OPEP: Approbation d'un accord qui "stabilisera" les cours du brut

Cet accord a pu se concrétiser dans la mesure où l’économie mondiale se remet progressivement de la pandémie. (Photo, Joe KLAMAR / AFP)
Cet accord a pu se concrétiser dans la mesure où l’économie mondiale se remet progressivement de la pandémie. (Photo, Joe KLAMAR / AFP)
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Publié le Vendredi 17 juillet 2020

OPEP: Approbation d'un accord qui "stabilisera" les cours du brut

  • L’alliance conduite par l’Arabie saoudite a rétabli la stabilité sur le marché mondial du brut
  • La production augmentera de deux millions de barils par jour

DUBAI : La Russie et l’OPEP, dont le chef de file est l’Arabie saoudite, ont approuvé à l’unanimité mercredi 15 juillet la seconde phase d’un accord historique sur la production de pétrole, qui a permis de rétablir la stabilité sur les marchés du brut. 
L’accord prévoit que les pays de l’OPEP et ses alliés vont assouplir leur pacte de baisse coordonnée de la production de pétrole conclu en Mai dernier. A partir du mois prochain, les réductions de la production de pétrole passeront de 9,6 millions de barils par jour à 7,7 millions jusqu’à la fin de l’année.
 La production pourra donc augmenter à partir du mois d’août de deux millions de barils par jour, dont la plupart seront consommés dans les pays de l’OPEP. Cet accord a pu se concrétiser dans la mesure où l’économie mondiale se remet progressivement de la pandémie liée au covid-19, et parce que pendant l’été, la consommation d’énergie augmente sur les marchés. 
« Nous constatons des signes d’amélioration encourageants du côté de la demande. Les économies du monde s’ouvrent, a précisé le Prince Abdul Aziz bin Salman, ministre saoudien de l’énergie et président du comité ministériel qui coordonne l’alliance des 23 pays de l’OPEP +. Alors que nous nous dirigeons vers la seconde phase de l’accord, l’offre excédentaire résultant de l’assouplissement planifié de la réduction de la production sera consommée à mesure que la demande continuera sur le chemin de la reprise  », a t-il ajouté. 

500 000 barils supplémentaires par jour
Le ministre prévoit que l’Arabie saoudite consommera 500 000 barils supplémentaires par jour au cours des mois d’été , essentiellement pour alimenter la consommation intérieure. Il a indiqué que le niveau des exportations du pétrole saoudien en août serait similaire à celui de juillet.
Le taux de conformité à l’accord global de baisse de la production pétrolière conclu en Mai a atteint un record de 95% au mois de Juin. « En 33 ans, nous n’avions jamais atteint un tel taux de conformité» s’est réjoui le Prince Abdul Aziz.
Certains pays producteurs, notamment l’Arabie saoudite, les EAU et le Koweït ont réduit leur production encore plus que demandé. Les pays qui n’ont pas adhéré au taux de conformité requis, comme l’Irak et le Nigeria, se sont engagés à atteindre ces objectifs et à compenser la surproduction précédente avec de nouvelles baisses de la production au cours des mois d’été.
Le Prince Abdul Aziz est resté prudemment optimiste sur le fait que la demande continuera à augmenter, sachant que les économies mondiales sont  à peine en train de se remettre la pandémie. « Même si le processus de reprise sera lent, et que des confinements localisés ou partiels pourront être remis en place dans certaines régions, les signes de reprise sont bien là » a-t-il affirmé.
Ces observations ont été reprises par Alexander, Novak, le ministre russe de l’énergie qui a déclaré que les nouveaux niveaux de production étaient « légitimes et en accord avec les tendances du marché. »
 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.