FRANCFORT: Le ministre allemand des Finances s'est dit ouvert à une adaptation, à la lumière de la guerre en Ukraine, des priorités du plan de relance européen adopté par l'Union européenne pour face à la crise de Covid-19.
"Je suis ouvert à une nouvelle priorisation des fonds disponibles" au sein du plan de relance dans un contexte qui "a changé", déclare Christian Lindner dans une interview à paraître dimanche dans le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.
Le ministre rejette a contrario l'idée d'un d'une nouvelle mutualisation des fonds européens pour faire face aux contrecoups économiques de la guerre en Ukraine, mais aussi aux dépenses de défense que la plupart des pays veulent augmenter.
"Nous n'avons pas besoin de nouveaux fonds communs avec des dettes communes", plaide le ministre, président par ailleurs du parti libéral allemand FDP et à ce titre partisan de politiques budgétaires rigoureuses.
"Les investissements dans les infrastructures, l'énergie et la compétitivité sont nécessaires", a argué le ministre allemand, mais "pas davantage de dépenses de consommation de l'État ni le report de réformes".
La discussion en Europe sur une extension du Fonds européen inédit créé pour faire face à la pandémie de Covid-19 a émergé au sein de l'UE en raison des répercussions déjà visibles de la guerre en Ukraine, qui se traduit par une poussée de l'inflation et un ralentissement de la croissance.
Dans le sillage de la pandémie, les 27 chefs d'État et de gouvernement européens ont adopté en 2020 le plus vaste train de mesures de relance jamais décidé dans l'Union européenne, doté d'un montant total d'environ 800 milliards d'euros pour la reconstruction de l'Europe de l'après-Covid.
Ce plan doit être financé grâce à des emprunts mutualisés entre pays européens, une première.







