En 2021, la France se réconcilie avec l’attractivité

Durant son quinquennat, Emmanuel Macron a régulièrement reçu des patrons étrangers lors des sommets «Choose France» pour vanter les attraits de la France. (AFP)
Durant son quinquennat, Emmanuel Macron a régulièrement reçu des patrons étrangers lors des sommets «Choose France» pour vanter les attraits de la France. (AFP)
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Publié le Mardi 15 mars 2022

En 2021, la France se réconcilie avec l’attractivité

  • Le bilan 2021 de l’investissement international créateur d’emplois, paru ce jour, témoigne d’une année record pour l’attractivité de la France
  • Point fort du bilan présidentiel, les chiffres devraient permettre à Emmanuel Macron de célébrer l'attrait retrouvé de l’Hexagone aux yeux du monde

BEYROUTH: A quelques semaines du premier tour du scrutin présidentiel, les projets d'investissements étrangers en France ont connu un niveau record en 2021. 

Point fort du bilan présidentiel, les chiffres devraient permettre à Emmanuel Macron de célébrer l'attrait retrouvé de l’Hexagone aux yeux du monde. 

En 2021, dans un contexte de reprise mondiale, 1 607 décisions d'investissements étrangers ont été recensées sur le territoire, selon les données de Business France en charge de l'attractivité internationale du pays. Ainsi, ces projets d'investissements étrangers en France «ont permis la création ou le maintien de 45 008 emplois, un record», soit une augmentation de 30 % par rapport à 2020. 

En moyenne, 31 décisions d’investissement ont été recensées par semaine l’année dernière en France.

Le bilan 2021 de l’investissement international créateur d’emplois, paru ce jour, témoigne d’une année record pour l’attractivité de la France.

Ces chiffres dépassent ceux de 2019 qui constituait déjà une année record, avant la crise sanitaire qui les a fait chuter en 2020.

Durant son quinquennat, Emmanuel Macron a régulièrement reçu des patrons étrangers lors des sommets «Choose France» pour vanter les attraits de la France comme site d'implantation, mettant jusqu'en 2020 l'accent sur les réformes du marché du travail et la baisse de la fiscalité sur les entreprises, et plus récemment sur les plans France Relance et France 2030 pour réindustrialiser le territoire et favoriser l'innovation.

Ces projets proviennent d’une soixantaine de pays différents, mais l’année 2021 est marquée par un renforcement significatif de l’attractivité de la France auprès des investisseurs européens.

L’Allemagne devient le premier pays investisseur en France, avec près de 300 projets, et devant les Etats-Unis (247 projets). Les Etats-Unis restent au premier rang en termes d’emplois (10 118 emplois contre 8 063 pour l’Allemagne). Le Royaume-Uni complète le podium des pays investisseurs en France avec 151 projets recensés (4 202 emplois).

Les décisions de nouvelles implantations sont majoritaires en France : 51 % des projets correspondent à des créations, signe de la confiance des investisseurs dans l’environnement d’affaires et les perspectives économiques de la France. Les extensions, signe de la confiance renouvelée des entreprises étrangères ayant déjà investi en France, représentent 44% des projets et près de la moitié des emplois. Ces extensions concernent principalement des sites industriels.

 

Réindustrialisation de la France

Toujours selon le communiqué, 460 projets industriels d’origine étrangère ont été recensés en France en 2021, soit une augmentation de 49 %. Ces projets ont permis de créer ou de maintenir plus de 15 000 emplois en France. Les projets industriels représentent 29 % des projets internationaux en France et 34 % des emplois associés. Ces résultats démontrent que, loin d’avoir été entamée, la confiance accordée par les investisseurs internationaux au site France sort renforcée de la crise sanitaire.

Les projets d’investissement international profitent à l’ensemble du territoire. Les entreprises sous contrôle étranger sont présentes et créent de l’emploi dans l’ensemble des régions de France. L’attractivité économique de la France s’exprime à la fois au sein de grandes métropoles régionales, mais aussi dans les agglomérations de taille plus modeste puisque 43 % des investissements en 2021 se localisent dans des agglomérations de moins de 200 000 habitants.

 

«Pays le plus attractif d’Europe dès 2019»

Bruno Le Maire se félicite des chiffres, «fruit du travail de la Team France Invest, pleinement investie pour accompagner les entreprises qui souhaitent s’installer dans nos territoires”. Selon le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, «ces efforts nous ont permis de devenir le pays le plus attractif d’Europe dès 2019, position que nous conservons depuis.”

«L’attractivité, c’est le thermomètre de la bonne santé économique du pays​», a affirmé de son côté le ministre du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Franck Riester. «Plus d’implantations industrielles en France, c’est plus de “made in France”, et plus d’exportations à venir, clé des relocalisations et de notre autonomie stratégique».

Celui-ci voit dans la hausse des investissements étrangers un motif d’espoir ​pour regagner du terrain à l’exportation et sur la production nationale de biens qui sont aujourd’hui importés.​

« L’attractivité de la France se manifeste désormais, au-delà des atouts structurels reconnus, grâce à son savoir-faire unique, que ce soit dans l’expertise médicale, dans le secteur de l’agroalimentaire ou dans d’autres secteurs comme l’automobile, le BTP, les services financiers ou encore la chimie », affirme Christophe Lecourtier, directeur général de Business France.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.