Israël: deux policiers tués dans une attaque revendiquée par l'EI

Les forces de sécurité israéliennes se rassemblent sur le site d'une attaque qui a fait deux morts parmi les policiers israéliens dans la ville de Hadera, dans le nord du pays, le 27 mars 2022 (Photo, AFP).
Les forces de sécurité israéliennes se rassemblent sur le site d'une attaque qui a fait deux morts parmi les policiers israéliens dans la ville de Hadera, dans le nord du pays, le 27 mars 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 28 mars 2022

Israël: deux policiers tués dans une attaque revendiquée par l'EI

  • Un haut responsable de la police dans cette région, a indiqué que les deux morts étaient deux policiers
  • Mardi dernier, deux hommes et deux femmes ont été tués dans une attaque au couteau et à la voiture bélier à Beersheva

HADERA, Israël : Au moins deux policiers sont morts et plusieurs personnes ont été blessées dans une attaque revendiquée par l'organisation Etat islamique (EI) dans la ville israélienne de Hadera (nord) dimanche, le jour de la visite de responsables arabes et américains, selon les autorités.

Dudu Boani, haut responsable de la police dans cette région, a indiqué que les deux morts étaient deux policiers et que des forces spéciales avaient tué les assaillants, deux Arabes israéliens identifiés par le renseignement israélien comme des agents locaux de l'EI.

"Deux membres des forces de police juives ont été tués et plusieurs ont été blessés dans une attaque d'un commando infiltré", a revendiqué l'EI dans un communiqué diffusé lundi sur un site de propagande, indiquant que deux de ses militants étaient les auteurs de cette fusillade.

Les images des caméras de surveillance de Hadera, ville située entre Tel-Aviv et Haïfa, montrent deux hommes ouvrant le feu à l'arme automatique dans une rue où circulent des voitures, avant de se diriger vers le trottoir.

Or "deux membres des unités de contreterrorisme de la police des frontières qui étaient dans un restaurant tout près du lieu de l'attaque sont sortis et ont neutralisé les assaillants", a indiqué à l'AFP une source sécuritaire israélienne.

Peu après, les forces de l'ordre quadrillaient des pans d'Umm el-Fahm, ville arabe à une vingtaine de kilomètres de Hadera, ont indiqué des témoins.

Ayman Odeh, chef de file de la "Liste unie", un regroupement de partis politiques arabes israéliens concentrant ses appuis dans le nord du pays, a condamné l'attaque, estimant qu'elle "n'avait rien à voir avec la lutte politique que le public arabe mène pour ses droits".

Dans des communiqués différents, les mouvements islamistes armés palestiniens du Hamas et du Jihad islamique ont salué "l'opération héroïque de Hadera", le Hamas disant quelle avait été "menée en réponse au sommet de normalisation sur notre terre".

Sommet du Néguev 

L'attaque intervient alors qu'Israël accueillait dimanche et lundi un sommet réunissant les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de l'Egypte, des Emirats, du Bahreïn et du Maroc dans une localité du désert du Néguev (sud).

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a tenu en soirée des consultations avec le chef de la police et de l'armée, tandis que le Premier ministre Naftali Bennett, qui s'était entretenu plus tôt en journée à Jérusalem avec le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, s'est rendu à Hadera.

Il s'y est entretenu avec des responsables locaux, a indiqué son bureau.

Le chef de la diplomatie israélienne, Yaïr Lapid, a indiqué avoir "informé" les participants au sommet du Néguev. "Tous les ministres des Affaires étrangères ont condamné l'attaque et transmis leur condoléances aux familles des victimes", a-t-il dit dans un communiqué.

Mardi dernier, deux hommes et deux femmes ont été tués dans une attaque au couteau et à la voiture bélier à Beersheva, principale ville du désert du Néguev. Des agressions au couteau contre les forces de l'ordre israéliennes ont lieu sporadiquement à Jérusalem et sont souvent le fait de Palestiniens sans lien avec l'EI. 

Mais l'assaillant de Beersheva a été identifié par les autorités comme étant Mohammed Abou al-Kiyan, un enseignant de la ville bédouine de Hura dans le Néguev, condamné en 2016 à quatre ans de prison pour avoir planifié de se rendre en Syrie afin de combattre au sein du groupe EI et pour des prêches faisant son apologie.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.