Athènes signe l'achat à la France de trois frégates et de six Rafale

Un pilote d'avion de chasse Rafale en mission de surveillance des frontières de l'OTAN au-dessus de la Pologne, le 1er mars 2022 (Photo, AFP).
Un pilote d'avion de chasse Rafale en mission de surveillance des frontières de l'OTAN au-dessus de la Pologne, le 1er mars 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 25 mars 2022

Athènes signe l'achat à la France de trois frégates et de six Rafale

  • J-1 avant sa fête nationale la Grèce signe l'achat à la France de trois frégates de défense et d'intervention et de six avions de combat Rafale
  • Les frégates taillées pour des affrontements de forte intensité en haute mer seront construites par Naval Group

ATHENES: A la veille de sa fête nationale, la Grèce a signé jeudi l'achat à la France de trois frégates de défense et d'intervention (FDI) et de six avions de combat Rafale, nouvelle étape de l'alliance stratégique entre les deux pays.

"Assurer la défense d’un pays demande d’être prêt à toutes les éventualités, même les plus dures", a déclaré la ministre française des Armées Florence Parly "convaincue que notre défense commence au large" comme "nous l'avons encore vérifié dès les premiers temps de l’invasion en Ukraine".

Sur le cuirassé Averof, un navire-musée symbole de l'histoire navale grecque, ancré au Phalère, près d'Athènes, le PDG de Naval Group Pierre Eric Pommellet et le vice-amiral grec Aristeidis Alexopoulos, directeur général des Investissements de défense et des armements, ont d'abord signé le contrat portant sur trois frégates - baptisées Belharra à l'export. 

Le ministre grec de la Défense Nikos Panagiotopoulos a parlé d'une "étape marquante dans notre coopération bilatérale en matière de défense et plus généralement dans les relations entre la France et la Grèce".

Sur fond de tensions avec la Turquie voisine, la Grèce avait décidé l'an dernier de renforcer sa capacité militaire en commandant à la France 24 avions de combat Rafale et trois frégates, pour un montant total de plus de 5,5 milliards d'euros.

Frégates de dernière génération

"La Grèce fait le choix de frégates de dernière génération qui rassemblent le meilleur du savoir-faire naval français", s'est félicité M. Pommellet, dans un communiqué, saluant "un nouveau chapitre dans l'alliance stratégique entre la Grèce et la France".

En septembre, les deux pays ont conclu à Paris un "partenariat stratégique", que Mme Parly a qualifié jeudi d'"atout majeur" pour "construire une défense européenne plus forte demain".

Les frégates taillées pour des affrontements de forte intensité en haute mer seront construites par Naval Group, à Lorient, dans l'ouest de la France, pour être livrées à la marine grecque en 2025, pour les deux premières, et 2026, pour la troisième. 

Le contrat prévoit une quatrième frégate en option, la fourniture de torpilles MU90 ainsi qu'un soutien de Naval Group à la marine grecque.

Rafale supplémentaires

Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a également fait le déplacement pour signer un contrat portant sur la livraison de six Rafale neufs supplémentaires, au standard le plus récent, à partir de l'été 2024. 

La vente de 18 de ces avions de combat avait déjà été signée l'an dernier, dont six d'occasion ont été livrés à la Grèce, tandis que les autres seront entièrement déployés d'ici à l'été 2023, précise l'avionneur, dans un communiqué.  

M. Trappier a salué auprès de l'AFP "une marque de confiance forte" du gouvernement grec à l'égard du Rafale, "qui illustre la force du partenariat stratégique entre la France et la Grèce et entre Dassault et la Grèce depuis 50 ans".

"La guerre en Ukraine montre à quel point la supériorité aérienne est un facteur de succès primordial", a aussi noté Florence Parly, avant de se rendre en délégation à la nuit tombée à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle.

Le bâtiment français a fait escale au large du Pirée à l'occasion de la fête nationale grecque. Des Rafale y décolleront vendredi pour participer à la parade militaire à Athènes. La Grèce célèbre le 25 mars le début de la guerre de l'Indépendance de l'empire ottoman, en 1821.

Sommet gréco-turc "inattendu"
La signature de ces nouveaux contrats intervient alors que les relations semblent s'apaiser entre la Grèce et la Turquie, qui ont promis de coopérer davantage face à la conjoncture de la guerre en Ukraine.

La Grèce et la France avaient commencé à renforcer leur coopération militaire à l'été 2020 pour contrer les tentatives turques d'exploration gazière dans des zones disputées de Méditerranée orientale.

Le "partenariat stratégique" conclu en septembre entre Paris et Athènes, comporte une clause d'assistance mutuelle.

Ankara a critiqué l'accord franco-grec à plusieurs reprises, estimant qu'il menaçait "la paix et la stabilité régionales".

Or un sommet "inattendu" à Istanbul entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre grec "a contribué à améliorer les relations bilatérales en raison de la guerre en Ukraine", a indiqué à l'AFP Christos Rozakis, ancien vice-président de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.