PARIS: La suspension des activités de Renault en Russie suscite jeudi une certaine fébrilité chez les salariés du constructeur français, même si les usines hexagonales sont peu exposées.
« Depuis deux ou trois ans Renault n'est pas en super grande forme, on n'avait pas besoin de ça dans le contexte actuel, c'est une angoisse supplémentaire », s'inquiète Jean-François Pibouleau, délégué syndical central CGT.
« La crise des composants comme l'évolution de la situation géopolitique dans un contexte d'économie ouverte (...) met en évidence la vulnérabilité des grands groupes comme le nôtre », a de son côté réagi la CFDT dans un communiqué, appelant à créer « des plaques de production » 100% intégrées.
L'impact de la suspension des activités russes de Renault s'annonce dans un premier temps limité car « on ne reçoit aucune pièce de Russie », assure Jean-François Pibouleau pour qui « la crise des semi-conducteurs » reste l'ennui majeur du moment.
Seule l'usine du Mans fournissait quelques éléments à la Russie, notamment « des châssis ou des éléments tournants », d'après la CGT.
« L'impact sera beaucoup plus financier, sur les résultats », estime Mariette Rih, déléguée syndical centrale FO.




