Biden en Pologne, compare le courage des Ukrainiens à celui des Chinois de Tiananmen

Le président américain Joe Biden ( à droite) rencontre des membres de la 82e division aéroportée, qui contribuent aux côtés des alliés polonais à la dissuasion sur le flanc oriental de l'Alliance, dans la ville de Rzeszow, dans le sud-est de la Pologne. (AFP).
Le président américain Joe Biden ( à droite) rencontre des membres de la 82e division aéroportée, qui contribuent aux côtés des alliés polonais à la dissuasion sur le flanc oriental de l'Alliance, dans la ville de Rzeszow, dans le sud-est de la Pologne. (AFP).
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Publié le Samedi 26 mars 2022

Biden en Pologne, compare le courage des Ukrainiens à celui des Chinois de Tiananmen

  • Joe Biden devait d'abord rencontrer des soldats américains de la 82e division aéroportée stationnés à Rzeszow, puis tenir une réunion sur la situation humanitaire en Ukraine
  • Le président américain gagnera ensuite Varsovie pour des entretiens samedi avec les dirigeants polonais et une visite dans un centre d'accueil de réfugiés ukrainiens

RZESZÓW: Le président américain Joe Biden, en visite officielle en Pologne, sur le flanc oriental de l'Otan, a salué vendredi le courage du peuple ukrainien qui selon lui rappelle les événements de la place Tiananmen de 1989, et répété que selon lui Vladimir Poutine était un "criminel de guerre".

"Quand vous voyez une femme de trente ans debout face à un char avec un fusil (...), si on parle de la place Tiananmen, c'est la place Tiananmen" en plus important encore, a estimé le président américain, louant le "courage" et la "résilience" du peuple ukrainien.

En anglais, Joe Biden a joué sur les mots en parlant de "Tiananmen square squared", "square" signifiant la place, et "squared" se traduisant par "au carré".

Le président américain s'exprimait à Rzeszow dans le sud de la Pologne, à 80 km de la frontière avec l'Ukraine où il s'est rendu au premier jour de sa visite en Pologne, faute de pouvoir voir "de ses propres yeux" les ravages du conflit en Ukraine. 

«Criminel de guerre, je le pense»

Il a aussi, pour la deuxième fois, qualifié le président russe Vladimir Poutine de "criminel de guerre".

S'adressant lors d'une réunion sur la situation humanitaire à son homologue polonais, Andrzej Duda, le président américain a dit: "le plus important que nous puissions faire (...) est de maintenir l'unité des démocraties dans notre détermination et nos efforts pour réduire la dévastation provoquée par un homme qui est, je le pense, un criminel de guerre. Et je pense que nous remplirons les critères légaux (de cette définition) aussi."

Le gouvernement américain, le 23 mars, avait déjà officiellement "établi que les membres des forces russes ont commis des crimes de guerre en Ukraine", selon le secrétaire d'Etat Antony Blinken.

A Rzeszow, Joe Biden a commencé sa visite par une rencontre avec les militaires de la 82e division aéroportée américaine.

Cette division, la dernière à quitter l'Afghanistan l'été dernier, fait partie des forces déployées sur le flanc oriental de l'Otan pour renforcer la présence militaire américaine face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

«Bataille entre les démocraties et les autocrates»

Le "commandant en chef" des forces armées américaines a plaisanté avec des militaires qui se faisaient couper les cheveux.

Puis Joe Biden, en costume et chemise rayée mais sans cravate, s'est assis au milieu de soldats en treillis dans un réfectoire, pour manger une part de pizza..

"Merci, merci, merci", a-t-il répété à plusieurs reprises à l'intention des militaires présents. 

"Vous êtes au centre d'une bataille entre les démocraties et les autocrates", a dit Joe Biden lors d'un court discours. "Ce que vous faites est important, vraiment important".

Il a ensuite assisté à une réunion sur la situation humanitaire en Ukraine et aux alentours, avec le président polonais Andrzej Duda.

"Votre présence ici est un grand témoignage de l'unité au sein de l'Alliance de l'Atlantique Nord, de l'énorme soutien, ainsi que de l'importance que les États-Unis ont pour la stabilité de la paix mondiale", a dit ce dernier à son homologue américain.

Le président américain s'est ensuite envolé pour Varsovie. Il aura des entretiens samedi avec les dirigeants polonais et une visite dans un centre d'accueil de réfugiés ukrainiens, qui affluent par millions en Pologne.

M. Biden doit enfin prononcer samedi un discours que la Maison Blanche promet "majeur".


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.