L'UE va renforcer ses défenses et se donner des moyens d'intervention

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lors d'une réunion du Conseil des affaires étrangères (FAC) au siège de l'UE, à Bruxelles, le 21 mars 2022 (Photo, AFP).
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lors d'une réunion du Conseil des affaires étrangères (FAC) au siège de l'UE, à Bruxelles, le 21 mars 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 22 mars 2022

L'UE va renforcer ses défenses et se donner des moyens d'intervention

  • Les ministres des Affaires étrangères et les ministre de la défense de l'UE ont approuvé une +boussole stratégique+ élaborée depuis deux ans
  • L'UE va utiliser les Groupements tactiques crées en 2007 pour constituer cette force de réaction de 5 000 militaires

BRUXELLES: L'Union européenne (UE) a approuvé lundi la constitution d'une force de 5 000 combattants et s'est engagée sur une augmentation de ses dépenses militaires afin d'être en mesure de mener seule des interventions d'ici 2025.

"L'Union européenne est en danger. L'agression de la Russie contre l'Ukraine n'est pas de la rhétorique et constitue un rappel à l'ordre", a souligné le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Les ministres des Affaires étrangères et les ministre de la défense de l'UE ont approuvé une +boussole stratégique+ élaborée depuis deux ans et adaptée à la situation créée par la guerre en Ukraine. 

"Il s'agit d'un appel à l'action et ce document ne doit pas rester lettre morte", a insisté Josep Borrell. "L'Union européenne doit se monter déterminée, rapide dans sa réaction aux crises et elle doit investir dans des capacités de défense en complémentarité avec l'Otan", a-t-il expliqué.

"L'UE est collectivement sous-équipée pour faire face aux menaces et aux défis" actuels, avertit le document adopté par les ministres.

L'UE va utiliser les Groupements tactiques crées en 2007 pour constituer cette force de réaction de 5 000 militaires.

"Les Groupements tactiques sont opérationnels, mais ils n'ont jamais été utilisés, faute de volonté politique et de moyens financiers", déplore le service d'actions extérieures de l'UE.

La force sera constituées de "composantes terrestres, aériennes et maritimes" et dotée de capacités de transports afin d'être en mesure de "mener des intervention pour sauver et évacuer des ressortissants européens" pris dans un conflit.

Cette capacité a fait défaut aux Européens pour remplacer les Américains lors de l'évacuation de Kaboul en aout 2021.

L'Allemagne souhaite constituer le coeur de cette force en 2025, a annoncé lundi sa ministre de la Défense Christine Lambrecht.

Les engagements militaires de l'UE seront discutés jeudi avec le président américain Joe Biden lors d'un sommet extraordinaire de l'Otan suivi par une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE consacrés aux conséquences de la guerre menée par la Russie en Ukraine pour la sécurité en Europe.

Les Etats-Unis ont à nouveau déployé plus de 100 000 militaires et d'importants moyens militaires en Europe pour participer au renforcement des défenses aux frontières orientales de l'Otan. Le partage du coût des capacités déployées dans les pays Baltes, en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et en Slovaquie sera l'un des sujets des discussions.

L'UE consacre 200 milliards de dollars par an, soit 1,5% de son PIB, pour la défense. "C'est trois ou quatre fois le budget de la Russie et autant que la Chine. Mais ce n'est pas assez", a précisé Josep Borrell.

Aucun objectif chiffré n'est inscrit dans les engagements pris lundi par l'UE. Mais tous les pays de l'Otan, dont 21 sont membres de l'UE, se sont engagés à consacrer 2% de leur PIB à leurs dépenses militaires en 2024.

L’Allemagne, la Belgique et le Danemark, trois pays très en retard sur cet engagement, ont annoncé des augmentations de leurs budgets. 

"L'UE entend fournir un effort additionnel et complémentaire à l'Otan", a soutenu Josep Borrell.

Les Européens veulent investir dans des capacités qui leur font actuellement défaut, notamment des drones, des systèmes de combats, des chars, des systèmes de défense anti-aériens et anti-missiles. 

"Les actions détaillées sont ambitieuses, mais réalisables avec un engagement politique soutenu", insiste le document.

"Nous allons voir si nous sommes capables de réaliser ce que nous nous sommes engagés à faire" a conclu Josep Borrell en réponse à l'AFP.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.