer dans les cars et les camionnettes.

"Je suis si heureuse d'avoir réussi à passer, ça va aller maintenant", dit Olga, 48 ans, qui a emprunté cet itinéraire avec ses deux chiens.

Odessa, sur les bords de la mer Noire, est aussi de plus en plus menacée. Des familles affolées ont confié de vieux parents malades, trop faibles pour fuir la cité portuaire, au monastère Archangelo Mikhailovsky, aux coupoles dorées et grises, a constaté l'AFP.

Les Ukrainiens continuent aussi à prendre massivement la route de l'exil. La guerre a déjà poussé plus de 1,7 million de personnes à se réfugier dans les pays voisins, selon l'ONU.

L'Europe peut s'attendre à recevoir cinq millions d'exilés si le bombardements des villes se poursuit, a estimé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, qualifiée d'"opération militaire spéciale" par Moscou, au moins 406 civils ont été tués et 801 blessés, selon le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU. Le HCR souligne cependant que ses bilans sont probablement très inférieurs à la réalité. 

« Conséquences catastrophiques »

La diplomatie tente aussi de reprendre ses droits, avec une rencontre annoncée des ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, ukrainien Dmytro Kouleba et de leur homologue turc Mevlüt Cavusoglu jeudi en Turquie.  

Les espoirs de succès sont toutefois minces, Vladimir Poutine continuant de poser comme condition préalable à tout dialogue l'acceptation par Kiev de toutes les exigences de Moscou, notamment la démilitarisation de l'Ukraine et un statut neutre pour ce pays.

Le président américain Joe Biden, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Boris Johnson se sont de leur côté dits "déterminés à continuer d'augmenter le coût" infligé à la Russie, selon un communiqué diffusé lundi par la Maison Blanche après une vidéoconférence.

Un éventuel embargo sur le gaz et le pétrole russes a été évoqué à cette occasion, mais Joe Biden "n'a pas pris de décision à ce stade", a indiqué Washington.

L'Union européenne a par ailleurs déclenché lundi la procédure, longue et complexe, pour l'examen des demandes d'adhésion de l'Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie, déposées la semaine dernière, ce qui pourrait exacerber plus encore les tensions avec Moscou. 


Bangladesh: 24 morts après le naufrage d'un bateau dans une rivière

Des pêcheurs tentent de relever un bateau échoué après avoir pêché dans le golfe du Bengale à Teknaf, le 28 mars 2022. (Photo, AFP)
Des pêcheurs tentent de relever un bateau échoué après avoir pêché dans le golfe du Bengale à Teknaf, le 28 mars 2022. (Photo, AFP)
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  • «Les pompiers et les plongeurs recherchent d'autres corps», a déclaré un responsable de la police locale, Shafiqul Islam, en confirmant que les corps de 24 personnes avaient été retrouvés, principalement des femmes et des enfants
  • Les médias locaux ont indiqué qu'au moins dix personnes avaient été secourues et hospitalisées

DACCA: Au moins 24 personnes sont mortes et autant sont portées disparues après le naufrage dimanche, dans une rivière du nord du Bangladesh, d'un bateau transportant des pèlerins hindous. 

"Les pompiers et les plongeurs recherchent d'autres corps", a déclaré un responsable de la police locale, Shafiqul Islam, en confirmant que les corps de 24 personnes avaient été retrouvés, principalement des femmes et des enfants. 

Le bateau transportait jusqu'à 50 pèlerins hindous qui se rendaient dans un temple datant de plusieurs siècles. Il a soudainement basculé et coulé au milieu de la rivière Karotoa, près de la ville de Boda (nord), a précisé la police. 

Un autre officier de police a déclaré que jusqu'à 25 personnes restent portées disparues. 

Les médias locaux ont indiqué qu'au moins dix personnes avaient été secourues et hospitalisées. 

Des images prises avec des téléphones portables, relayées par la chaîne de télévision Channel 24, montrent l'embarcation surchargée se retourner soudainement, projetant les passagers dans les eaux de la rivière aux couleurs de boue. 

longue liste  

Des dizaines de personnes sur les berges à une vingtaine de mètres se sont mises à pousser des cris et à hurler en voyant la scène. Le temps était calme au moment du drame. 

Des milliers d'hindous du Bangladesh, pays à majorité musulmane, se rendent chaque année au temple de Bodeshwari. Dimanche marquait le début de la Durga Puja, la principale fête hindoue au Bangladesh -comme dans l'est de l'Inde - qui attire de grandes foules dans les temples. 

Cet accident allonge une longue liste de catastrophes comparables dans ce pays de 170 millions d'habitants, pauvre et traversé par de nombreux cours d'eau. 

Les tragédies liées aux naufrages de bateaux sont principalement imputées au manque d'entretien, aux standards de sécurité laxistes et à la surpopulation à bord. 

En décembre dernier plus de 40 personnes ont péri dans l'incendie d'un ferry bondé qui a pris feu dans le sud du pays. 

Les flammes s'étaient déclarées tôt le matin alors que la plupart des passagers dormaient, près de Jhakakathi, une localité rurale à quelque 250 kilomètres au sud de la capitale Dacca. 

En juin 2021 un ferry a coulé à Dacca après une collision avec un autre navire, tuant au moins 32 personnes. 

Au moins 78 personnes sont mortes en février 2015 lorsqu'un bateau surpeuplé est entré en collision avec un cargo dans une rivière à l'ouest de la capitale. 


Grèce: l'ambassade d'Iran visée par un cocktail Molotov

Des femmes iraniennes ont coupé leurs cheveux en geste de solidarité avec Mahsa Amini, brandissant des pancartes portant le slogan (Photo, AFP).
Des femmes iraniennes ont coupé leurs cheveux en geste de solidarité avec Mahsa Amini, brandissant des pancartes portant le slogan (Photo, AFP).
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  • L'agence cite la police grecque selon laquelle vers 01H00, deux personnes circulant sur une moto le visage couvert ont lancé le cocktail Molotov
  • Samedi après-midi, environ 200 personnes s'étaient rassemblées sur la place Syntagma au centre d'Athènes pour protester contre la répression en Iran des manifestations qui ont suivi la mort de Mahsa Amini

ATHENES: Un cocktail Molotov a été lancé dans la nuit de samedi à dimanche sur l'ambassade d'Iran à Athènes, sans faire de dégâts, a rapporté dimanche l'agence de presse grecque Athens News Agency (ANA).

L'agence cite la police grecque selon laquelle vers 01H00 (10H00 GMT samedi soir), deux personnes circulant sur une moto le visage couvert ont lancé le cocktail Molotov qui a explosé sur le mur de l'ambassade.

Samedi après-midi, environ 200 personnes s'étaient rassemblées sur la place Syntagma au centre d'Athènes pour protester contre la répression en Iran des manifestations qui ont suivi la mort de Mahsa Amini après son arrestation par la police des moeurs.

Des femmes iraniennes ont coupé leurs cheveux en geste de solidarité avec Mahsa Amini, brandissant des pancartes portant le slogan: "dites son nom!".


Quand Mozart taquine Wagner pour «sauver des vies» en Ukraine

Des soldats ukrainiens sont assis sur des véhicules blindés à l'extérieur de la ville d'Izioum, le 24 septembre 2022 (Photo, AFP).
Des soldats ukrainiens sont assis sur des véhicules blindés à l'extérieur de la ville d'Izioum, le 24 septembre 2022 (Photo, AFP).
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  • La Russie est accusée d'utiliser des hommes du groupe paramilitaire Wagner, à la réputation sulfureuse, en Ukraine aux côtés de l'armée
  • La musique de Richard Wagner, réputé pour son antisémitisme, a été admirée par Adolf Hitler et reste boycotté en Israël

REGION DE DONETSK: Des anciens Marines américains veulent "sauver des vies" en Ukraine, en faisant de l'humanitaire et de la formation militaire avec le groupe Mozart, dont le nom est un "pied de nez" au groupe paramilitaire russe Wagner.

Talkie-walkie en main, Steve, 52 ans, dont 23 dans les Marines, conduit une Jeep remplie de sacs de denrées alimentaires fournis par l'ONG World Central Kitchen.

Dans un village proche du front dans la partie de la région de Donetsk sous contrôle ukrainien, il s'arrête devant le centre culturel, suivi d'un fourgon et d'une autre voiture remplis de sacs jusqu'au toit.

Au total, le groupe Mozart vient livrer ce jour-là 260 paquets qui sont entreposés sur la scène du théâtre, avant d'être distribués aux citoyens.

Jusqu'à présent selon Steve, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, "nous avons peut-être livré environ 12 tonnes de nourriture". "Ca parait peu, mais nous sommes une petite organisation", ajoute-t-il. L'homme estime que du fait de la taille modérée de ses équipes, Mozart est capable d'aller plus loin que "les grosses organisations".

"L'humanitaire nous aide beaucoup. Parce qu'avec ma retraite, je ne gagne pas beaucoup et c'est dur de survivre dans ces conditions-là (de guerre, ndlr)", dit Maksym, un homme d'une soixantaine d'années, une miche de pain à la main.

Pour ne pas revenir avec des véhicules "à vide" le petit groupe, qui compte entre 10 et 25 personnes selon les périodes de l'année, pratique aussi les évacuations de civils.

"Nous évacuons des civils, adultes, enfants et animaux domestiques", explique Steve qui se rend avec ses co-équipiers dans des zones proches du front, sous les bombardements. Ils les emmènent dans des lieux d'accueil gérés par le gouvernement ukrainien, dit-il.

«Un fusil pas une guitare»

Mozart organise aussi des formations pour les militaires ukrainiens, mais "en aucun cas nous ne conduisons des opérations militaires comme le groupe Wagner", affirme Steve en précisant qu'aucun d'eux n'est armé.

La Russie est accusée d'utiliser des hommes du groupe paramilitaire Wagner, à la réputation sulfureuse, en Ukraine aux côtés de l'armée.

Baptiser Mozart le groupe américain, c'était un "pied de nez" à Wagner, sourit Andy Bain, ancien officier de réserve des Marines, qui assure que tout ce qui est enseigné relève "du bon sens".

La musique de Richard Wagner, réputé pour son antisémitisme, a été admirée par Adolf Hitler et reste boycotté en Israël.

Quelque part dans la région de Donetsk, un groupe d'une vingtaine de soldats ukrainiens s'entraîne avec des instructeurs étrangers du groupe Mozart.

Dans un champ, les Ukrainiens avancent à découvert. "Contact! bang, bang, bang", hurle un instructeur à l'autre bout du champ. Les soldats se jettent dans l'herbe et crient à leur tour "bang, bang, bang".

Toute la séquence est ensuite décortiquée par les instructeurs qui essaient de corriger les erreurs des soldats.

"Regardez l'ennemi, bon sang visez-le!", vocifère en anglais un des formateurs. Par l'intermédiaire de l'interprète, il dit à un soldat: "tiens ton fusil comme ça, c'est un fusil pas une guitare!"

Sous couvert d'anonymat, un autre instructeur assure: "Ils sont bons, bien meilleurs qu'il y a deux jours".

"On améliore nos compétences grâce aux instructeurs", estime Gueorgiï, un officier de 32 ans qui suit la formation avec ses hommes. "Ce type de formation est très efficace parce que même quand on a l'expérience du feu, on apprend toujours des choses nouvelles", assure-t-il.

Mais nombre de ces soldats sont des novices.

"Beaucoup n'avaient jamais tiré avec une arme à feu avant. Les armes sont très dangereuses dans les mains de gens qui ne savent pas s'en servir", dit Martin Wetterauer, 55 ans, chef des opérations du groupe Mozart.

Selon cet ancien officier des Marines, les formations de Mozart tournent autour de "la survie sur le champ de bataille", grâce à un enseignement des connaissances "basiques": savoir porter correctement un gilet pare-balles, se protéger de l'artillerie ennemie en creusant des abris, ou encore prodiguer des soins médicaux.

"Nous avons un très petit impact stratégiquement sur le déroulement du conflit, on le sait", reconnait M. Wetterauer, mais "pour nous tout réside dans le fait de sauver des vies", par l'aide humanitaire et la formation militaire.