Condamnation mondiale de l'attaque houthie, «rendue possible» par l'Iran selon Washington

L'attaque a causé l'incendie de la raffinerie de Djeddah vendredi (Photo, AFP).
L'attaque a causé l'incendie de la raffinerie de Djeddah vendredi (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 27 mars 2022

Condamnation mondiale de l'attaque houthie, «rendue possible» par l'Iran selon Washington

  • Plusieurs voix appellent à l'action face aux attaques des Houthis visant des civils
  • Les Etats-Unis se sont engagés à travailler avec l'Arabie saoudite au renforcement des défenses du Royaume

DJEDDAH: Les condamnations ont fusé de toute part après l'attaque d'une raffinerie à Djeddah vendredi par la milice houthie. Les Etats-Unis ont accusé l'Iran d'avoir permis cette agression en fournissant des armes aux assaillants, au mépris de la loi internationale.

« Les attaques des Houthis contre les raffineries de Saudi Aramco à Djeddah ainsi que les attaques contre les installations civiles à Jizan, Najran et Dhahran sont des actes de terrorisme visant à prolonger les souffrances du peuple yéménite «, a déclaré Jake Sullivan, le conseiller américain à la sécurité nationale.

«Les attaques d'aujourd'hui, tout comme celles qui ont visé des usines de traitement d'eau et les infrastructures énergétiques les 19 et 20 mars, ont clairement été rendues possibles par l'Iran, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ayant interdit l'importation d'armes au Yémen» a-t-il martelé dans un communiqué vendredi.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a annoncé l'intention de Washington de travailler avec Riyad pour renforcer ses défenses «tout en cherchant des avancées vers une fin durable au conflit» et de permettre aux Yéménites de «déterminer leur futur de façon collective».

La Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a annoncé que l'incendie des deux réservoirs de la raffinerie avait été maîtrisé, sans qu'aucune victime ne soit à déplorer.

Samedi matin, la Coalition a intercepté deux drones volant au-dessus du territoire yéménite, en direction de l'Arabie saoudite. Elle a précisé qu'ils avaient été lancé depuis une raffinerie de Hodeidah. Une frappe de représailles a été effectuée sur Sanaa, a-t-elle également annoncé.

Des volutes de fumée noire pouvaient être aperçues vendredi à Djeddah après l'attaque des Houthis. La milice, qui a pris possession de la capitale Sanaa en 2014 et continue d'occuper une grande partie du pays, a effectué plusieurs attaques visant des infrastructures civiles du Royaume. 

La Coalition, dont Riyad est à la tête, soutient le gouvernement internationalement reconnu du Yémen. Elle a intercepté de nombreuses attaques de missiles et de drones par le passé.

Celle qui a touché Djeddah le 19 mars a provoqué un incendie dans un centre de distribution d'Aramco. Le lendemain, la Coalition a détruit un bateau chargé d'explosifs au large de Hodeidah, faisant échouer in-extremis une attaque sur une route maritime vitale.

L'attaque contre l'installation pétrolière Saudi Aramco a été largement condamnée. (AFP)
L'attaque contre l'installation pétrolière Saudi Aramco a été largement condamnée. (AFP)

Plusieurs incidents similaires ont visé des aéroports du Royaume, causant des blessures parmi des civils.

En février, 12 personnes ont ainsi été blessées dans une attaque de drones visant l'aéroport d'Abha. En octobre dernier, 26 civils ont été blessés à l'aéroport du Roi Abdulaziz à Jazan, touché à deux occasions différentes.

La milice houthie a augmenté la fréquence de ses attaques contre le Royaume ces dernières semaines, alors que l'Iran tente de raviver l'accord sur le nucléaire qui permettrait à Téhéran de recommencer à vendre son pétrole, en pleine crise énergétique causée par le conflit ukrainien.

Le royaume saoudien, premier exportateur de brut au monde, avait déjà averti lundi du risque d'une baisse de sa production de pétrole au lendemain de plusieurs attaques revendiquées par les Houthis.

La fumée de l'attaque était visible depuis la piste. "Je sens le brûlé - est-ce ma voiture?" a déclaré le champion du monde de F1 Max Verstappen sur la radio de son équipe. (Reuters)
La fumée de l'attaque était visible depuis la piste. "Je sens le brûlé - est-ce ma voiture?" a déclaré le champion du monde de F1 Max Verstappen sur la radio de son équipe. (Reuters)

Dans une lettre envoyée au Conseil de sécurité vendredi, l'Arabie saoudite a déclaré se réserver le droit de se défendre face aux agressions de la milice.

La princesse Reema bent Bandar, ambassadrice saoudienne aux Etats-Unis, a réagi dans un tweet. «Les terroristes houthis soutenus par l'Iran continuent de cibler nos infrastructures civiles et énergétiques à l'aide d'armes iraniennes, en toute impunité».  La communauté internationale doit agir face à cette attaque ayant visé des civils innocents et les réserves énergétiques mondiales» a-t-elle rappelé.

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a condamné l'attaque au cours d'une discussion téléphonique avec le prince-héritier Mohammed ben Salmane. Al-Sissi a assuré que l'Egypte est solidaire du Royaume face aux attaques hostiles.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a, lui aussi, dénoncé les attaques sur Twitter: «Je condamne totalement la dernière attaque des Houthis contre des sites critiques en Arabie saoudite, notamment à Djeddah. Ces frappes mettent en danger la vie des civils et doivent cesser «.

Les Emirats Arabes Unis, visés par des attaques similaires par le passé, ont appelé la communauté internationale à réagir et à soutenir les efforts de la Coalition face à la milice.

La France a exprimé sa condamnation «dans les termes les plus forts», appelant à mettre fin à de tels actes, mettant en danger la sécurité de l'Arabie saoudite et la stabilité régionale. Paris a enjoint les Houthis à s'engager de façon constructive dans les pourparlers organisés par l'ONU.

Le ministère saoudien de l'énergie a réitéré qu'il ne pouvait assumer la responsabilité d'une éventuelle pénurie d'approvisionnement en pétrole sur les marchés mondiaux. (AFP)
Le ministère saoudien de l'énergie a réitéré qu'il ne pouvait assumer la responsabilité d'une éventuelle pénurie d'approvisionnement en pétrole sur les marchés mondiaux. (AFP)

Bahreïn a, de son côté, affirmé suivre toutes les mesures que l'Arabie saoudite «estimera nécessaire pour maintenir sa sécurité et sa stabilité face à ces attaques délibérées et systématiques, en infraction avec la loi internationale».

Le Soudan a déclaré que l'attaque houthie représentait une escalade dangereuse du conflit pour la région, et qu'il appuierait aussi toute réaction saoudienne.

Le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a, lui aussi, alerté sur le danger représenté par cette attaque pour la sécurité régionale et l'approvisionnement énergétique mondial. Il a appelé la communauté internationale à adopter une position plus ferme envers les Houthis.

La Ligue Islamique Mondiale, par l'intermédiaire de son dirigeant Mohammed al-Issa, a signifié son soutien au Royaume dans la protection des civils sur son territoire.

Les prix du pétrole ont fortement augmenté depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février qui a perturbé les approvisionnements mondiaux, la Russie étant frappée par des sanctions occidentales.

L'Iran, principal soutien des Houthis, tente de raviver l'accord nucléaire avorté par Donald Trump en 2021.

Joe Biden a exprimé son souhait de revenir à l'accord, suscitant l'aigreur de ses alliés dans la région, qui y voient une récompense pour l'état iranien, facteur de déstabilisation régionale. Ils s'inquiètent également du possible retrait du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) de la liste des organisations terroristes établie par Washington, une inclusion potentielle à l'accord.

Le CGRI contrôle un empire commercial en Iran et des forces militaires et de renseignement responsables d'attaques terroristes dans le monde.

« La tentative de retirer le CGRI de la liste des organisations terroristes est une injure faite à ses victimes et serait une négation de la réalité documentée et appuyée par des preuves sans équivoque « a ainsi protesté Israël.

Les discussions sur le nucléaire sont pour le moment à l'arrêt, la Russie souhaitant que Téhéran soit exempt des sanctions qui la visent. Pour Washington, il s'agit de deux problèmes distincts.

Un accord ratifié permettrait à l'Iran de vendre librement son pétrole sur les marchés internationaux, en forte demande.

L'Iran disposerait d'entre 65 et 80 millions de barils en stock selon Bloomberg, citant des données récoltées par le fournisseur de solutions de renseignement Kpler.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: au moins sept morts dans une nouvelle attaque sur le centre de Beyrouth

Des personnes se rassemblent sur le site d’une frappe de drone ayant visé une voiture à Ramlet al-Baida, sur la Corniche de Beyrouth, après une escalade entre le Hezbollah et Israël dans le contexte du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, à Beyrouth, au Liban, le 12 mars 2026. (REUTERS)
Des personnes se rassemblent sur le site d’une frappe de drone ayant visé une voiture à Ramlet al-Baida, sur la Corniche de Beyrouth, après une escalade entre le Hezbollah et Israël dans le contexte du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, à Beyrouth, au Liban, le 12 mars 2026. (REUTERS)
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  • Une frappe israélienne sur le front de mer de Beyrouth a fait au moins 7 morts et 21 blessés, tandis que le Hezbollah a lancé un nouveau barrage de missiles vers Israël
  • Le conflit s’intensifie avec des frappes israéliennes au Liban et des attaques du Hezbollah, provoquant plus de 800 000 déplacés dans le pays

BEYROUTH: Les autorités du Liban ont fait état jeudi de sept morts dans une frappe israélienne sur le front de mer à Beyrouth, une nouvelle attaque au coeur de la capitale au moment où le Hezbollah tirait un barrage de missiles supplémentaire vers Israël.

Les médias locaux ont diffusé des images montrant de la fumée le long de la côte après cette frappe sur la plage de Ramlet al-Bayda où des personnes déplacées dorment à la belle étoile depuis le déclenchement du dernier conflit entre Israël et le groupe armé libanais pro-iranien.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Ramlet al-Bayda, à Beyrouth, a entraîné un bilan initial de sept morts et 21 blessés", a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué.

Il s'agit de la troisième attaque au coeur de la capitale depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, après une frappe contre un hôtel en bord de mer dimanche et un raid contre un appartement mercredi.

Les Gardiens de la Révolution avaient annoncé peu avant que l'Iran avait réalisé une opération de frappes "conjointe et intégrée" avec son allié du Hezbollah visant Israël.

Le groupe armée libanais a indiqué avoir tiré des missiles sur une base du renseignement militaire israélien dans la banlieue de Tel-Aviv.

L'armée israélienne a déclaré de son côté jeudi avoir atteint dix cibles liées au Hezbollah dans le sud de Beyrouth, dont un quartier général du renseignement, des centres de commandement, et "des dizaines de lanceurs".

Selon l'agence officielle libanaise Ani, des frappes israéliennes ont également ciblé jeudi matin plusieurs villes du sud du Liban, dont Taybeh, al-Sultaniyya ainsi que Qana.

- 800.000 déplacés -

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient la semaine dernière lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en riposte à la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes américano-israéliennes.

Israël, qui poursuivait ses frappes au Liban même avant la guerre malgré un cessez-le-feu conclu en 2024 avec le Hezbollah, a depuis lancé des raids aériens dans tout le pays et envoyé des troupes au sol dans les zones frontalières.

Selon un nouveau bilan des autorités mercredi, plus de 630 personnes ont été tuées par les opérations israéliennes depuis le 2 mars et plus de 800.000 personnes déplacées, dont plus de 120.000 hébergées dans des centres d'accueil.

Le président français Emmanuel Macron a appelé Israël à "clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban" et le Hezbollah à "immédiatement mettre fin à ses attaques", après s'être entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun.

Après une nouvelle journée de pilonnage du Liban mercredi,l'armée israélienne avait annoncé mercredi soir avoir déclenché une nouvelle série de frappes "à grande échelle" visant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah régulièrement bombardé depuis dix jours et dont une grande partie de la population a fui.


L’Arabie saoudite salue une résolution de l’ONU alors que les attaques iraniennes contre les États du Golfe se poursuivent

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  • Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2817 condamnant fermement les attaques iraniennes contre les États du Golfe et la Jordanie comme une violation du droit international
  • L’Arabie saoudite appelle à la cessation immédiate des attaques et réaffirme son droit, selon la Charte de l’ONU, de défendre sa sécurité et sa souveraineté

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a salué l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution n° 2817, présentée par l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman, le Koweït et la Jordanie. Cette résolution condamne avec la plus grande fermeté les attaques odieuses lancées par l’Iran contre les États du Golfe et la Jordanie, et estime que ces actes constituent une violation du droit international ainsi qu’une grave menace pour la paix et la sécurité internationales.

« Le Royaume se félicite du contenu de la résolution, notamment de la condamnation de l’attaque contre des zones résidentielles et du ciblage d’objets civils, ainsi que des pertes civiles qui en ont résulté, des dommages causés aux bâtiments civils et de l’expression de solidarité avec ces pays et leurs peuples », indique le communiqué.

Le ministère a évoqué le soutien international et la condamnation des attaques iraniennes, appelant à leur cessation immédiate et inconditionnelle, ainsi qu’à l’arrêt de toute provocation ou menace envers les pays voisins.

« Le Royaume réaffirme le contenu de la résolution et son plein droit de prendre des mesures pour garantir la protection de sa sécurité, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, et pour dissuader toute agression, comme le reconnaît l’article 51 de la Charte des Nations unies », a-t-elle déclaré. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvelles frappes d'Israël sur le sud de Beyrouth, le Hezbollah tire des «dizaines de roquettes»

Israël a annoncé mercredi soir avoir déclenché une nouvelle série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth contre le Hezbollah, qui a de son côté tiré des roquettes vers le nord d'Israël. (AFP)
Israël a annoncé mercredi soir avoir déclenché une nouvelle série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth contre le Hezbollah, qui a de son côté tiré des roquettes vers le nord d'Israël. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes ont fait huit morts dans l'est du Liban, a rapporté le ministère libanais de la Santé, après une nouvelle journée de pilonnage de l'armée israélienne qui dit viser le Hezbollah pro-iranien
  • D'après un communiqué du ministère, huit personnes ont été tuées et trois blessées dans le district de Baalbek (est)

BEYROUTH: Israël a annoncé mercredi soir avoir déclenché une nouvelle série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth contre le Hezbollah, qui a de son côté tiré des roquettes vers le nord d'Israël.

Les frappes israéliennes ont fait huit morts dans l'est du Liban, a rapporté le ministère libanais de la Santé, après une nouvelle journée de pilonnage de l'armée israélienne qui dit viser le Hezbollah pro-iranien.

D'après un communiqué du ministère, huit personnes ont été tuées et trois blessées dans le district de Baalbek (est).

Quatre autres personnes sont mortes à Burj al-Shemali, près de Tyr (sud), et 17 ont été blessées dans une série de raids sur la banlieue sud de Beyrouth, selon la même source.

A Beyrouth, des journalistes de l'AFP ont entendu des explosions dans toute la ville, tandis que les images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud. L'agence officielle Ani a fait état d'importantes frappes dans cette zone qui est un bastion du Hezbollah.

Après avoir visé plusieurs parties du territoire libanais dans la journée, Israël "a commencé une série de frappes à grande échelle contre des infrastructures du Hezbollah" dans la banlieue sud, a annoncé l'armée dans un communiqué.

Elle "agira bientôt avec une force considérable" contre le mouvement libanais pro-iranien, a averti le porte-parole en langue arabe des militaires israéliens, le colonel Avichay Adraee.

L'armée avait peu avant fait état de tirs de roquettes nourris du Hezbollah.

Celui-ci a dit avoir "tiré des dizaines de roquettes", en direction de bases à Safed et à Haïfa, deux villes septentrionales d'Israël, en réponse à son "agression criminelle".

L'Iran a affirmé avoir réalisé une opération de frappes "conjointe et intégrée" avec son allié du Hezbollah sur Israël, selon un communiqué des Gardiens de la Révolution diffusé par les médias iraniens.

"Feu continu" 

"L'opération conjointe et intégrée du Corps des Gardiens et de la Résistance libanaise" a consisté en "un feu continu pendant une période de cinq heures" de missiles tirés par les Gardiens et de drones et de missiles du Hezbollah contre "plus de 50 cibles" sur le territoire israélien, selon le communiqué diffusé par les agences de presse Fars et Tasnim.

Plus tôt mercredi, Israël a visé un quartier densément peuplé du coeur de la capitale libanaise, au dixième jour d'une guerre avec le Hezbollah qui a fait plus de 600 morts et des centaines de milliers de déplacés.

Le Liban a été entraîné le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le Hezbollah pro-iranien a lancé une attaque sur Israël.

Toute la journée, l'aviation israélienne a effectué frappe après frappe sur la banlieue sud de Beyrouth, dont une grande partie de la population a fui.

Dimanche déjà, une attaque avait visé le coeur de Beyrouth, où les déplacés de la banlieue sud et de la partie méridionale du Liban ont afflué. Un hôtel du front de mer avait été pris pour cible.

L'Iran a accusé Israël d'avoir "assassiné" quatre de ses diplomates en poste au Liban dans cette frappe. Israël soutient avoir visé des Gardiens de la révolution iraniens qui encadrent le Hezbollah.

"Fidélité" 

Selon un nouveau bilan des autorités mercredi, 634 personnes ont été tuées par les opérations israéliennes depuis le 2 mars et plus de 800.000 personnes déplacées, dont plus de 120.000 hébergées dans des centres d'accueil.

Mercredi, huit personnes ont perdu la vie dans la ville de Tibnine (sud).

Selon l'Agence nationale d'information (Ani), un bâtiment occupé par des déplacés a été atteint et cinq membres d'une même famille figurent parmi les victimes.

Ailleurs, dans la plaine de la Bekaa (est), une frappe sur une maison où se trouvaient des réfugiés syriens a fait sept morts, ont affirmé les autorités.

Dans le sud, les frappes israéliennes sur deux localités dans la région de Tyr ont fait 12 morts et cinq blessés, a dit le ministère de la Santé.

Toujours à Tyr, un secouriste de la Croix-Rouge libanaise a succombé à des blessures qui lui ont été infligées deux jours auparavant, lorsque "l'ennemi israélien a visé son ambulance", d'après le ministère de la Santé.

La mort du secouriste, auquel ses camarades ont rendu un émouvant hommage pendant ses funérailles mercredi, porte à 15 le nombre des morts au sein du personnel médical depuis le début de la guerre, selon les autorités.

Près de la frontière avec Israël, des combattants du Hezbollah ont attaqué à plusieurs reprises des troupes israéliennes près des villes de Khiam et d'Odaisseh, a écrit dans un communiqué cette formation libanaise.

Une vingtaine d'Etats soutenant la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban, ainsi que la sous-secrétaire générale des Nations unies Rosemary DiCarlo, ont appelé à une "désescalade", au cours d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée au conflit.