L'ONU réclame 4,3 milliards USD pour le Yémen

Sans injections rapides de liquidités, près de 4 millions de personnes n'auront ainsi plus d'eau potable à boire. (AFP)
Sans injections rapides de liquidités, près de 4 millions de personnes n'auront ainsi plus d'eau potable à boire. (AFP)
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Publié le Mercredi 16 mars 2022

L'ONU réclame 4,3 milliards USD pour le Yémen

  • Selon Martin Griffiths, environ un tiers du blé utilisé au Yémen provient de Russie et d'Ukraine
  • Après plus de sept ans de guerre, plus de 23 millions de personnes au Yémen sont confrontées à la faim, aux maladies ou à d'autres dangers mettant leurs vies en péril, selon l'ONU

GENEVE: L'ONU a réclamé mercredi 4,3 milliards de dollars pour aider cette année 17 millions de personnes au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique et confronté à une guerre dévastatrice depuis 2014.


Alors que les besoins humanitaires s'accroissent et que la guerre en Ukraine fait flamber les cours des matières premières dont celui du blé, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths, a appelé les donateurs à débloquer "près de 4,3 milliards de dollars" pour venir en aide à 17,2 millions de personnes au Yémen.


Après plus de sept ans de guerre, plus de 23 millions de personnes au Yémen sont confrontées à la faim, aux maladies ou à d'autres dangers mettant leurs vies en péril, soit une augmentation de 13% par rapport à 2021, selon les Nations unies.


Les services de base et l'économie du pays s'effondrent. 


Selon l'ONU, quelque 161 000 personnes seront bientôt confrontées à une "insécurité alimentaire catastrophique, un signe avant-coureur de ce qui pourraient arriver à 7,1 millions de personnes qui ne se trouvent qu'à une marche de ce stade ultime d'une crise humanitaire".


Près des trois quarts de la population auront besoin d'une assistance humanitaire en 2022, selon Martin Griffiths.


"C'est cette proportion qui nous fait dire que la situation humanitaire au Yémen est parmi les pires au monde", a-t-il dit, en conférence de presse.


Cette situation risque de s'aggraver car l'incertitude liée au conflit en Ukraine a porté les marchés mondiaux des céréales au plus haut. 


Selon Martin Griffiths, environ un tiers du blé utilisé au Yémen provient de Russie et d'Ukraine.


"Les prix des denrées alimentaires ont déjà grimpé en flèche et nous nous attendons à des restrictions en termes d'approvisionnement", a-t-il dit. Et ce alors même que les prix des denrées alimentaires ont déjà presque doublé au Yémen l'an dernier.


L'appel de l'ONU est d'autant plus urgent que les fonds dont disposent les organisations humanitaires sont en train de se tarir.


"Les agences sont obligées de réduire ou d'arrêter la distribution d'aide alimentaire, ainsi que la mise à disposition des services de santé et d'autres aides vitales", a déploré M. Griffiths.


"Aujourd'hui, nous espérons réunir les fonds nécessaires pour réalimenter la chaîne d'acheminement des denrées alimentaires, approvisionner les centres de santé, pour fournir un abri aux personnes déplacées et faire savoir aux Yéménites que nous ne les oublions pas", a-t-il lancé.


Sans injections rapides de liquidités, près de 4 millions de personnes n'auront ainsi plus d'eau potable à boire.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.