Le chef du Shin Bet affirme que l'opposition veut une grève générale en Israël si Netanyahu s'oppose à la justice

Des manifestants ont scandé des slogans alors qu'ils marchaient dans le centre de Tel Aviv le 22 mars 2025 lors d'une manifestation anti-gouvernementale appelant à une action pour obtenir la libération des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza. (Photo par Jack GUEZ / AFP)
Des manifestants ont scandé des slogans alors qu'ils marchaient dans le centre de Tel Aviv le 22 mars 2025 lors d'une manifestation anti-gouvernementale appelant à une action pour obtenir la libération des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza. (Photo par Jack GUEZ / AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 23 mars 2025

Le chef du Shin Bet affirme que l'opposition veut une grève générale en Israël si Netanyahu s'oppose à la justice

  • Le recours met en avant les deux éléments qui, selon les requérants, ont poussé M. Netanyahu à limoger M. Bar : l'affaire nommée « Qatargate » par les médias, dans laquelle des proches du Premier ministre sont soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin en pr
  • « Si le gouvernement du 7 octobre décide de ne pas obéir à la décision de la Cour, il deviendra ce jour-là un gouvernement hors-la-loi », a déclaré M. Lapid devant plusieurs milliers de manifestants à Tel-Aviv.

TEL- AVIV:  Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, a appelé samedi à une grève générale si le Premier ministre Benjamin Netanyahu refuse de tenir compte de l'avis de la Cour suprême gelant la décision du gouvernement de renvoyer le chef du Shin Bet (Sécurité intérieure).

« Si le gouvernement du 7 octobre décide de ne pas obéir à la décision de la Cour, il deviendra ce jour-là un gouvernement hors-la-loi », a déclaré M. Lapid devant plusieurs milliers de manifestants à Tel-Aviv.

« Si cela arrive, le pays entier doit s'arrêter », a-t-il lancé, soulignant que « le seul système qui ne doit pas s'arrêter est le système de sécurité ».

« L'économie doit se mettre en grève, le Parlement doit se mettre en grève, les tribunaux doivent se mettre en grève, les autorités doivent se mettre en grève, et pas seulement les universités, mais aussi les écoles », a-t-il affirmé.

Il s'exprimait lors d'un rassemblement antigouvernemental devant le théâtre national, au centre de Tel-Aviv, avant une autre manifestation non loin de là, contre la reprise des bombardements israéliens sur Gaza depuis mardi et pour un cessez-le-feu permettant d'obtenir la libération des 58 otages encore détenus dans la bande de Gaza, depuis l'attaque du Hamas ayant déclenché les hostilités le 7 octobre 2023.

Au milieu d'une nuée de drapeaux israéliens, des manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits : « Plus de sang versé », « Combien de sang doit encore être versé ? » ou « Stoppez la guerre, maintenant ! ».

Devant le siège du ministère de la Défense, la rue Menahem- Begin était pleine à craquer, de la rue Kaplan à la rue du Roi- Saül, a constaté un photographe de l'AFP. Cela témoigne d'une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes, une mobilisation très importante à l'échelle du pays.

La Cour suprême d'Israël a suspendu vendredi la décision inédite du gouvernement de limoger le chef du Shin Bet, Ronen Bar, dont l'annonce de la révocation a ravivé les profondes divisions de la société.

- Conflit d'intérêts -

Elle veut examiner d'ici au 8 avril cinq recours contre la décision annoncée par l'exécutif.

Cependant, M. Netanyahu a persisté samedi soir. « Ronen Bar ne restera pas à la tête du Shin Bet, il n'y aura pas de guerre civile, et Israël restera un État démocratique », a-t-il affirmé dans un message vidéo en forme de défi à la Cour suprême et aux manifestants.

L'un des recours émane du parti Yesh Atid de M. Lapid, qui dénonce une « décision prise en raison d'un conflit d'intérêts flagrant du Premier ministre ».

Le recours met en avant les deux éléments qui, selon les requérants, ont poussé M. Netanyahu à limoger M. Bar : l'affaire nommée « Qatargate » par les médias, dans laquelle des proches du Premier ministre sont soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin en provenance du Qatar, et la mise en cause de l'exécutif dans le fiasco sécuritaire du 7 octobre 2023, jour le plus meurtrier de l'histoire d'Israël.

Une partie des Israéliens dénoncent ce qu'ils considèrent comme une dérive autocratique du Premier ministre, qui a réuni dimanche son gouvernement pour lancer une procédure de destitution de la procureure générale du pays, Gali Baharav-Miara.

Mme Baharav-Miara, qui joue également le rôle de conseillère juridique du gouvernement, a averti M. Netanyahu que la décision de la Cour suprême lui « interdisait » temporairement de nommer un nouveau chef du Shin Bet.

Une manifestation contre la destitution de la procureure générale est prévue dimanche devant la Knesset, le Parlement israélien, et près de la résidence privée du Premier ministre à Jérusalem. 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
Short Url
  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Short Url
  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Short Url
  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.