La Bourse de Paris décolle malgré les craintes liées à l'inflation

Les investisseurs sont pour l'heure dans l'incapacité d'évaluer l'impact économique de la guerre en Ukraine qui fait flamber les prix de l'énergie, alimentant une inflation déjà élevée. (Photo, AFP)
Les investisseurs sont pour l'heure dans l'incapacité d'évaluer l'impact économique de la guerre en Ukraine qui fait flamber les prix de l'énergie, alimentant une inflation déjà élevée. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 09 mars 2022

La Bourse de Paris décolle malgré les craintes liées à l'inflation

  • Vers 12H45, l'indice CAC 40 rebondissait de 4,36% à 6 222,17 points, après s'être brièvement envolé à plus de 5% une heure avant
  • Après une dégringolade de plus de 10% sur la semaine passée, la cote parisienne avait fini en légère baisse de 0,32% mardi, un faux-semblant de stabilité dans un contexte incertain

PARIS : La Bourse de Paris s'envolait de plus de 4% à la mi-journée mercredi, portée par des achats à bon compte malgré les craintes d'une inflation persistante avec la hausse des hydrocarbures et des matières premières.

Vers 12H45, l'indice CAC 40 rebondissait de 4,36% à 6 222,17 points, après s'être brièvement envolé à plus de 5% une heure avant.

Après une dégringolade de plus de 10% sur la semaine passée, la cote parisienne avait fini en légère baisse de 0,32% mardi, un faux-semblant de stabilité dans un contexte incertain, notamment après l'annonce d'un embargo américain sur les hydrocarbures russes en début de soirée.

"L'évolution de la guerre en Ukraine et les décisions des grandes puissances restent la boussole des marchés devant l'évolution de la politique monétaire de la Fed", explique Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

Les incertitudes concernent "le dossier ukrainien, la poursuite de la hausse du prix du baril de pétrole" et l'annonce par l'agence de notation financière Fitch qu'un défaut de paiement des obligations souveraines russes était imminent, précise pour sa part John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud.

Après avoir grimpé proche de ses sommets avec l'annonce de l'embargo américain, le pétrole reculait mercredi largement en dessous des 130 dollars de la veille.

La crise énergétique actuelle marquée par une flambée des prix est "comparable en intensité, en brutalité, au choc pétrolier de 1973", a affirmé le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire. Mais l'Ufip (ex-Union française des industries pétrolières) estime que la France a les moyens de trouver si besoin des "approvisionnements alternatifs" au pétrole et au gazole russes.

Les investisseurs sont pour l'heure dans l'incapacité d'évaluer l'impact économique de la guerre en Ukraine qui fait flamber les prix de l'énergie, alimentant une inflation déjà élevée.

Faute de pouvoir se sevrer du jour au lendemain du gaz russe, l'Union européenne s'est fixé mardi l'objectif de réduire ses achats des deux tiers dès cette année tandis que le Royaume-Uni a annoncé l'arrêt des importations d'énergie russe d'ici la fin 2022.

Malgré les craintes liées à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les banques centrales pourraient poursuivre la normalisation progressive de leur politique monétaire après le soutien accordé à l'économie au cours de la crise sanitaire, selon les experts.

Banques et automobile à l'honneur

Après avoir lourdement trinqué depuis le début de la crise, les secteurs de l'automobile et de la banque rebondissaient fortement.

Vers 12H30 Renault signait la plus forte hausse du CAC 40 (+9,60% à 23,36 euros), Stellantis prenait 8,37% à 14,04 euros, tandis que sur le SBF 120 les équipementiers Faurecia (+10,77% à 24,59 euros) et Valeo (+9,52% à 15,25 euros) tiraient leur épingle du jeu. 

Du côté de la banque, le rebond se confirmait après des pics à 10% atteints en séance mardi pour Société Générale (+7,64% à 22,68 euros), avec BNP Paribas (+7,41%) et Crédit Agricole (+5,91%) dans son sillage.

Pierre & Vacances nerveux avant la fin de négociations

A l'approche de la fin des négociations, prolongées à deux reprises, des investisseurs et créanciers en vue de sa recapitalisation urgente et d'une importante conversion de dette, Pierre & Vacances, à la peine depuis la crise sanitaire, perdait 8,87% à 5,65 euros.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.