L'Espagne remet à l'Algérie un ex-militaire condamné par contumace

Photo d'illustration. Mohamed Benhalima, cet ex-caporal de 32 ans avait fui l'Algérie en septembre 2019 après avoir pris part au Hirak, le mouvement de contestation anti-régime qui avait notamment poussé à la démission l'ancien président Abdelaziz Bouteflika (AFP)
Photo d'illustration. Mohamed Benhalima, cet ex-caporal de 32 ans avait fui l'Algérie en septembre 2019 après avoir pris part au Hirak, le mouvement de contestation anti-régime qui avait notamment poussé à la démission l'ancien président Abdelaziz Bouteflika (AFP)
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Publié le Vendredi 25 mars 2022

L'Espagne remet à l'Algérie un ex-militaire condamné par contumace

  • Mohamed Benhalima a été expulsé «hier soir» d'Espagne, où il se trouvait dans un centre de rétention pour étrangers à Valence, après avoir été arrêté par la police espagnole
  • Benhalima a été condamné par contumace dans son pays en mars 2021 à 10 ans de prison pour «publications de fausses informations»

MADRID: L'Espagne a remis aux autorités algériennes un ancien militaire ayant fui son pays après avoir pris part au mouvement de contestation du Hirak et condamné par contumace à dix ans de prison, a-t-on appris vendredi auprès d'une source proche du dossier.

Selon cette source, Mohamed Benhalima a été expulsé "hier soir" d'Espagne, où il se trouvait dans un centre de rétention pour étrangers à Valence (est), après avoir été arrêté mi-mars par la police espagnole.

Cet ex-caporal de 32 ans avait fui l'Algérie en septembre 2019 après avoir pris part au Hirak, le mouvement de contestation anti-régime qui avait notamment poussé à la démission l'ancien président Abdelaziz Bouteflika. Arrivé en Espagne, il y avait déposé une demande d'asile.

Mohamed Benhalima a été condamné par contumace dans son pays en mars 2021 à 10 ans de prison pour "publications de fausses informations". 

Selon l'avocat de M. Benhalima, Eduardo Gomez Cuadrado, la police espagnole a motivé sa procédure d’expulsion par des accusations d'"activités contraires à la sécurité nationale ou qui pourraient compromettre les relations de l'Espagne avec d'autres pays".

Les autorités espagnoles lui reprochent notamment ses liens présumés avec le mouvement islamo-conservateur Rachad, toujours selon Me Gomez Cuadrado.

Bête noire du régime algérien, le mouvement Rachad, établi à Londres, a été classé "terroriste" par l'Algérie en mai 2021.

Dans une affaire similaire, Abdellah Mohamed, lui aussi ex-militaire déserteur, avait été remis par l'Espagne aux autorités algériennes en août 2021 pour appartenance présumée au mouvement Rachad et a été condamné mercredi à cinq ans de prison pour appartenance à "un groupe terroriste".

L'ONG Amnesty international avait appelé l'Espagne à renoncer à l'expulsion de Mohamed Benhalima, affirmant qu'il s'agissait d'un "lanceur d'alerte" ayant "dénoncé la corruption dans les rangs des hauts-gradés de l'armée algérienne", et dénonçant les risques de "tortures" et "mauvais traitements".

Cette expulsion intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre l'Espagne et l'Algérie depuis que Madrid a soutenu vendredi pour la première fois publiquement la proposition marocaine d'autonomie du Sahara occidental, à laquelle s'oppose Alger, qui soutient les indépendantistes sahraouis du Front Polisario.

Dénonçant un "revirement", Alger a rappelé samedi son ambassadeur en Espagne. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a promis mercredi de "tout faire pour renouer des relations diplomatiques malheureusement altérées" avec l'un des principaux fournisseurs de gaz de l'Espagne.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.