Arabie saoudite: nomination du premier PDG adjoint de NEOM

Rayan Fayez sera l'adjoint de l'actuel PDG de NEOM, Nadhmi Al-Nasr (Photo, Getty images).
Rayan Fayez sera l'adjoint de l'actuel PDG de NEOM, Nadhmi Al-Nasr (Photo, Getty images).
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Publié le Jeudi 10 mars 2022

Arabie saoudite: nomination du premier PDG adjoint de NEOM

  • Cette nomination s'inscrit dans la continuité naturelle du projet, qui passe progressivement de l’étape d'exécution à l'étape d’exploitation
  • Avec l'arrivée de Fayez, on s'attend à ce qu'Al-Nasr se libère pour se concentrer davantage sur l’élaboration de nombreux projets d'ingénierie d'envergure

RIYAD: Après presque quatre ans en poste, le PDG Nadhmi Al-Nasr aura un adjoint pour la première fois.
Al-Nasr, qui a déjà géré plusieurs projets complexes, sera rejoint par le PDG de la Banque Saudi Fransi, (BSF) Rayan Fayez, qui deviendra son adjoint à partir du mois de juin.
Cette nomination s'inscrit dans la continuité naturelle du projet, qui passe progressivement de l’étape d'exécution à l'étape d’exploitation.
À un certain moment, NEOM doit générer des revenus et gérer un système complexe de bilans consolidés pour toutes ses futures filiales.

Bienvenue chez NEOM
Le PDG de NEOM a été épaulé de nombreux cadres supérieurs au cours des quatre dernières années. Plusieurs d’entre eux ont travaillé dans de grandes entreprises telles que Microsoft, Aramco et GE, mais il n'a jamais eu d'adjoint jusqu'à présent.

Rayan Fayez, PDG adjoint de NEOM (Photo fournie).


Avec l'arrivée de Fayez, on s'attend à ce qu'Al-Nasr se libère pour se concentrer davantage sur l’élaboration de nombreux projets d'ingénierie de grande envergure que NEOM entreprendra.
«Il était temps. Cette nomination envoie un signal clair que NEOM a besoin de cadres expérimentés pour gérer et traiter avec les partenaires financiers nationaux et internationaux potentiels», a souligné Mohamed Ramady, analyste basé à Londres.
«Injecter de l'argent du gouvernement ne sera pas la voie idéale pour aller de l'avant et c'est là que l’expérience dans le secteur bancaires de Fayez sera utiles de manière à trouver des solutions de financement innovantes telles que la levée d'obligations vertes ou l'obtention d'une cote de crédit auprès d'institutions financières internationales », a-t-il ajouté.


«  NEOM est en pleine expansion et l’évolution se déroule très rapidement. Nous travaillons 24 heures sur 24 pour livrer tous les projets, en particulier après les lancements de THE LINE, OXAGON et le nouveau projet TROJENA. Cela nécessite d’engager davantage de talents experts à tous les    niveaux, notamment au sein de l'équipe de direction. Cette équipe devra collaborer afin de réaliser la vision de NEOM et contribuer à forger un avenir meilleur pour nos générations futures.  »
Nadhmi Al-Nasr, CEO of NEOM


Quitter la Banque Saudi Fransi (BSF)
La BSF avait au préalable annoncé le départ de Fayez en annonçant qu'il avait été nommé à un nouveau poste dans une institution semi-gouvernementale, selon un communiqué de bourse.
Fayez, dont la démission a été approuvée par le conseil d'administration de la banque le 9 mars, restera membre du conseil d'administration jusqu’au 31 mai, date de sa démission de son poste de PDG de la BSF.
«Tout autre information en relation avec la nomination d'un nouveau PDG ou d'un PDG par intérim de la banque sera annoncé le moment venu», a déclaré la banque.

Faits Marquants

•    Avant de rejoindre la BSF, Fayez a auparavant occupé le poste de PDG du groupe Savola.
•    Il siège aux conseils d'administration de la Fondation du parc Roi Salmane, de la Fondation du boulevard des sports et de la Société de développement d'Alula, entre autres conseils et comités dont il est membre.
•    Fayez est diplômé du Massachusetts Institute of Technology. Il détient un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et possède une grande expérience en finance et en gestion des affaires.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.