Sahara occidental: Washington réitère son soutien au Maroc

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita et la sous-secrétaire d'État américaine Wendy Sherman (à gauche) donnent une conférence de presse conjointe à l'issue de leur rencontre à Rabat le 8 mars 2022 (Photo, AFP).
Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita et la sous-secrétaire d'État américaine Wendy Sherman (à gauche) donnent une conférence de presse conjointe à l'issue de leur rencontre à Rabat le 8 mars 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 09 mars 2022

Sahara occidental: Washington réitère son soutien au Maroc

  • Le Front Polisario réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU
  • Sous la présidence de Donald Trump, Washington a reconnu «la marocanité» du Sahara occidental

RABAT : Les Etats-Unis ont réaffirmé mardi leur soutien au plan d'autonomie "sérieux et crédible" proposé par Rabat pour régler le conflit du Sahara occidental, qui oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

"Nous continuons à considérer le plan d'autonomie du Maroc comme sérieux, crédible et réaliste", a déclaré à Rabat la vice-secrétaire d'Etat américaine Wendy Sherman à l'occasion d'un dialogue stratégique bilatéral sur les questions politiques régionales, et à la veille d'une visite à Alger.

"Les Etats-Unis et le Maroc soutiennent tous deux fortement les efforts de Staffan de Mistura, l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, et nous le faisons avec un esprit ouvert pour trouver une solution qui conduira à une issue durable et digne pour toutes les parties", a souligné Mme Sherman devant les médias, après avoir rencontré le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita.

M. Bourita a pris acte de "la position claire et constante des Etats-Unis sur la question du Sahara marocain et de leur soutien à la proposition d'autonomie sous souveraineté marocaine", a noté le diplomate.

Le Front Polisario réclame pour sa part un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU, prévu lors de la signature en 1991 d'un cessez-le feu mais jamais concrétisé.

Sous la présidence de Donald Trump, Washington a reconnu "la marocanité" du Sahara occidental -- ex-colonie espagnole et cause nationale au Maroc -- en contrepartie de la reprise des relations diplomatiques entre le royaume chérifien et Israël.

Evoquant par ailleurs "la guerre préméditée, injustifiée et non provoquée du président Poutine en Ukraine", Mme Sherman a souligné que "les Etats-Unis se coordonnaient en permanence avec leur alliés partout dans le monde pour imposer des coûts sévères" au chef du Kremlin.

Allié traditionnel des Etats-Unis et de l'Union européenne, le Maroc n'a pourtant pas participé au récent vote à l'Assemblée générale de l'ONU d'une résolution exigeant que "la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine", se gardant ainsi de prendre position dans le conflit. 

Cette neutralité -- saluée comme "sage" par les éditorialistes marocains --  manifeste la volonté du Maroc de ne pas s'aliéner la Russie, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, sur la question du Sahara occidental, selon des analystes.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.