Une « opération hostile» a ciblé l'installation d'Aramco à Djeddah, selon la Coalition

Vue d'un incendie dans l'installation de stockage de pétrole de Saudi Aramco, après une attaque, à Djeddah, en Arabie saoudite, le 25 mars 2022. (Reuters)
Vue d'un incendie dans l'installation de stockage de pétrole de Saudi Aramco, après une attaque, à Djeddah, en Arabie saoudite, le 25 mars 2022. (Reuters)
La Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a déclaré qu'une opération « hostile» de la milice Houthi soutenue par l'Iran visait une installation pétrolière d'Aramco à Djeddah. (Photo, AN)
La Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a déclaré qu'une opération « hostile» de la milice Houthi soutenue par l'Iran visait une installation pétrolière d'Aramco à Djeddah. (Photo, AN)
Les forces de défense aérienne saoudiennes ont détruit sept drones et un missile lancé par la milice houthie visant le sud du Royaume, a annoncé vendredi la Coalition. (SPA)
Les forces de défense aérienne saoudiennes ont détruit sept drones et un missile lancé par la milice houthie visant le sud du Royaume, a annoncé vendredi la Coalition. (SPA)
Short Url
Publié le Samedi 26 mars 2022

Une « opération hostile» a ciblé l'installation d'Aramco à Djeddah, selon la Coalition

  • Les forces de défense aérienne saoudiennes ont également détruit sept drones et un missile, lancés par la milice houthie
  • Le ministre saoudien de l’Énergie: la communauté internationale doit être consciente du danger que constitue la fourniture par l’Iran de missiles balistiques aux Houthis

DJEDDAH: La Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a déclaré qu’une opération «hostile» menée par la milice houthie, soutenue par l’Iran, a ciblé une installation pétrolière d’Aramco à Djeddah vendredi.

L’attaque visait une station de distribution de produits pétroliers dans la ville et a provoqué un incendie dans deux réservoirs, a indiqué la Coalition, ajoutant que l’incendie a été maîtrisé. 

Selon une source officielle du ministère de l’Énergie, une station de distribution de produits pétroliers au nord de Djeddah et la station d’Al-Mukhtara dans la région de Jizan ont été attaquées au moyen de lance-roquettes. Aucune victime n’est à déplorer.

«Cette escalade hostile cible les installations pétrolières et a pour objectif d’affecter la sécurité de l’énergie», a-t-elle indiqué, ajoutant que les Houthis ciblaient les installations pétrolières dans le but d’avoir un impact sur «l’artère de l’économie mondiale».
 
La Coalition a également assuré que la vie quotidienne à Djeddah n’avait pas été perturbée par les attaques. Les personnes présentes sur le circuit de Formule 1 ont pu apercevoir le grand nuage de fumée noire au loin. 

Washington condamne les attaques «inacceptables» des Houthis du Yémen contre des installations énergétiques saoudiennes, a rapporté vendredi la porte-parole adjointe du département d’État, Jalina Porter, avant de souligner que les États-Unis continueraient à travailler avec l’Arabie saoudite pour renforcer ses défenses.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a lui aussi dénoncé les attaques sur Twitter: «Je condamne totalement la dernière attaque des Houthis contre des sites critiques en Arabie saoudite, notamment à Djeddah. Ces frappes mettent en danger la vie des civils et doivent cesser.»

Par ailleurs, les forces de défense aérienne saoudiennes ont détruit sept drones et un missile, lancés par la milice houthie visant le sud du Royaume, a annoncé la Coalition. Les tentatives hostiles des Houthis ciblent délibérément des zones civiles et des installations énergétiques, a-t-elle précisé.

La coalition a mis en garde la milice houthie contre l’escalade de ses «graves violations» après avoir lancé seize attaques contre le Royaume vendredi. Trois des seize attaques ont été perpétrées au moyen de drones chargés d’explosifs tirés en direction de Najran, tandis que neuf drones chargés d’explosifs ont été envoyés vers les régions du sud, de l’est et du centre du Royaume.

Les attaques continues des Houthis menacent à la fois la sécurité régionale et internationale, a ajouté la Coalition. «Nous soutenons le Golfe et la communauté internationale dans la réussite des négociations avec le Yémen», a-t-elle enfin souligné.

 

*Avec AP et Reuters

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Short Url
  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Short Url
  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.

 


Liban: deux morts dans une frappe israélienne 

Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
Short Url
  • Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël
  • L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer

BEYROUTH: Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le mouvement islamiste pro-iranien.

Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël.

L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer.

Sous forte pression américaine et la crainte d'une intensification des bombardements israéliens, Beyrouth s'est engagé à désarmer le Hezbollah, sorti très affaibli de la guerre meurtrière avec Israël.

L'armée libanaise s'était engagée à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 les structures militaires du Hezbollah - qui s'y oppose - entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Une réunion gouvernementale est prévue jeudi pour un point sur la situation. Une autre est aussi prévue dans la semaine du comité de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend en plus du Liban et d'Israël, les Etats-Unis, la France et l'ONU.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a salué dimanche sur X les "efforts" du gouvernement et de l'armée libanaise, ajoutant toutefois qu'ils étaient "loin d'être suffisants".

Au moins 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les chiffres du ministère libanais de la Santé.