Transport aérien: malgré les incertitudes, les low cost sortent le grand jeu pour l'été

Transavia, qui a repris certaines liaisons intérieures françaises à sa consœur Hop!, comptera cet été 61 appareils contre 38 avant crise pour desservir quelque 200 destinations, dont 100 à partir d'Orly, de la Jordanie au Cap-Vert en passant par les populaires îles grecques. (Photo, AFP)
Transavia, qui a repris certaines liaisons intérieures françaises à sa consœur Hop!, comptera cet été 61 appareils contre 38 avant crise pour desservir quelque 200 destinations, dont 100 à partir d'Orly, de la Jordanie au Cap-Vert en passant par les populaires îles grecques. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 22 mars 2022

Transport aérien: malgré les incertitudes, les low cost sortent le grand jeu pour l'été

Transavia, qui a repris certaines liaisons intérieures françaises à sa consœur Hop!, comptera cet été 61 appareils contre 38 avant crise pour desservir quelque 200 destinations, dont 100 à partir d'Orly, de la Jordanie au Cap-Vert en passant par les populaires îles grecques. (Photo, AFP)
  • Comme leurs concurrentes «historiques», ces compagnies ont gravement souffert de la crise sanitaire liée à la Covid-19 et n'ont pas retrouvé de rentabilité en 2021
  • Transavia France, l'un des axes de développement du groupe Air France-KLM, va proposer cette année «70% de sièges en plus par rapport à 2019», explique sa directrice générale Nathalie Stubler

PARIS: Pressées de tourner la page de la pandémie de Covid-19, les compagnies aériennes low cost européennes déroulent des programmes ambitieux pour la saison estivale, malgré les incertitudes nées de la guerre en Ukraine et de l'inflation. 

Comme leurs concurrentes « historiques », ces compagnies ont gravement souffert de la crise sanitaire liée à la Covid-19 et n'ont pas retrouvé de rentabilité en 2021. 

Mais cela pourrait changer dès cette année. Ces compagnies « ont les capacités d'adaptation les plus rapides (...) Ryanair, easyJet, Vueling, Wizzair vont gagner des parts de marché très significatives », prophétise Marc Rochet, patron des compagnies françaises Air Caraïbes et French Bee, cette dernière proposant du bas coût vers les Antilles et les États-Unis. 

« Quand on voit la dynamique du nombre de lignes, le retour de programmes équivalents aux niveaux de 2019, on s'aperçoit que c'est bien ce modèle qui sur le court et moyen-courrier est en train de consolider le marché », renchérit Didier Bréchemier, spécialiste du secteur aérien chez Roland Berger. 

A contrario, les projections montrent « une perte de 20% à 25% de passagers +business+ par rapport à 2019, en particulier sur le long-courrier », ce qui va affaiblir les compagnies traditionnelles, selon lui. 

La recette des low cost est connue: un seul type d'appareil moyen-courrier, une classe, des prix d'appel agressifs, mais beaucoup d'options payantes (flexibilité, placement, nourriture, bagages en soute voire en cabine...) 

Leur capacité de rebond a déjà été prouvée: en 2020 et 2021, « les compagnies low cost se sont rétablies plus vite pendant l'été que les transporteurs traditionnels, et certaines ont retrouvé leurs niveaux de 2019 depuis août » dernier, selon l'organisme de surveillance du trafic Eurocontrol. 

En France, ces compagnies ont représenté en 2021 « un peu moins de 40% du trafic », contre 35% en 2019, selon l'Union des aéroports français.  

Et à l'approche de la haute saison culminant avec les cruciaux juillet-août, elles ne cachent pas leur appétit. 

Pétrole et hausse des tarifs 

Transavia France, l'un des axes de développement du groupe Air France-KLM, va ainsi proposer cette année « 70% de sièges en plus par rapport à 2019 », explique sa directrice générale Nathalie Stubler. La compagnie à bas coût note des ventes qui repartent « très très fort » depuis le début de l'année. 

Transavia, qui a repris certaines liaisons intérieures françaises à sa consœur Hop!, comptera cet été 61 appareils contre 38 avant crise pour desservir quelque 200 destinations, dont 100 à partir d'Orly, de la Jordanie au Cap-Vert en passant par les populaires îles grecques. 

Même moral d'acier chez Volotea, compagnie espagnole qui vise une capacité en augmentation « de près de 40% par rapport à 2019 », et « entre 9 et 9,5 millions de passagers en 2022, soit environ 32% de plus que son record historique de 2019 ». 

Vueling (groupe IAG), qui a récupéré 18 créneaux aéroportuaires à Orly lâchés par Air France en contrepartie d'une aide d'État, va étoffer significativement son programme estival: 50 lignes directes au départ de cet aéroport, contre 11 en 2019. À l'échelle européenne, elle retrouvera ses capacités de 2019. 

Ryanair, première compagnie européenne, prévoit quant à elle de dépasser le nombre de personnes transportées avant la pandémie d'ici à mars 2023, soit un objectif de 165 millions de passagers sur l'exercice 2022-23, et ce malgré la guerre en Ukraine et le bond des prix du pétrole. 

À ce titre, l'emblématique low cost irlandaise semble avoir le mieux joué: elle a acquis 80% de son carburant à l'avance à un cours d'environ 65 dollars le baril - contre plus de 100 actuellement - et ne devrait voir ses comptes plombés que de 50 millions d'euros sur les 12 prochains mois. 

D'autres compagnies, moins protégées, risquent en revanche de devoir augmenter davantage leurs prix. 

Reste à savoir si les ventes seront à la mesure du développement de l'offre. 

Dans un contexte géopolitique incertain, M. Bréchemier estime « très probable que les passagers européens voyagent moins loin à l'étranger et privilégient l'Europe », malgré la hausse prévisible des tarifs: « ils seront prêts à payer un peu plus pour rester proches et utiliser des compagnies court et moyen-courrier, dont les low cost ». 


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".