En photos : Tour d’horizon de la campagne présidentielle à 22 jours du premier tour

L'extrême droite française Reconquete ! Le président du parti et candidat à la présidentielle Eric Zemmour prononce un discours lors d'un meeting de campagne en vue de l'élection présidentielle du 10/24 avril en France à Metz, le 18 mars 2022 (Photo, AFP).
L'extrême droite française Reconquete ! Le président du parti et candidat à la présidentielle Eric Zemmour prononce un discours lors d'un meeting de campagne en vue de l'élection présidentielle du 10/24 avril en France à Metz, le 18 mars 2022 (Photo, AFP).
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En photos : Tour d’horizon de la campagne présidentielle à 22 jours du premier tour

  • Le communiste Fabien Roussel a recu le soutien de l'écrivain Gilles Leroy, prix Goncourt pour Alabama Song en 2007
  • Philippe Poutou a écrit aux cinq autres candidats de gauche pour réclamer un débat télévisé avec Emmanuel Macron

A moins d’un mois du premier tour, les douze candidats qualifiés continuent à mener leur campagnes respectives et sont plus que jamais au devant de la scène politico-médiatique. Voici en image les moments forts de cette campagne.

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Le président du parti d'extrême droite français et candidat à la présidentielle Eric Zemmour réagit lors d'un meeting de campagne en vue de l'élection présidentielle du 10/24 avril en France à Metz, le 18 mars 2022 (Photo, AFP).

En loge avec la presse après son meeting de Metz vendredi soir, Eric Zemmour (Reconquête!) a critiqué l'hypothèse d'un second tour Emmanuel Macron-Marine Le Pen, qui "figerait" la vie politique.

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La candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen (R), s'entretient avec le maire de Piffonds, Xavier Rosalie, lors d'une visite de campagne à Piffonds, le 19 mars 2022 (Photo, AFP) .

Marine Le Pen (RN) a-t-elle un regret dans cette campagne présidentielle ? Ne pas avoir pu "convaincre Eric Zemmour de ne pas être candidat", a-t-elle répondu sur BFMTV. "Aucune plus-value n'est sortie de cette candidature, elle est une candidature d'affaiblissement de ceux qui croient en la France", a lâché la candidate d'extrême droite.
 

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Valérie Pecresse  applaudit à la fin d'une réunion publique à Vannes, dans l'ouest de la France, le 19 mars 2022 (Photo, AFP).

Selon Agnès Evren, porte-parole de la Valérie Pécresse, la campagne présidentielle est "assez improbable avec un trio infernal Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Eric Zemmour, qui sont plus souvent dans l'insanité, la brutalité et qui du coup, peut-être, accrochent. Valérie Pécresse est une candidate sérieuse, qui est sur les dossiers de fond. On lui reproche d'être un peu trop précise. Sauf que dans la situation actuelle - guerre en Ukraine, Mali… 

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Jean-Luc Melenchon prononce un discours lors d'une audition des candidats à la présidence par l'association des maires de France à Montrouge,  le 15 mars 2022 (Photo, AFP).

A trois semaines du premier tour, Jean-Luc Mélenchon espère rassembler des dizaines de milliers de personnes dimanche à Paris en soutien à une "VIe République", tandis qu'au même moment seront commémorés à Toulouse les attentats perpétrés par Mohamed Merah. Hasard du calendrier, cette marche du candidat LFI à l'Elysée, qui se veut une démonstration de force à gauche, intervient le jour de ces cérémonies du dixième anniversaire des attaques qui avaient fait sept morts, à Toulouse et Montauban.

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Le candidat présidentiel du parti d'extrême gauche français "Nouveau Parti Anticapitaliste" (NPA) Philippe Poutou prononce un discours lors d'une audition des candidats présidentiels par l'association des maires de France à Montrouge le 15 mars 2022 (Photos, AFP).

Le candidat du NPA Philippe Poutou a écrit aux cinq autres candidats de gauche pour réclamer collectivement un débat télévisé avec Emmanuel Macron.

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Fabien Roussel, candidat présidentiel du Parti communiste français prononce un discours lors d'un débat sur la santé et l'autonomie organisé par la Fédération hospitalière française à Paris, le 17 mars 2022 (Photo, AFP).

Le communiste Fabien Roussel a recu le soutien de l'écrivain Gilles Leroy, prix Goncourt pour Alabama Song en 2007. "Fabien Roussel a raison: il faut laisser aux populistes de tous bords la chanson noire du désespoir" et défendre "le bonheur" et les "jours heureux", plaide le romancier sur le site internet du candidat à l'Elysée.

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Des partisans politiques LREM du président français et candidat à l'élection présidentielle Emmanuel Macron distribuent la brochure du programme politique de leur candidat, à Paris, le 19 mars 2022 (Photo, AFP).
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La candidate du Parti socialiste français (PS) à la présidentielle Anne Hidalgo prononce un discours lors d'un débat sur la santé et l'autonomie organisé par la Fédération hospitalière française à Paris le 17 mars 2022 (Photo, AFP).
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Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière prononce un discours lors d'un meeting à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 17 mars 2022 (Photos, AFP).

Jean Lassalle (Résistons) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) enregistrent chacun 2% des intentions de vote, Philippe Poutou (NPA) 1,5% et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) ferme la marche avec 0,5%.

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Emmanuel Macron prononce un discours lors d'une réception à l'occasion de la Journée nationale du souvenir et de la réflexion à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie, à l'Elysée à Paris, le 19 mars 2022 (Photo, AFP).

Emmanuel Macron repasse sous la barre des 30% mais arriverait toujours largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle devant Marine Le Pen, en progression à 16%, selon un sondage publié vendredi qui confirme l'érosion de Valérie Pécresse.

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Yannick Jadot débat avec Eric Zemmour alors qu'ils participent à l'émission politique "Elysée 2022" sur la chaîne de télévision française France 2, à Saint-Denis, le 17 mars , 2022 (Photo, AFP).

 A gauche, l'écologiste Yannick Jadot est quasiment stable (7%, -0,5 point), devant le communiste Fabien Roussel et la socialiste Anne Hidalgo, qui demeurent respectivement à 4% et 2,5% des intentions de vote.

(Avec AFP)


Lecornu éloigne la censure et veut tourner la page du budget

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime après avoir survécu à deux votes de défiance sur le budget de la défense et invoque un deuxième 49.3 pour adopter le projet de loi de finances pour 2026 sans vote sur la partie « dépenses » à l'Assemblée nationale, à Paris, le 23 janvier 2026. (AFP)
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime après avoir survécu à deux votes de défiance sur le budget de la défense et invoque un deuxième 49.3 pour adopter le projet de loi de finances pour 2026 sans vote sur la partie « dépenses » à l'Assemblée nationale, à Paris, le 23 janvier 2026. (AFP)
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  • Sébastien Lecornu assume le recours au 49.3 sur le budget, affirmant vouloir « tourner la page » de la crise politique et engager des réformes jugées plus réalistes, notamment sur le logement.
  • Malgré une majorité fragile, le gouvernement a survécu aux motions de censure, grâce au refus du PS de s’y associer, sur fond de fortes tensions politiques à l’approche de la présidentielle

PARIS: Sébastien Lecornu a souhaité vendredi tourner la page du budget pour s'engager dans des projets plus "réalistes", réfutant ainsi tout "immobilisme", après avoir surmonté sans surprise deux motions de censure grâce à la mansuétude des socialistes.

"Il faut savoir terminer une crise politique", a affirmé le Premier ministre en marge d'un déplacement en Seine-Saint-Denis consacré au logement, pour justifier son recours au 49.3 pour faire adopter le budget.

"Maintenant, il faut avancer" car "très vite, la campagne présidentielle va débuter" et dans ce contexte "la projection du gouvernement" sur la suite des réformes "sera réaliste", a-t-il ajouté.

Mais "on ne va pas rien faire. Il n'y aura pas d'immobilisme" car "il y a des sujets qui ne peuvent pas attendre", comme le logement, a-t-il souligné en se donnant un ambitieux objectif de construction de 2 millions de logements d'ici 2030 dans le cadre d'un plan de "relance" à venir du secteur.

Le chef du gouvernement a assuré qu'il n'avait pas "d'agenda" politique, semblant ainsi écarter une candidature à l'Elysée, et redemandé à ses ministres de se tenir "le plus éloigné de la campagne présidentielle".

- "Dernier secours" -

Dans la matinée, Sébastien Lecornu avait surmonté sans surprise les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d'utiliser le 49.3 sur la partie "recettes" du budget.

La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l'ensemble du texte qui pourrait être adopté définitivement début février. La France insoumise et le RN ont déposé de nouvelles motions de censure, qui devraient être examinées et rejetées de la même manière mardi.

La motion commune des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement, la droite et le PS refusant de s'y associer.

"Il y a une majorité fragile", a reconnu sur BFMTV Laurent Panifous, le ministre des Relations avec le parlement. "Elle est à peu près la même depuis deux, trois mois (...) Soyons prudents, il faut faire preuve de beaucoup d'humilité".

La motion du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a aussi échoué, recueillant 142 voix.

Le Premier ministre a redit vendredi son "regret" de devoir actionner le 49.3 sur le budget de l'Etat pour 2026, rompant avec la promesse faite début octobre d'y renoncer, à la demande des socialistes.

Après plus de trois mois de discussion, le Parlement "ne peut pas dire qu'il a été privé de son pouvoir" mais  désormais le 49.3 "ne pourra plus être utilisé comme avant", sauf "en absolu et dernier ressort" pour "préserver les institutions", a-t-il espéré.

- Majorité "fragile" -

Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face aux trois autres groupes.

"Le PS vole 65 voix d'opposition du NFP (l'alliance de gauche Nouveau Front populaire aux législatives 2024; ndlr). Il faudra s'en souvenir aux municipales", a déclaré sur X le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, fustigeant des "milliards de coupe" de la "nouvelle majorité Attal, Faure, Wauquiez".

La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la "trahison du pacte solennel" conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un "passage en force", selon elle "marque de fabrique" du macronisme. "Tout aurait dû vous conduire à démissionner", a-t-elle estimé, pointant du doigt l'"impuissance" du gouvernement.

Le PS avait confirmé dès mardi qu'il ne voterait pas la motion de censure déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix, saluant les "inflexions substantielles" obtenues par son groupe, et se félicitant que l'abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une "portée effective" aux discussions menées dans l'hémicycle.

Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer, alors que le déficit devrait s'élever à 5% du PIB. "Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés", a souligné l'ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, "nous devons sortir (le pays) du blocage permanent", a souligné le député LR Nicolas Ray.

Le ministre de l'Economie Roland Lescure, qui accompagnait M. Lecornu à Rosny-sous-Bois, a dit espérer "de bonnes nouvelles sur la croissance".


Nawaf Salam à l’Elysée, souveraineté du Liban et redressement au centre des discussions

Emmanuel Macron recevra demain à l’Élysée le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, pour un entretien bilatéral, après un premier échange en marge du Forum de Davos. (AFP)
Emmanuel Macron recevra demain à l’Élysée le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, pour un entretien bilatéral, après un premier échange en marge du Forum de Davos. (AFP)
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  • Le chef de l’État entend continuer à accompagner les autorités libanaises sur la voie de la souveraineté, de la stabilité et du redressement, conditions indispensables à un retour durable à la prospérité
  • C’est dans cet esprit qu’il recevra demain à l’Élysée le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, pour un entretien bilatéral, après un premier échange en marge du Forum de Davos

PARIS: L’engagement de la France en faveur du Liban demeure une priorité personnelle du président de la République, Emmanuel Macron, en dépit d’un agenda diplomatique international particulièrement dense.

Le chef de l’État entend continuer à accompagner les autorités libanaises sur la voie de la souveraineté, de la stabilité et du redressement, conditions indispensables à un retour durable à la prospérité.

C’est dans cet esprit qu’il recevra demain à l’Élysée le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, pour un entretien bilatéral, après un premier échange en marge du Forum de Davos.

À cette occasion, le président de la République rappellera l’attachement constant de la France au respect plein et entier du cessez-le-feu par toutes les parties, tel que prévu par l’accord de novembre 2024.

Dans ce cadre, des questions sont toutefois soulevées quant à la poursuite des exactions militaires israéliennes, en dépit des engagements pris, et à leur impact sur la stabilité du sud du Liban.

D’autres interrogations concernent également la pérennité et l’efficacité du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, qu’Israël est loin de prendre en compte et dont l’activité est pour l’instant gelée.

L’Élysée souligne que la crédibilité du cessez-le-feu repose sur sa mise en œuvre effective et vérifiable, sous l’égide du mécanisme international de surveillance auquel la France participe activement.

Les échanges porteront également sur le processus de restauration du monopole de l’État libanais sur les armes. À ce propos, le président de la République insistera sur la nécessité d’engager pleinement la deuxième phase du plan annoncé par les autorités libanaises, après les avancées constatées au sud du Litani.

À cet égard, les déclarations répétées du Hezbollah refusant tout désarmement seront abordées comme un sujet de préoccupation majeure.

Désarmement et réformes économiques

L’Élysée rappelle que le désarmement des groupes armés au nord du Litani fait partie intégrante de l’accord de novembre 2024 et constitue une attente claire et unanime de la communauté internationale.

Toujours selon l’Élysée, les efforts déployés par les Forces armées libanaises sur le terrain — notamment le rétablissement du contrôle opérationnel au sud du Litani, la destruction d’armes et d’infrastructures illégales, ainsi que le déploiement accru de troupes — sont jugés encourageants.

Fait particulièrement significatif pour l’Élysée, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a, lui, affiché sa satisfaction à la suite du rapport présenté au sujet du désarmement par le chef d’état-major de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal.

Tout cela démontre, aux yeux de l’Élysée, la capacité de l’État libanais à assumer progressivement ses responsabilités souveraines, à condition de bénéficier d’un appui international renforcé.

C’est précisément l’objectif de la conférence internationale de soutien à la souveraineté du Liban, qui se tiendra à Paris le 5 mars prochain sous la présidence d’Emmanuel Macron, et qui visera à renforcer les Forces armées libanaises ainsi que les Forces de sécurité intérieure.

Une réunion de préparation de cette conférence se tiendra au mois de février prochain, à une date qui n’a pas encore été précisée.

Cependant, des doutes subsistent quant aux chances de succès de cette conférence, au regard des tensions existant dans les relations entre la France et les États-Unis, considérés parmi les acteurs clés de ladite initiative.

Les deux dirigeants aborderont également la poursuite des réformes économiques et financières indispensables au redressement du pays.

Le président de la République soulignera l’importance de l’adoption rapide de la « gap law », étape clé pour la conclusion d’un programme avec le Fonds monétaire international, et réaffirmera l’engagement de la France à mobiliser ses partenaires internationaux en soutien à l’économie libanaise.

Enfin, l’entretien permettra un échange plus large sur la situation régionale au Proche et au Moyen-Orient, notamment en Syrie et à Gaza.

Par ailleurs, les deux responsables réaffirmeront leur attachement aux principes de paix, de stabilité durable et de sécurité, tout en soulignant que le respect des engagements pris par l’ensemble des acteurs demeure la condition première d’un apaisement durable.


Farandou défend un budget de compromis, «pas un 49.3 qui brutaliserait le Parlement»

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a défendu vendredi sur France 2 un budget "de compromis", assurant que l'usage de l'article 49.3 ne "brutalise" pas le Parlement, après de longues heures de débat. (AFP)
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a défendu vendredi sur France 2 un budget "de compromis", assurant que l'usage de l'article 49.3 ne "brutalise" pas le Parlement, après de longues heures de débat. (AFP)
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  • "Ce budget, c'est un budget de compromis. Ce n'est pas du tout un 49.3 qui brutaliserait le Parlement"
  • M. Farandou s'est montré prudent sur l'issue des votes sur les mentions de censure déposées par la gauche hors PS et l'extrême droite, en réponse au 49.3 déclenché mardi par Sébastien Lecornu sur la partie "recettes" du budget

PARIS: Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a défendu vendredi sur France 2 un budget "de compromis", assurant que l'usage de l'article 49.3 ne "brutalise" pas le Parlement, après de longues heures de débat.

"Ce budget, c'est un budget de compromis. Ce n'est pas du tout un 49.3 qui brutaliserait le Parlement", a-t-il estimé. "Il y a eu 350 heures de débats. C'est au contraire un budget qui cristallise un compromis, un consensus".

M. Farandou s'est montré prudent sur l'issue des votes sur les mentions de censure déposées par la gauche hors PS et l'extrême droite, en réponse au 49.3 déclenché mardi par Sébastien Lecornu sur la partie "recettes" du budget. Des motions qui devraient a priori être rejetées vendredi.

"On est toujours prudent sur le résultat d'un vote qui sera serré", a-t-il dit, estimant qu'"il ne faut surtout pas vendre la peau de l'ours".

M. Farandou a estimé que l'absence de budget "serait une catastrophe pour le pays".

Interrogé sur l'existence d'un "virage à gauche" du budget avec l'annonce vendredi de la hausse de la prime d'activité de 50 euros en moyenne pour trois millions de Français, il a insisté sur le fait que cette mesure "n'est ni de gauche ni de droite ou de gauche et de droite".

"Bien sûr, la gauche y voit une mesure de pouvoir d'achat, mais je pense que les gens de sensibilité de droite y voient une incitation au travail", a-t-il pointé. "C'est typiquement la mesure qui est bonne pour les Français et qui au fond permet le consensus, du PS aux Républicains".

"On est en train d'affiner, on fera tout ce qu'on peut", a-t-il aussi répondu au journaliste qui lui demandait si la hausse pourrait être de plus de 50 euros, tout en insistant sur la nécessité de ne pas creuser le déficit.