Brésil: un juge de la Cour suprême revient sur la décision de bloquer Telegram

Un juge de la Cour suprême du Brésil qui a ordonné la suspension de l'application de messagerie populaire Telegram a accordé 24 heures pour adopter des changements afin qu'il puisse lever l'ordonnance (Photo, AFP).
Un juge de la Cour suprême du Brésil qui a ordonné la suspension de l'application de messagerie populaire Telegram a accordé 24 heures pour adopter des changements afin qu'il puisse lever l'ordonnance (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 21 mars 2022

Brésil: un juge de la Cour suprême revient sur la décision de bloquer Telegram

  • Le juge avait décidé de bloquer vendredi la populaire messagerie en ligne, très utilisée par le président Jair Bolsonaro
  • Le juge a demandé la suppression d'une publication de M. Bolsonaro où il mettait en doute la fiabilité du système de vote électronique

BRASILIA : Le juge de la Cour suprême brésilienne qui avait donné samedi 24 heures à Telegram pour éviter d'être bloquée a levé dimanche cette menace, estimant que la messagerie en ligne s'était conformée aux ordres judiciaires.

Considérant que les demandes de la Cour suprême du Brésil ont été "pleinement satisfaites", "je révoque la décision de suspendre complètement et intégralement le fonctionnement de Telegram au Brésil", a écrit le juge Alexandre de Moraes dans un arrêt rendu public par la Cour suprême. 

Le juge avait décidé de bloquer vendredi la populaire messagerie en ligne, très utilisée par le président d'extrême droite Jair Bolsonaro et ses réseaux à sept mois de la présidentielle, dans un pays gangréné par la désinformation.

Cette décision "est irrecevable", avait alors réagi le président Bolsonaro, estimant que la décision du juge affectait "70 millions de personnes". "Ce qui est en jeu, c'est notre liberté", avait déclaré le président. Telegram est téléchargée sur environ 53% des mobiles au Brésil. 

Samedi, le juge avait finalement donné 24 heures à Telegram pour se conformer à la loi, estimant que la messagerie s'était alors "partiellement conformée aux ordres judiciaires".

Ce délai de 24 heures avait été décidé après que Pavel Durov - le patron fondateur russe de Telegram, dont le siège social est à Dubaï - eût présenté ses excuses à la Cour suprême, invoquant un "problème de communication" tout en réclamant un nouveau délai pour répondre aux exigences de la justice brésilienne.

La messagerie n'a finalement jamais cessé de fonctionner normalement en fin de semaine.

Selon le juge Moraes, Telegram a annoncé avoir adopté plusieurs mesures pour lutter contre la désinformation. Parmi elles, la surveillance "manuelle" des 100 chaînes les plus populaires au Brésil, la possibilité de signaler des publications jugées inexactes, la restriction des profils qui diffusent de la désinformation et la promotion d'informations vérifiées. 

Le juge a également demandé la suppression d'une publication de M. Bolsonaro datant d'août dernier et dans laquelle il mettait en doute, sans apporter de preuve, la fiabilité du système de vote électronique au Brésil, en place depuis 1996.

Depuis samedi déjà, cette publication n'est plus visible. "Ce message ne peut être affiché" car "il viole les lois locales", est-il indiqué à la place.

La messagerie en ligne cryptée est une clef de voûte de la stratégie de campagne de M. Bolsonaro, qui vise la réélection à la présidentielle d'octobre et défend la liberté d'expression sans limite.

Contrairement à d'autres plateformes, il n'y a sur Telegram pratiquement pas de modération de contenu des messages et les groupes peuvent rassembler jusqu'à 200.000 membres, ce qui augmente considérablement le potentiel viral des fausses informations.

Cela a valu à Telegram des sanctions dans certains pays, de la suspension - temporaire ou définitive - de ses services au blocage ciblé de certains comptes ou groupes d'usagers.

 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.