Gérald Darmanin en Corse mercredi pour « ouvrir un cycle de discussions »

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin s'exprime sur scène lors d'un rassemblement de campagne présidentielle du parti libéral français au pouvoir La République en marche (LREM), à Marseille, le 12 mars 2022. (Clément Mahoudeau/AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin s'exprime sur scène lors d'un rassemblement de campagne présidentielle du parti libéral français au pouvoir La République en marche (LREM), à Marseille, le 12 mars 2022. (Clément Mahoudeau/AFP)
Short Url
Publié le Mardi 15 mars 2022

Gérald Darmanin en Corse mercredi pour « ouvrir un cycle de discussions »

  • Condamnant «fermement» les violences de ces derniers jours, le ministre appelle à un «retour au calme sans délai»
  • Lors de son déplacement, Gérald Darmanin ira à la «rencontre des forces de l'ordre» mobilisées sur place

PARIS : Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin se rendra en Corse mercredi et jeudi pour «ouvrir» un «cycle de discussions» avec «l'ensemble des élus et des forces vives de l'île», a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.

Le gouvernement a «entendu les demandes des élus de Corse sur l'avenir institutionnel, économique, social ou culturel» de la Corse, ajoute le ministre, notamment «celles du président du conseil exécutif, Gilles Simeoni», qui réclame entre autres revendications un statut d'autonomie pour la Corse.

Ce cycle de discussions «sans précédent» visera à «trouver les conditions d'une telle évolution de la Corse dans la République, ainsi que le prévoit la Constitution», poursuit Gérald Darmanin, sans détailler.

Condamnant «fermement» les violences de ces derniers jours, le ministre appelle à un «retour au calme sans délai», «calme sans lequel aucun dialogue ne peut débuter».

Communiqué du ministère de l'Intérieur

Selon le communiqué publié lundi 14 mars par le ministère de l'Intérieur:

"Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, condamne avec la plus grande fermeté les violences commises en Corse. 

Il appelle au retour au calme sans délai, calme sans lequel aucun dialogue ne peut débuter.

Le Gouvernement a entendu les demandes des élus de Corse sur l'avenir institutionnel, économique, social ou culturel de l'île, notamment celles du Président du Conseil exécutif, Gilles Simeoni. 

A la demande du Président de la République et du Premier ministre, le ministre de l'Intérieur se rendra en Corse mercredi et jeudi. 

Il est ainsi chargé d'ouvrir un cycle sans précédent de discussions ce mercredi avec l'ensemble des élus et des forces vives de l'île visant à trouver les conditions d'une telle évolution de la Corse dans la République, ainsi que le prévoit la Constitution. 

Il ira également à la rencontre des forces de l'ordre qui sont mobilisées depuis 10 jours pour maintenir l'ordre public.

Gérald Darmanin sait que les Corses, pour qui il a le plus grand respect, aspirent à retrouver la quiétude et les assure de sa pleine écoute dans ces moments difficiles."

Dimanche, la manifestation à Bastia en soutien à Yvan Colonna a viré à «l'émeute», selon le procureur de Bastia, avec 67 blessés dont 44 membres des forces de l'ordre.

Depuis l'agression le 2 mars en prison de ce militant indépendantiste condamné pour sa participation à l'assassinat du préfet Erignac en 1998, plusieurs rassemblements et violences ont eu lieu sur l'île, sur fond d'interrogations sur les conditions de cette attaque.

Vendredi, le Premier ministre Jean Castex a tenté d'apaiser la situation en annonçant la levée du statut de «détenu particulièrement signalé» (DPS) de Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, deux autres membres du «commando Erignac» encore détenus sur le continent.

Ce statut empêchait leur rapprochement vers une prison corse.

Lors de son déplacement, Gérald Darmanin ira à la «rencontre des forces de l'ordre» mobilisées sur place.

Le ministre de l'Intérieur «sait que les Corses, pour qui il a le plus grand respect, aspirent à retrouver la quiétude et les assure de sa pleine écoute dans ces moments difficiles», écrit-il encore.


14 juillet : dans un Golfe en transformation, la France mise sur des partenariats de long terme

De gauche à droite : Sheikh Faisal Al Rawas, président de la Chambre de commerce et d'industrie d'Oman ; Emmanuel Macron, président de la République française ; Gérard Wolf, MEDEF International ; et Lionel Rabin, président du Conseil d'affaires conjoint Oman-France. (Fournie)
De gauche à droite : Sheikh Faisal Al Rawas, président de la Chambre de commerce et d'industrie d'Oman ; Emmanuel Macron, président de la République française ; Gérard Wolf, MEDEF International ; et Lionel Rabin, président du Conseil d'affaires conjoint Oman-France. (Fournie)
Short Url
  • Les pays du Golfe redéfinissent leurs partenariats autour de la sécurité, de l’innovation et de la création de valeur à long terme, au-delà des seuls échanges commerciaux
  • La France, grâce à son ancrage historique et à une coopération diversifiée, reste un partenaire stratégique pour des pays comme Oman et les Émirats arabes unis

DUBAÏ: Le 14 juillet ne se limite pas à la célébration de l’histoire et des valeurs françaises. Il offre aussi un regard sur la place de la France auprès de ses partenaires internationaux. Dans le Golfe, où les équilibres économiques et géopolitiques évoluent rapidement, les attentes en matière de coopération changent. Les États de la région ne recherchent plus uniquement des fournisseurs ou des investisseurs, mais des partenaires capables de s’inscrire dans la durée.

Sécurité, diversification économique, innovation technologique, souveraineté industrielle et développement des compétences sont désormais au cœur des relations entre les pays du Golfe et leurs partenaires internationaux. Dans un environnement régional en mutation rapide, les questions de défense et de sécurité sont de plus en plus liées aux enjeux économiques.

La relation entre la France et Oman illustre cette évolution. Pour Lionel Rabin, fondateur et Managing Director de Haltiqa – Bridging Energies et président du Oman–France Joint Business Council, « la relation avec la France illustre ce qui définit aujourd’hui un partenariat stratégique de long terme : la confiance, la continuité et la capacité à contribuer concrètement aux priorités nationales ».

Selon lui, la coopération franco-omanaise s’est progressivement étendue « à la défense, à l’énergie, à la logistique, aux infrastructures, à l’industrie, aux technologies et à l’intelligence artificielle », avec l’objectif de transformer le dialogue politique en projets économiques concrets.

Cette évolution concerne également les Émirats arabes unis, où la relation avec la France s’est renforcée autour de secteurs stratégiques. Agnès Lopez Cruz, directrice de la CCI France-Émirats, souligne que ce partenariat repose sur « la qualité et la continuité du dialogue », mais aussi sur une coopération élargie à « l’énergie, l’innovation, les technologies de pointe et, de plus en plus, l’intelligence artificielle ».

Face aux incertitudes régionales et à la volonté des pays du Golfe de diversifier leurs économies, la France conserve plusieurs atouts : une présence historique, un dialogue stratégique établi et une coopération qui dépasse désormais les secteurs traditionnels.

À l’occasion du 14 juillet, l’enjeu est donc moins de dresser le bilan d’une relation historique que d’observer sa transformation. Dans un Golfe qui cherche à construire de nouveaux équilibres, les partenariats se mesurent désormais à leur capacité à accompagner les ambitions nationales sur le long terme.


Iran: pas de levée de sanctions «tant que» Téhéran ne renonce pas à son programme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. (AFP)
  • "Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques"
  • Interrogé sur le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, le ministre français s'est refusé à dire que la guerre avait repris

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région.

"Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l'Europe", a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFM TV/RMC.

"Et tant qu'il n'aura pas rendu aux Iraniens la liberté de construire leur propre avenir", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, le ministre français s'est refusé à dire que la guerre avait repris.

"Le constat, c'est qu'il y a un accord qui a été trouvé et qui permet des choses très simples, c'est-à-dire l'arrêt des hostilités, la réouverture du détroit d'Ormuz et le démarrage d'une négociation pour encadrer strictement le programme nucléaire iranien", a-t-il dit.

Il a de nouveau appelé toutes les parties à revenir "au protocole de négociation qui a été fixé par cet accord parce que (...) elles n'ont aucun intérêt à l'escalade".

Les Etats-Unis ont encore bombardé l'Iran, Téhéran ripostant lundi en visant des pays de la région alliés de Washington, des frappes d'une ampleur sans précédent des deux côtés depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


14-Juillet et Coupe du monde: 7.000 policiers et gendarmes mardi à Paris et son agglomération

Le président français Emmanuel Macron et Charles Dreyfus, petit-fils d’Alfred Dreyfus, rendent hommage devant la statue en bronze de 3,5 mètres (12 pieds) réalisée en 1985 par l’artiste français Louis Mitelberg, alias Tim, représentant le capitaine Alfred Dreyfus, lors d’une cérémonie en son honneur organisée à l’occasion de la première journée nationale consacrée à la reconnaissance de son innocence par la Cour de cassation en 1906, et à la lutte contre la résurgence de l'antisémitisme, 120 ans plus tard, sur l'île de la Cité, près de la Cour de cassation à Paris, le 12 juillet 2026.  (AFP)
Le président français Emmanuel Macron et Charles Dreyfus, petit-fils d’Alfred Dreyfus, rendent hommage devant la statue en bronze de 3,5 mètres (12 pieds) réalisée en 1985 par l’artiste français Louis Mitelberg, alias Tim, représentant le capitaine Alfred Dreyfus, lors d’une cérémonie en son honneur organisée à l’occasion de la première journée nationale consacrée à la reconnaissance de son innocence par la Cour de cassation en 1906, et à la lutte contre la résurgence de l'antisémitisme, 120 ans plus tard, sur l'île de la Cité, près de la Cour de cassation à Paris, le 12 juillet 2026. (AFP)
  • Au total, sur l'ensemble du pays, 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez
  • Pour ce faire, dans le détail, 5.000 effectifs de la PP, 2.000 policiers et gendarmes issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers  de la BSPP, seront mobilisés

PARIS: Un dispositif massif de 7.000 policiers et gendarmes et 2.000 sapeurs-pompiers sera déployé mardi à Paris et son agglomération pour assurer la sécurité des festivités du 14 juillet et prévenir tout débordement lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football qui opposera en soirée la France à l'Espagne.

Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris (PP) a précisé que ce lundi, déjà, 3.000 policiers de la PP renforcés par 1.000 effectifs issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) seront mobilisés pour sécuriser le concert prévu sur le Champ-de-Mars et le spectacle de pyrotechnie et de drones dans la soirée.

Le lendemain, il s'agira de sécuriser le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées, le dernier d'Emmanuel Macron en tant que chef de l'Etat, et de permettre, selon les termes de la PP, de faire en sorte que la demi-finale de la coupe du Monde "reste une fête pour le plus grand nombre".

Pour ce faire, dans le détail, 5.000 effectifs de la PP, 2.000 policiers et gendarmes issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers  de la BSPP, seront mobilisés.

Au total, sur l'ensemble du pays, 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.