Nouvelles frappes en Ukraine, Kiev appelle Pékin à «condamner la barbarie russe»

A Mykolaïv, des témoins donnaient des bilans variant du simple au double après la destruction par six roquettes de cette caserne (Photo, AFP).
A Mykolaïv, des témoins donnaient des bilans variant du simple au double après la destruction par six roquettes de cette caserne (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 20 mars 2022

Nouvelles frappes en Ukraine, Kiev appelle Pékin à «condamner la barbarie russe»

  • A Mykolaïv, des témoins donnaient des bilans variant du simple au double après la destruction par six roquettes de cette caserne
  • A Zaporojie, l’administration régionale a indiqué qu'un bombardement vendredi avait fait neuf morts et 17 blessés

KIEV: L'Ukraine a appelé samedi la Chine, allié stratégique de Moscou, à "condamner la barbarie russe" après de nouvelles frappes - y compris avec un nouveau missile hypersonique vanté par Vladimir Poutine - qui ont fait des dizaines de morts.

Les sirènes ont retenti samedi soir à Kiev, selon les réseaux sociaux, et les raids aériens russes se sont à nouveau succédé à un rythme rapide dans la journée sur Mykolaïv, une ville du sud de l'Ukraine où des dizaines de soldats ont été tués la veille dans une frappe contre une caserne de l'armée, a indiqué sur les réseaux sociaux le gouverneur local Vitaliy Kim.

Il n'a pas fourni de précisions sur l'étendue des dégâts ni sur le nombre des éventuelles victimes.

A Mykolaïv, des témoins donnaient des bilans variant du simple au double après la destruction par six roquettes de cette caserne.  

"Pas moins de 200 soldats dormaient dans les baraquements", a raconté un militaire de 22 ans interrogé sur place, selon lequel "au moins 50 corps ont été extraits". Un autre militaire a estimé qu'il pourrait y avoir eu 100 morts.

Les Russes "ont lâchement effectué des frappes de missiles contre des soldats qui dormaient. Une opération de secours se poursuit toujours", a déclaré samedi le gouverneur Vitaly Kim dans une vidéo publiée sur Facebook. 

Dans l'ouest du pays, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir utilisé la veille de tout nouveaux missiles hypersoniques "Kinjal", vantés par Vladimir Poutine, pour détruire un entrepôt souterrain d'armements.

"L'Ukraine est malheureusement devenue un terrain d'essai pour tout l'arsenal russe de missiles", a déclaré au site Ukraïnska Pravda le porte-parole des forces aériennes ukrainiennes, Iouri Ignat. 

A Marioupol, l'inquiétude pour des orphelins bloqués dans un sanatorium

Un groupe de 19 enfants, pour la plupart orphelins, sont "en grand danger", bloqués dans un sanatorium de Marioupol, ville ukrainienne assiégée par les forces russes, ont affirmé samedi leurs proches et des témoins à l'AFP.

Les enfants et adolescents, âgés de 4 à 17 ans, ont été envoyés dans cette clinique pour mineurs spécialisée dans le traitement des maladies pulmonaires, avant le déclenchement de l'offensive russe le 24 février.

Ils sont désormais "en grand danger", leurs tuteurs n'ayant pas pu les récupérer en raison des combats dans cette ville bombardée avec ses habitants depuis plusieurs semaines, a raconté à l'AFP un témoin, Alexeï Volochtchouk.

1 400 frappes aériennes

Selon le ministère ukrainien de la Défense, les troupes russes, dont la progression sur le terrain a été beaucoup plus difficile que prévu face à la résistance acharnée des Ukrainiens, ont effectué 291 frappes de missiles et 1 403 raids aériens depuis le début de l’invasion le 24 février.

A Zaporojie (ouest de Kiev), l’administration régionale a indiqué qu'un bombardement vendredi avait fait neuf morts et 17 blessés. Sept personnes ont aussi été tuées et cinq blessées par des tirs de mortier russes à Makariv, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Kiev, selon la police régionale.

Les bombardements n'ont pas davantage cessé à Kiev, la capitale et à Kharkiv, grande ville russophone du nord-ouest, où au moins 500 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, selon des chiffres officiels ukrainiens. Un homme et un enfant de 9 ans y ont encore été tués par un bombardement, ont indiqué les autorités locales samedi.

A Marioupol, ville portuaire du sud-est, encerclée et bombardée avec ses habitants depuis plusieurs semaines, Kiev a admis avoir perdu l'accès à la mer d’Azov. L'armée russe a affirmé vendredi avoir réussi à entrer dans la ville.

Selon un conseiller du ministère ukrainien de l’Intérieur, Vadym Denysenko, cité par l’agence Interfax-Ukraine, la situation y est "catastrophique". 

Des familles ont raconté les cadavres gisant plusieurs jours dans les rues, la faim, la soif et le froid mordant des nuits passées dans des caves avec des températures inférieures à zéro.

Un groupe de 19 enfants, pour la plupart orphelins, sont  "en grand danger", bloqués dans un sanatorium de la ville -  leurs tuteurs n'ayant pu les récupérer en raison des combats - ont affirmé samedi leurs proches et des témoins à l'AFP.

Et "l'une des plus importantes usines métallurgiques d'Europe", Azovstal, a été "détruite", occasionnant d'"énormes pertes économiques" pour l'Ukraine, a affirmé une députée ukrainienne, Lesia Vasylenko, sur son compte Twitter.

Le bilan du bombardement mercredi d'un théâtre où plus d'un millier de personnes s'étaient réfugiées dans un abri souterrain, que Kiev accuse Moscou d'avoir frappé "sciemment", était par ailleurs toujours inconnu samedi.

Des Ukrainiens âgés trouvent refuge dans des rames de métro à Kiev

Valentyna Katkova, 77 ans, ne sait pas ce qui lui donne le plus envie de pleurer: le grand âge et la maladie ou le fait de vivre terrée dans le métro de Kiev pour échapper aux bombes russes.

Comme Mme Katkova, vêtue d'un manteau couleur lilas et d'un bonnet en tricot, quelque 200 personnes ont trouvé refuge dans la station de métro de Syrets, dans le nord-ouest de la capitale ukrainienne que les forces russes tentent d'encercler.

Si la plupart de ces personnes dorment sur des couvertures ou des matelas posés sur le sol du quai ou des couloirs, voire dans des tentes, Mme Katkova et d'autres personnes âgées préfèrent le confort rudimentaire des rames de métro, chacune s'aménageant son petit coin.

La Chine et la «bonne décision»

Face à la poursuite des bombardements meurtriers, et à des négociations qui s'éternisent, la présidence ukrainienne a exhorté la Chine à prendre position.

La Chine, allié stratégique de Moscou, est un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et l'un des grands absents, avec l'Inde, du concert de condamnations et de sanctions qui s'est abattu sur la Russie.

"La Chine peut être un élément important du système de sécurité mondial si elle prend la bonne décision de soutenir la coalition des pays civilisés et de condamner la barbarie russe", a tweeté Mykhaïlo Podoliak, un conseiller de M. Zelensky et un des participants aux négociations avec la Russie. 

Le président américain Joe Biden s'était entretenu vendredi avec son homologue chinois Xi Jinping, pour lui exposer "les conséquences si la Chine fournissait un soutien matériel à la Russie", selon la Maison blanche.

Mais M. Xi a maintenu l'ambiguïté, se bornant à souligner que les conflits militaires n'étaient "dans l'intérêt de personne", selon la télévision chinoise.

A New Delhi, c'est le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, qui a exhorté l'Inde, gros acheteur d'armes et de pétrole russes, à sortir de sa réserve et à condamner l'invasion. Son homologue indien, Narendra Modi, s'est gardé de mentionner l'Ukraine, et la déclaration conjointe s'est bornée à un appel à "un arrêt immédiat de la violence."

Le président Zelensky a cependant encore une fois souligné que "des négociations portant sur la paix et la sécurité pour l'Ukraine sont la seule chance pour la Russie de minimiser les dégâts causés par ses propres erreurs", dans une vidéo publiée sur Facebook, filmée de nuit.

Plusieurs rounds de tractations entre Kiev et Moscou ont eu lieu depuis le 24 février. Le quatrième s'est ouvert lundi au niveau de délégations négociant par visioconférence.

Le chef de la délégation russe a affirmé voir vendredi soir un "rapprochement" des positions sur la question d'un statut neutre de l'Ukraine et la démilitarisation du pays. 

Mais le négociateur ukrainien Mikhaïlo Podoliak a souligné que les "déclarations de la partie russe ne sont que leurs demandes de départ".

L'Ukraine refuse un simple statut de neutralité et exige des "garanties de sécurité absolues". 

Pour la cheffe de la diplomatie britannique cependant, Liz Truss, ces pourparlers ne sont qu'un "écran de fumée" avant une nouvelle offensive. 

«Crime de guerre» russe

Le président ukrainien a indiqué que 180.000 personnes avaient pu à ce jour fuir des zones de combat par des couloirs humanitaires.

"Mais les occupants continuent de bloquer l'aide humanitaire, tout particulièrement autour des zones sensibles. C'est une tactique très connue. (...) C'est un crime de guerre", a lancé M. Zelensky.

Selon les autorités ukrainiennes, 6.623 personnes ont été évacuées par les couloirs humanitaires samedi, dont 4.128 fuyant Marioupol et 1.820 fuyant Kiev.

Depuis le 24 février, plus de 3,2 millions d'Ukrainiens ont pris les routes de l'exil, dont près des deux tiers vers la Pologne, parfois seulement une étape avant de continuer leur exode.

D'après un décompte au 18 mars du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme en Ukraine, au moins 816 civils ont été tués en Ukraine et plus de 1.333 blessés. Il a souligné que ce bilan était probablement très inférieur à la réalité.

Kiev, la capitale, s'est vidée d'au moins la moitié de ses 3,5 millions habitants. Selon la mairie, 222 personnes --dont 60 civils-- y ont été tués.

Aucun bilan global n'a été fourni à ce stade. M. Zelensky a mentionné le 12 mars la mort d'"environ 1.300" militaires ukrainiens, tandis que Moscou a seulement rapporté près de 500 morts dans ses rangs le 2 mars. 

L'Ukraine a indiqué avoir "562 prisonniers de guerre russes", et les détenir conformément au droit international, "comme un pays civilisé".

Dans une liaison vidéo avec Berne, Volodymyr Zelensky a fustigé samedi les entreprises comme le groupe Nestlé qui poursuivent leurs activités en Russie. Il a appelé la Suisse à geler les actifs des milliardaires russes et des proches du Kremlin.

L'Australie, de son côté, a annoncé dimanche, dans un communiqué du gouvernement, un embargo sur ses exportations vers la Russie de minerai d'aluminium, un matériau stratégique pour l'industrie de l'armement. la Russie est dépendante à hauteur de 20% de l'Australie pour ses besoins en aluminium, selon canberra.

L'Italie dénonce des menaces de la Russie pour son soutien aux sanctions

L'Italie a dénoncé samedi des menaces de la Russie à son égard, après des déclarations d'un responsable de la diplomatie russe sur les sanctions européennes.

Alexeï Paramonov, directeur du département européen du ministère russe des Affaires étrangères, a accusé l'Italie, dans une interview à l'agence publique russe RIA-Novosti, de succomber à une "hystérie antirusse" et d'oublier "en une seconde" des siècles de relations et d'accords bilatéraux. 

Il a ajouté espérer que la promesse faite au début du mois par le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire - qui était par la suite revenu sur ses propos - d'une "guerre économique et financière totale" contre la Russie n'allait pas "faire des émules en Italie et entraîner une série de conséquences irréversibles".

Le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré "rejeter fermement ces déclarations menaçantes" de la partie russe, et a assuré que Rome et ses partenaires européens allaient "continuer d'exercer une pression maximale" sur la Russie pour arrêter l'intervention militaires menée contre l'Ukraine. 


Le roi Charles III en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril

Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres. (AFP)
Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres. (AFP)
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  • Les dates de cette visite, la première de Charles III, seront communiquées ultérieurement, a précisé le palais
  • Le roi et la reine se rendront ensuite aux Bermudes, pour le premier déplacement du monarque dans un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni depuis son accession au trône en septembre 2022

LONDRES: Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres.

Leur programme "célèbrera les liens historiques et les relations bilatérales actuelles entre le Royaume-Uni et les États-Unis, à l'occasion du 250e anniversaire de l'indépendance américaine", selon un communiqué.

Les dates de cette visite, la première de Charles III, seront communiquées ultérieurement, a précisé le palais.

Le roi et la reine se rendront ensuite aux Bermudes, pour le premier déplacement du monarque dans un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni depuis son accession au trône en septembre 2022.

Londres et Washington, liés par 250 ans d'Histoire, ont forgé une "relation spéciale" caractérisée par des liens diplomatiques, militaires et économiques très étroits.

Au cours de son règne, la reine Elizabeth II avait été reçue à quatre reprises en visite d'Etat aux Etats-Unis, notamment en 1976 pour célébrer le bicentenaire de l'indépendance américaine et en 1991, avec une adresse historique devant le Congrès américain.

Donald Trump, connu pour être un grand admirateur de la famille royale, avait déclaré mi-mars à la Maison Blanche avoir "vraiment hâte de voir le roi".

Le président américain a lui-même été reçu en septembre en visite d'Etat au Royaume-Uni pour la seconde fois, avec tout le faste royal, de la procession en carrosse au somptueux banquet au château de Windsor.

Selon l'ambassadeur américain à Londres, Warren Stephens, le président de la Chambre des représentants Mike Johnson a proposé que Charles III prononce un discours devant les deux chambres du Congrès américain.

Appels au report 

Cette visite aux Etats-Unis est annoncée en pleine guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, et aux conséquences économiques planétaires.

Donald Trump n'a pas épargné le Premier ministre Keir Starmer depuis le début du conflit, accusant le dirigeant britannique d'avoir soutenu trop mollement son grand allié américain.

"Ce n'est pas à Winston Churchill que nous avons affaire", avait-il cinglé début mars, se disant "mécontent de Londres" qui avait dans un premier temps refusé que les Etats-Unis utilisent ses bases militaires.

Le dirigeant travailliste a assuré que malgré ces déclarations, la "relation spéciale" avec Washington était "à l'oeuvre".

Son gouvernement, au pouvoir depuis juillet 2024, a pris soin de ménager ses relations avec l'administration Trump. Il s'enorgueillissait d'avoir obtenu un meilleur traitement que de nombreux pays, notamment dans les négociations sur les droits de douane.

Selon un sondage YouGov publié jeudi, près de la moitié des Britanniques (49%) sont contre cette visite.

Plusieurs parlementaires britanniques s'y opposent également. Cet honneur "ne devrait pas être accordé à quelqu'un qui insulte et porte atteinte à notre pays de façon répétée", a déclaré le chef des libéraux-démocrates, Ed Davey.

La présidente de la Commission des Affaires étrangères à la Chambre des Communes, la travailliste Emily Thornberry, a elle aussi jugé "plus sûr de reporter" la visite, par crainte que Charles et Camilla se trouvent dans une situation "embarrassante".

Tenu à une stricte neutralité politique, Charles III n'a pas fait de commentaire public sur les velléités du président américain de faire du Canada --dont le roi est le chef d'Etat-- le 51e Etat américain. Ce qui ne l'a pas empêché de défendre la souveraineté de ce pays lors d'une visite hautement symbolique en mai 2025.

Agé de 77 ans, le roi Charles a connu en plus de trois ans de règne plusieurs crises majeures. Il a été diagnostiqué en février 2024 d'un cancer pour lequel il est toujours soigné. Il est par ailleurs confronté aux répercussions de l'affaire Jeffrey Epstein, qui ont conduit en février à l'arrestation de son frère Andrew Mountbatten-Windsor, soupçonné d'avoir transmis des informations confidentielles au pédocriminel et financier américain décédé en 2019.


Guerre en Iran: «les prochains jours seront décisifs», affirme le ministre américain de la Défense

Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien. (AFP)
Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien. (AFP)
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  • "Les prochains jours seront décisifs. L'Iran le sait, et ils ne peuvent quasiment rien faire militairement contre cela", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone
  • Le ministre, qui a révélé qu'il avait rendu visite récemment à des troupes américaines déployées dans ce conflit, a affirmé que "les dernières 24 heures ont vu le plus faible nombre de drones et missiles ennemis lancés par l'Iran"

WASHINGTON: Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien.

"Les prochains jours seront décisifs. L'Iran le sait, et ils ne peuvent quasiment rien faire militairement contre cela", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone.

Le ministre, qui a révélé qu'il avait rendu visite récemment à des troupes américaines déployées dans ce conflit, a affirmé que "les dernières 24 heures ont vu le plus faible nombre de drones et missiles ennemis lancés par l'Iran".

Selon Pete Hegseth, les discussions avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre sont en train de s'intensifier.

Ces discussions "sont bien réelles, elles sont en cours, elles sont actives et -- je pense -- se renforcent", a-t-il affirmé.

Les-Etats-Unis constatent un "va-et-vient" avec l'Iran sur les termes de ces négociations, un "fait nouveau productif", selon Pete Hegseth.

"Nous ne voulons pas avoir à faire plus militairement que ce qui est nécessaire. Mais je n'ai pas dit ça à la légère quand j'ai dit qu'en attendant, nous négocierons avec des bombes", a-t-il déclaré.

Pete Hegseth a également refusé à nouveau d'écarter la possibilité de déployer des troupes américaines sur le territoire iranien.

"Nous n'allons écarter aucune option. Vous ne pouvez pas mener et gagner une guerre si vous dites à votre adversaire ce que vous êtes prêts à faire, ou pas prêts à faire, y compris des troupes au sol", a déclaré le ministre.

"Notre adversaire pense actuellement qu'il existe 15 différentes manières avec lesquelles on pourrait s'en prendre à eux avec des troupes au sol. Et devinez quoi? C'est vrai", a-t-il ajouté.

A ses côtés, le général Dan Caine, chef d'état-major, a déclaré que les Etats-Unis avaient frappé "plus de 11.000 cibles" au cours des 30 jours passés.

 


Trump n'entend pas «aider» les pays affectés par la fermeture du détroit d'Ormuz

Donald Trump a déclaré mardi que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz. (AP)
Donald Trump a déclaré mardi que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz. (AP)
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  • Le président américain, qui veut boucler en six semaines maximum l'opération militaire lancée contre l'Iran le 28 février, avait déjà indiqué auparavant que la réouverture de cette artère vitale pour le transport mondial de brut n'était pas un impératif
  • Il a jugé mardi que la France s'était montrée "très peu coopérative" dans la guerre contre l'Iran, en la critiquant pour avoir interdit le survol de son territoire, sans que l'on ne sache dans l'immédiat à quoi il faisait référence

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré mardi que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz.

Le président américain, qui veut boucler en six semaines maximum l'opération militaire lancée contre l'Iran le 28 février, avait déjà indiqué auparavant que la réouverture de cette artère vitale pour le transport mondial de brut n'était pas un impératif pour lui.

"J'ai une suggestion pour tous ces pays qui n'ont plus de kérosène à cause du détroit d'Ormuz, comme le Royaume-Uni, qui a refusé de s'impliquer dans la décapitation de l'Iran: 1. achetez auprès des Etats-Unis, nous en avons plein, 2. trouvez du courage, avec retard, allez jusqu'au détroit et PRENEZ le tout simplement", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

"Vous allez devoir apprendre à vous défendre vous-mêmes, les Etats-Unis ne seront plus là pour vous, de la même manière que vous n'avez pas été là pour nous. L'Iran a été, pour l'essentiel, décimé. Le plus dur est fait. Allez chercher votre propre pétrole!", a conclu le président américain.

Il a plusieurs fois affirmé que la première puissance mondiale, qui produit une bonne partie du pétrole qu'elle consomme et importe le reste essentiellement du Canada et du Mexique, n'était pas affectée par la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz.

Ce n'est pas le cas de nombre de pays asiatiques désormais confrontés à une crise énergétique majeure.

Les Etats-Unis n'en subissent pas moins l'impact de la hausse des cours.