En Ukraine, la destruction du système de santé plonge le pays dans une catastrophe humanitaire

Les forces russes ont pris les maternités pour cibles et ces dernières se sont transformées en centres de traitement des blessés. En Ukraine, les femmes enceintes, ainsi que les nouvelles mères et leurs bébés, sont particulièrement vulnérables. (AFP)
Les forces russes ont pris les maternités pour cibles et ces dernières se sont transformées en centres de traitement des blessés. En Ukraine, les femmes enceintes, ainsi que les nouvelles mères et leurs bébés, sont particulièrement vulnérables. (AFP)
Les forces russes ont pris les maternités pour cibles et ces dernières se sont transformées en centres de traitement des blessés. En Ukraine, les femmes enceintes, ainsi que les nouvelles mères et leurs bébés, sont particulièrement vulnérables. (AFP)
Les forces russes ont pris les maternités pour cibles et ces dernières se sont transformées en centres de traitement des blessés. En Ukraine, les femmes enceintes, ainsi que les nouvelles mères et leurs bébés, sont particulièrement vulnérables. (AFP)
Un Ukrainien blessé lors d’une attaque russe reçoit des soins à l’hôpital central de Mykolaïv, à cent kilomètres d’Odessa, dans l’ouest de l'Ukraine, le 8 mars 2022. (vidéo extraite d’un document de la police/AFP)
Un Ukrainien blessé lors d’une attaque russe reçoit des soins à l’hôpital central de Mykolaïv, à cent kilomètres d’Odessa, dans l’ouest de l'Ukraine, le 8 mars 2022. (vidéo extraite d’un document de la police/AFP)
Des personnes sortent d’un hôpital pour enfants endommagé après une frappe aérienne russe à Marioupol, dans le sud-est du pays, le 9 mars 2022. (AFP)
Des personnes sortent d’un hôpital pour enfants endommagé après une frappe aérienne russe à Marioupol, dans le sud-est du pays, le 9 mars 2022. (AFP)
Les forces russes ont pris les maternités pour cibles et ces dernières se sont transformées en centres de traitement des blessés. En Ukraine, les femmes enceintes, ainsi que les nouvelles mères et leurs bébés, sont particulièrement vulnérables. (AFP)
Les forces russes ont pris les maternités pour cibles et ces dernières se sont transformées en centres de traitement des blessés. En Ukraine, les femmes enceintes, ainsi que les nouvelles mères et leurs bébés, sont particulièrement vulnérables. (AFP)
On voit sur cette photo un hôpital de campagne établi par le groupe de secours américain Samaritan’s Purse dans le parking souterrain d’un centre commercial à Sokilnyky, dans la partie ouest de l’Ukraine. (Yuriy Dyachyshyn/AFP)
On voit sur cette photo un hôpital de campagne établi par le groupe de secours américain Samaritan’s Purse dans le parking souterrain d’un centre commercial à Sokilnyky, dans la partie ouest de l’Ukraine. (Yuriy Dyachyshyn/AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 17 mars 2022

En Ukraine, la destruction du système de santé plonge le pays dans une catastrophe humanitaire

  • Vingt-quatre des attaques signalées ont conduit à l’endommagement ou la destruction totale des établissements de santé
  • Médecins et personnel de santé se voient dans l’obligation de soigner les malades, les personnes âgées et les blessés, alors que les établissements de santé sont bombardés

DJEDDAH: La guerre en Ukraine a contraint les médecins et les infirmiers à devenir presque surhumains du jour au lendemain. Ils se voient dans l’obligation de soigner les malades, les personnes âgées et les blessés qui ne sont pas en mesure de fuir ce pays ravagé par la guerre, alors que les établissements de santé sont bombardés.

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février, quelque quarante-trois attaques contre des établissements de santé ont été recensées par le système de surveillance de l’Organisation mondiale de la santé.

Vingt-quatre des attaques signalées ont conduit à l’endommagement ou la destruction totale des établissements de santé, tandis que, dans cinq cas, des ambulances ont été touchées. Ces attaques ont fait douze morts et trente-quatre blessés, mais les organismes d’aide redoutent que le bilan national ne soit bien plus élevé.

Crédit: Arab News
Crédit: Arab News

«L’OMS condamne fermement les actes de violence contre le système de santé. Chaque attaque prive des personnes de services vitaux. Prendre les établissements de soins de santé pour cible est une violation du droit international humanitaire et des droits de l’homme», déclare l’agence des Nations unies dans un communiqué publié le 14 mars.

En raison de la perturbation du commerce et de la distribution, l’oxygène, l’insuline, les fournitures chirurgicales, l’anesthésie, les kits de transfusion et d’autres fournitures médicales, y compris celles qui sont destinées à la gestion des complications de la grossesse, se font dangereusement rares en Ukraine.

«Les chaînes d’approvisionnement ont été gravement perturbées. De nombreux distributeurs ne sont pas opérationnels, certains stocks sont inaccessibles en raison d’opérations militaires, les fournitures médicales s’épuisent et les hôpitaux ont du mal à fournir des soins aux malades et aux blessés», dit l’OMS.

Les forces russes ont pris les maternités pour cible et ces dernières se sont transformées en centres de traitement des blessés. En Ukraine, les femmes enceintes, ainsi que les nouvelles mères et leurs bébés, sont particulièrement vulnérables. (AFP)
Les forces russes ont pris les maternités pour cible et ces dernières se sont transformées en centres de traitement des blessés. En Ukraine, les femmes enceintes, ainsi que les nouvelles mères et leurs bébés, sont particulièrement vulnérables. (AFP)

La détérioration des infrastructures de santé a également suscité des inquiétudes croissantes au sujet de l’hypothermie, des engelures et des maladies respiratoires qui se déclarent dans des conditions de froid extrême. Les sonnettes d’alarme ont également été tirées pour les problèmes de santé mentale et la pénurie de traitements de maladies chroniques comme les troubles cardiovasculaires, le diabète et les cancers.

«Face à cette crise sinistre qui s’aggrave, nous mobilisons des efforts de secours considérables», affirme le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, alors qu’un fonds de 40 millions de dollars (1 dollar = 0,91 euro) alloué par le Fonds central d’intervention d’urgence a été annoncé le 14 mars dernier pour venir en aide aux organismes humanitaires.

En raison des combats actifs dans le nord, l’est et le sud du pays, de nombreux agents de santé communautaires ont été contraints de fuir ou de se cacher, laissant les personnes âgées et les individus à mobilité réduite se débrouiller tout seuls.

Des enfants déplacés par la guerre en Ukraine jouent au centre caritatif de Siret, en Roumanie, le 16 mars 2022. (Clodagh Kilcoyne/Reuters)
Des enfants déplacés par la guerre en Ukraine jouent au centre caritatif de Siret, en Roumanie, le 16 mars 2022. (Clodagh Kilcoyne/Reuters)

La scène n’est malheureusement que trop commune. Des bâtiments en flammes, des personnes entassées qui ont trouvé refuge dans des abris antibombes, des blessés transportés par des ambulanciers et des morts recouverts de morceaux de carton attendant d’être transférés dans une morgue pour être identifiés par leurs proches.

Dans un communiqué conjoint publié le 13 mars, l’OMS, le Fonds des nations unies pour l’enfance et le Fonds des nations unies pour la population ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et à la fin des attaques contre les établissements et les professionnels de santé en Ukraine.

«Attaquer les plus vulnérables – les bébés, les enfants, les femmes enceintes, ceux qui souffrent déjà de maladies, ainsi que les agents de santé qui mettent leur propre vie en péril pour sauver les autres – est un acte de cruauté inadmissible», affirment-ils.

Les images les plus choquantes prises en Ukraine ces derniers jours sont sans doute celles qui montrent les conséquences épouvantables d’un bombardement contre une maternité de Marioupol, une ville portuaire assiégée, le 9 mars.

Au moins trois personnes auraient été tuées dans l’attaque, dont une jeune fille, tandis qu’une autre femme enceinte blessée est décédée, avec son bébé, le 14 mars. Les images de ces femmes que l’on évacue des ruines symbolisent désormais le bilan brutal de la guerre menée contre les civils.

Un Ukrainien blessé lors d’une attaque russe reçoit des soins à l’hôpital central de Mykolaïv, dans l’ouest de l'Ukraine, le 8 mars 2022. (vidéo extraite d’un document de la police/AFP)
Des personnes sortent d’un hôpital pour enfants endommagé après une frappe aérienne russe à Marioupol, dans le sud-est du pays, le 9 mars 2022. (AFP)

Selon le Fonds pour la population – l’agence des Nations unies chargée de la santé sexuelle et reproductive –, deux autres maternités ukrainiennes avaient déjà été détruites avant cette attaque.

Située aux abords de Kiev, la maternité de Leleka offre la meilleure expérience d’accouchement aux femmes enceintes. Aujourd’hui, elle s’est transformée en hôpital pour fournir des soins aux soldats blessés tout en dispensant des soins obstétriques de première nécessité.

Plus de vingt bébés sont nés à l’hôpital depuis le 24 février. Les villageois voisins qui fuient les bombardements pourraient mettre jusqu’à quatre heures pour atteindre l'hôpital, autrefois facilement accessible par une autoroute. Désormais, les gens doivent emprunter les routes de campagne pour s’abriter.

«C’est vraiment difficile de comprendre aujourd’hui ce qui se passe à Kiev, notamment avec nos hôpitaux, qui étaient considérés comme les meilleurs et les plus nombreux d’Ukraine. Personnellement, je n’aurais jamais imaginé que cela puisse devenir une réalité en Europe. Je n’ai vu de telles images que dans les films auparavant», déclare Vadim Zukin, directeur de la maternité de Leleka.

Les patients de l’hôpital national d’Ohmatdyt, le plus grand hôpital pour enfants d’Ukraine, situé près du centre de Kiev, ont été réveillés aujourd’hui par des tirs de roquette; des fragments d’obus ont été retrouvés près de l’hôpital.

EN CHIFFRES

36 tonnes de fournitures médicales vitales sont parvenues à Lviv (OMS).


10 tonnes de kits de traumatologie et de chirurgie d’urgence sont arrivées à Kiev (OMS).


40 millions de dollars ont été alloués par le Fonds central d’intervention d’urgence pour renforcer les efforts des organismes humanitaires.


Il y a 6,7 millions d’Ukrainiens déplacés à l’intérieur du pays.


2,8 millions d’Ukrainiens ont trouvé refuge dans des pays voisins.

L’hôpital a également ouvert ses portes afin de traiter tous les patients touchés par la guerre. Le photographe du New York Times, Juan Diego Arredondo, a été transporté à Ohmatdyt pour y être soigné, tandis qu’on a annoncé la mort, sur les lieux, de son collègue Brent Renaud.

Anastasia Magerramova, attachée de presse d’Ohmatdyt, a partagé des images et des vidéos à l’intérieur de l’hôpital. On y voit des salles remplies de patients en état de choc. Les médecins et le personnel hospitalier ont déplacé certains d’eux au sous-sol, tandis que les plus vulnérables disposent au moins d’un médecin traitant et d’une infirmière à leurs côtés.

Les responsables russes affirment que la maternité a été reprise par des extrémistes ukrainiens pour servir de base et qu’aucun patient ou médecin ne s’y trouve encore. L’ambassadeur de Russie auprès de l'ONU et l’ambassade de Russie à Londres ont également affirmé que les images des conséquences de l’attaque avaient été manipulées.

Cette image satellite prise le 14 mars 2022 montre un hôpital et des immeubles détruits lors de bombardements aériens russes à Marioupol, en Ukraine. (Technologies Maxar/AFP)
Cette image satellite prise le 14 mars 2022 montre un hôpital et des immeubles détruits lors de bombardements aériens russes à Marioupol, en Ukraine. (Technologies Maxar/AFP)

Moscou affirme que son «opération militaire spéciale» en Ukraine vise à protéger la sécurité de la Russie et celle des russophones dans la région orientale du Donbass. Les nations occidentales ont accusé la Russie d’envahir un pays souverain et d’y commettre des crimes de guerre.

«Les attaques contre le personnel de santé ont des répercussions directes sur la capacité des personnes à accéder aux soins essentiels, en particulier les femmes, les enfants et d’autres groupes vulnérables», déclarent les organismes des Nations unies dans leur communiqué conjoint.

«Nous avons déjà constaté que les besoins en soins de santé des femmes enceintes, des nouvelles mères, des jeunes enfants et des personnes âgées en Ukraine augmentent, tandis que l’accès aux services est terriblement limité par la violence.»

Plus de 4 300 naissances ont eu lieu en Ukraine depuis le début de l’invasion russe «et 80 000 femmes ukrainiennes devraient accoucher dans les trois prochains mois», indiquent les responsables de l’ONU.

Cette photo montre un hôpital de campagne établi par le groupe de secours américain Samaritan’s Purse dans le parking souterrain d’un centre commercial à Sokilnyky, dans la partie ouest de l’Ukraine. (Yuriy Dyachyshyn/AFP)
Cette photo montre un hôpital de campagne établi par le groupe de secours américain Samaritan’s Purse dans le parking souterrain d’un centre commercial à Sokilnyky, dans la partie ouest de l’Ukraine. (Yuriy Dyachyshyn/AFP)

«En Ukraine, le système de santé est vraiment mis à rude épreuve et son effondrement serait une catastrophe. Tous les efforts possibles devraient être déployés pour empêcher que cela se produise.»

«Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat avec un accès sans entrave afin que les personnes dans le besoin puissent accéder à l’aide humanitaire. Une résolution pacifique pour mettre fin à la guerre en Ukraine est possible.»

La situation humanitaire à Marioupol est particulièrement désastreuse, puisque l’aide ne peut être acheminée. Par ailleurs, les civils sont dans l’incapacité de fuir après les échecs répétés de la mise en place de couloirs d'évacuation. L’accès à la nourriture et à l’eau potable constitue également un véritable problème de santé.

«Pour les jeunes enfants, cela peut être particulièrement dangereux», déclare Kate White, responsable des situations d’urgence chez Médecins sans frontières, dans un communiqué publié le 11 mars.

«Contrairement aux adultes, leur corps ne peut supporter de fortes fluctuations de l’apport alimentaire et hydrique. Ils sont donc exposés à un risque élevé de déshydratation. L’eau contaminée peut également provoquer une diarrhée qui, à son tour, peut enclencher un cercle vicieux, puisque la diarrhée entraîne une plus grande déshydratation. Dans des situations extrêmes, cela peut également conduire à la mort.»

Crédits: Arab News
Crédits: Arab News

Environ dix-huit millions de personnes en Ukraine auraient été touchées par la guerre, dont 6,7 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Plus de 2,8 millions d’individus ont trouvé refuge dans les pays voisins au cours des deux semaines qui ont suivi l’invasion. La majorité d’entre eux se sont dirigés vers l’Ouest, en Pologne. Il s’agit de la crise de réfugiés dont la croissance a été la plus rapide en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Il est interdit aux hommes ukrainiens âgés de 18 à 60 ans de quitter le pays, ce qui signifie que ceux qui traversent les frontières vers les pays voisins sont principalement des femmes, des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, selon le Comité international de la Croix-Rouge.

Alors que les organismes humanitaires s’efforcent d’évacuer les civils pris au piège dans la zone de conflit et de fournir du matériel médical ainsi que des logements sanitaires aux personnes déplacées, les plaies invisibles causées par le traumatisme de la guerre seront, quant à elles, plus difficiles à traiter.

«Très souvent, les conséquences sur la santé mentale mettent des années à se manifester, mais elles nécessitent également une assistance immédiate. Nous devrons faire face aux répercussions de cette guerre sur la santé mentale à grande échelle pendant des années», conclut Kate White.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
Short Url
  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Short Url
  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.