Max Verstappen remporte le Grand Prix d’Arabie saoudite après une bataille acharnée contre  Charles Leclerc

Sergio Pérez démarre en tête du peloton pour la première fois sur une grille de Formule 1 à Djeddah. (Reuters)
Sergio Pérez démarre en tête du peloton pour la première fois sur une grille de Formule 1 à Djeddah. (Reuters)
Sergio Pérez de l’équipe Red Bull, pendant les qualifications. (Reuters)
Sergio Pérez de l’équipe Red Bull, pendant les qualifications. (Reuters)
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Publié le Lundi 28 mars 2022

Max Verstappen remporte le Grand Prix d’Arabie saoudite après une bataille acharnée contre  Charles Leclerc

  • Max Verstappen a acquis son premier succès de la saison après avoir été battu par  Charles Leclerc lors de l’ouverture de la saison à Bahreïn le week-end dernier
  • «Je suis vraiment heureux que nous ayons enfin donné le coup d’envoi de la saison», a-t-il déclaré

DJEDDAH: Dimanche, Max Verstappen, champion du monde de Formule 1, a tenu tête à la Ferrari de Charles Leclerc, remportant ainsi le Grand Prix d’Arabie saoudite. 

Carlos Sainz Jr., dans l’autre Ferrari, a terminé en troisième position alors que Sergio Pérez, coéquipier de Max Verstappen et parti en pole position, a terminé à la quatrième position. 

Max Verstappen a acquis son premier succès de la saison après avoir été battu par Charles Leclerc lors de l’ouverture de la saison à Bahreïn le week-end dernier. 

«Nous nous sommes bien battus en première ligne. C’était dur. Je suis vraiment heureux que nous ayons enfin donné le coup d’envoi de la saison», déclare Max Verstappen. 

Malgré sa défaite, Charles Leclerc garde son statut de leader du championnat du monde après deux Grands Prix. 

«Ce n’était pas suffisant aujourd’hui, mais j’ai vraiment apprécié cette course. Elle était difficile, mais juste; toutes les courses devraient être ainsi. Je me suis amusé, mais je suis évidemment déçu, je voulais gagner», souligne-t-il. 

Lewis Hamilton, qui a connu samedi sa pire qualification depuis 2017, est parti en quinzième position sur la grille – chose inhabituelle pour le septuple champion du monde – et a terminé dixième. 

Suivez le déroulement de la course ci-dessous... (selon le fuseau horaire BST – Heure d’été britannique) 

19:35RÉSULTAT! Max Verstappen remporte la course! Il a réussi à créer un écart de plus d’une demi-seconde avant la zone du Système de réduction de la traînée (DRS) et Charles Leclerc n’a pas pu le rattraper avant de franchir le drapeau à damier... 

19:30 – Max Verstappen prend de nouveau le dessus sur la ligne droite! Charles Leclerc n’a peut-être plus qu’une seule chance de dépasser le Néerlandais dans le dernier tour du Grand Prix d’Arabie saoudite. Deux pilotes qui s’affrontent depuis leur enfance, au coude-à-coude à quatre tours de la ligne d’arrivée. Tous les regards sont rivés sur les deux premières positions alors que les deux pilotes se livrent une bataille acharnée. 

Charles Leclerc perd le contrôle à l’arrière alors qu’un drapeau jaune est levé dans le secteur 1, à deux tours de la ligne l’arrivée... 

19:25 – L’écart entre Charles Leclerc et Max Verstappen n’est que de trois dixièmes de seconde, ce qui signifie que Max Verstappen peut activer le DRS et qu’il attend maintenant de saisir sa chance sur la ligne droite. 

Max Verstappen dépasse le Monégasque! 

Charles Leclerc semble avoir laissé Max Verstappen passer avant la zone DRS pour qu’il puisse le piéger. Si telle était son intention, cela a bien fonctionné. Charles Leclerc obtient le DRS. Max Verstappen tombe dans le piège et il est doublé par son concurrent. 

19:20 – Parmi les pilotes qui sont entrés dans la ligne des stands fermés figurent Kevin Magnussen et Nico Hülkenberg. 

Selon les responsables, la fermeture de la voie des stands était due au changement de pneus de la voiture de Fernando Alonso, puis de celles de Daniel Ricciardo et Valtteri Bottas. 

19:15 – McLaren parvient à se glisser dans le top dix alors que Fernando Alonso rencontre des problèmes avec son Alpine et recule sur la grille. 

Dans un revirement soudain, Daniel Ricciardo, qui menait une course comparable à celle de Fernando Alonso, avance désormais très lentement et se retrouve en queue de peloton. 

19:10 – Sergio Pérez, qui a décroché sa toute première pole samedi et mené le début de la course, est toujours en quatrième position et à plus de deux secondes pour tenter de remonter sur le podium, à quinze tours de l’arrivée. 

19:05 – Charles Leclerc réalise le tour le plus rapide en 1 minute et 32,71 secondes. L’écart entre lui et le champion du monde de l’équipe Red Bull reste de près d’une seconde alors que la bataille pour la première place se poursuit avec vingt tours restants. 

Nico Hülkenberg, qui remplace Sebastian Vettel, poursuit Lando Norris dans la McLaren après que Lando Norris l’a dépassé pour se placer derrière son copilote. Nico Hülkenberg perd une autre position au profit de Pierre Gasly. 

19:00 – Daniel Ricciardo, qui a énormément lutté au départ, se fraye un chemin jusqu’à la onzième position alors qu’on a dépassé la mi-course. 

18:55 – Charles Leclerc vient de réaliser son meilleur temps. Il est hors de portée du DRS, ce qui est une mauvaise nouvelle pour le Néerlandais. Lewis Hamilton n’est pas encore aux stands, car le duo Mercedes est aux cinquième et sixième positions au vingt-quatrième tour. 

Kevin Magnussen se bat contre Lewis Hamilton et il reprend la cinquième position après avoir activé le DRS qui le fait passer devant la Mercedes. 

18:50 – Charles Leclerc mène au vingt et unième tour, suivi de Max Verstappen avec moins d’une seconde entre les deux pilotes. Carlos Sainz Jr. se rachète en dépassant Sergio Pérez. 

18:47 – La voiture de sécurité s’arrête au vingtième tour et Lewis Hamilton se faufile en septième position. 

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18:45 – Sergio Pérez pourrait être sanctionné après avoir poussé Carlos Sainz Jr. hors de sa ligne. L’Espagnol a failli percuter les barrières. Carlos Sainz Jr. attend une réponse des commissaires. 

Les enregistrements vidéo montrent que Nicholas Latifi arrive trop vite dans le dernier virage, ce qui lui fait perdre le contrôle. Il fonce, tête la première, dans les barrières – deux accidents en deux jours pour Nicholas Latifi. 

18:40 – Tous les pilotes sur des pneus à gomme dure sont aux stands alors que la course en est à son dix-huitième tour. Charles Leclerc est en tête, suivi du duo Red Bull, Max Verstappen et Sergio Pérez. 

18:30 – Lewis Hamilton remonte jusqu’au top dix après avoir utilisé le DRS dans la ligne droite principale et dépassé Pierre Gasly. 

Le drapeau jaune est agité après que Nicholas Latifi survire et percute le mur. Mauvaise nouvelle pour Sergio Pérez qui vient juste de s’arrêter avant l’accident. La Ferrari est aux stands en même temps que George Russell, Fernando Alonso, Valtteri Bottas, Esteban Ocon et d’autres. 

18:25 – Lewis Hamilton a dépassé Lando Norris à la onzième place et il continue de se battre pour les points. Il se rapproche de Pierre Gasly dans l’Alpha Tauri. 

Au quinzième tour, Sergio Pérez est en tête, tandis que les équipes utilisant des moteurs Mercedes sont en bas de la grille (McLaren, Aston Martin et les équipes Williams). 

18:20 – Lors du neuvième tour, le septuple champion du monde, Lewis Hamilton, a du mal avec les pneus durs, mais parvient à se hisser en douzième position après avoir dépassé Lance Stroll. 

Kevin Magnussen, qui participe pour la première fois à la course en Arabie saoudite, se bat contre Valtteri Bottas dans l’Alfa Romeo, mais Bottas défend avec succès sa huitième position. 

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18:15 – Daniel Ricciardo, qui s’est retrouvé quatorzième après avoir été sanctionné pour avoir gêné Esteban Ocon lors des qualifications samedi, se retrouve maintenant derrière Lance Stroll avec son copilote Lando Norris devant, en onzième position. 

Fernando Alonso double son coéquipier Esteban Ocon au septième tour pour prendre la sixième place, bien que le Français ait tenté de manière audacieuse de le dépasser malgré le rythme plus rapide de Fernando Alonso sur la piste jusqu’à présent. 

18:05 – Lewis Hamilton sur pneus à gomme dure gagne une position et se retrouve en quatorzième position après avoir échoué à se qualifier samedi. Il a été repoussé à la quinzième place sur la grille après qu’un spectaculaire accident du pilote allemand Mick Schumacher a obligé Haas à déployer une seule voiture. 

George Russell dépasse Esteban Ocon dans l’Alpine. 

18:00 – C’est parti! Sergio Pérez mène, suivi de Charles Leclerc. Max Verstappen prend la troisième place à Carlos Sainz. C'est le manège Red Bull-Ferrari Red Bull Ferrari alors que la course commence. 

17:55 – Les pilotes ont pris place sur le circuit de la corniche de Djeddah pour le tour de formation avant le coup d’envoi du deuxième Grand Prix de la saison de Formule 1 de l’année 2022 en Arabie saoudite. 

14 :15 – Bonne nouvelle pour Mick Schumacher après son violent accident lors des qualifications d’hier. Espérons qu’il sera de nouveau en forme pour le troisième Grand Prix du championnat du monde à Melbourne dans deux semaines. 

14:00 – Ainsi, trois mois seulement après le tout premier Grand Prix d’Arabie saoudite, nous sommes de retour à Djeddah pour une nouvelle journée de course. Voici un aperçu de la grille de départ de la course de dimanche – deuxième manche du championnat du monde de Formule 1 pour l’année 2022: 

Première ligne: 

Sergio Pérez (MEX/Red Bull) 

Charles Leclerc (MON/Ferrari) 

Deuxième ligne: 

Carlos Sainz Jr. (ESP/Ferrari) 

Max Verstappen (NED/Red Bull) 

Troisième ligne: 

Esteban Ocon (FRA/Alpine-Renault) 

George Russel (GBR/Mercedes) 

Quatrième ligne: 

Fernando Alonso (ESP/Alpine-Renault) 

Valtteri Bottas (FIN/Alfa Romeo-Ferrari) 

Cinquième ligne: 

Pierre Gasly (FRA/AlphaTauri-Red Bull) 

Kevin Magnussen (DEN/Haas-Ferrari) 

Sixième ligne: 

Lando Norris (GBR/McLaren-Mercedes) 

Guanyu Zhou (CHN/Alfa Romeo-Ferrari) 

Septième ligne: 

Lance Stroll (CAN/Aston Martin-Mercedes) 

Daniel Ricciardo (AUS/McLaren-Mercedes) 

Huitième ligne : 

Lewis Hamilton (GBR/Mercedes) 

Alexander Albon (THA/Williams-Mercedes) 

Neuvième ligne: 

Nico Hülkenberg (ALL/Aston Martin-Mercedes) 

Nicholas Latifi (CAN/Williams-Mercedes) 

Dixième ligne: 

Yuki Tsunoda (JPN/AlphaTauri-Honda) 

Ne partira pas:  

Mick Schumacher (GER/Haas-Ferrari) 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump loin de susciter «l'enthousiasme» avec sa demande d'aide sur le détroit d'Ormuz

Loin de "l'enthousiasme" qu'il espérait susciter avec sa demande d'aide pour le détroit d'Ormuz, Donald Trump fait face à la froideur des alliés des Etats-Unis, échaudés par des mois d'attaques commerciales et d'humiliations diplomatiques, contraints aussi dans leurs capacités militaires. (AFP)
Loin de "l'enthousiasme" qu'il espérait susciter avec sa demande d'aide pour le détroit d'Ormuz, Donald Trump fait face à la froideur des alliés des Etats-Unis, échaudés par des mois d'attaques commerciales et d'humiliations diplomatiques, contraints aussi dans leurs capacités militaires. (AFP)
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  • "Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a dit lundi le président américain
  • Le dirigeant républicain, qui a déclenché l'offensive israélo-américaine contre l'Iran sans guère se soucier des alliés des Etats-Unis, a présenté sa demande d'aide comme une sorte de test de loyauté

WASHINGTON: Loin de "l'enthousiasme" qu'il espérait susciter avec sa demande d'aide pour le détroit d'Ormuz, Donald Trump fait face à la froideur des alliés des Etats-Unis, échaudés par des mois d'attaques commerciales et d'humiliations diplomatiques, contraints aussi dans leurs capacités militaires.

"Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a dit lundi le président américain, qui veut rétablir la circulation dans cette artère vitale pour le commerce de pétrole, désertée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le dirigeant républicain, qui a déclenché l'offensive israélo-américaine contre l'Iran sans guère se soucier des alliés des Etats-Unis, a présenté sa demande d'aide comme une sorte de test de loyauté.

"Le degré d'enthousiasme est important pour moi", a-t-il dit.

"Nous n'avons besoin de personne", a assuré Donald Trump, avant d'ajouter, à propos des pays de l'Otan en particulier: "Ils devraient bondir pour nous aider, parce que nous les aidons depuis des années."

Il a même jugé que la plus grande rivale des Etats-Unis, la Chine, "devrait (le) remercier" d'avoir engagé ce conflit.

"Incroyable"

Mais personne ou presque ne "bondit", à l'exception de certains mystérieux pays dont Donald Trump assure qu'ils vont soutenir les Etats-Unis, mais en se refusant à les nommer.

Interrogé lundi sur un appel passé avec le président français Emmanuel Macron, le républicain a déclaré: "Sur une échelle de zéro à dix, je dirais qu'il mérite un huit". Avant d'ajouter: "Pas parfait, mais c'est la France."

Le Royaume-Uni et l'Allemagne ont écarté lundi toute mission de l'Otan pour rétablir la circulation maritime. le Japon et l'Australie, alliés historiques des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique, ont exclu tout envoi de moyens dans le détroit.

"C'est vraiment une demande incroyable", commente pour l'AFP Philip Gordon, ancien conseiller pour la sécurité nationale de la vice-présidente démocrate Kamala Harris, désormais expert pour la Brookings Institution.

Il juge que Donald Trump récolte en quelque sorte ce qu'il a semé, à force d'imposer des droits de douane, de critiquer l'Otan, de convoiter le Groenland ou de minimiser voire franchement nier les pertes subies par les alliés des Etats-Unis en Afghanistan par exemple.

"Imaginez que vous êtes un dirigeant européen qui doit justifier de risquer des vies humaines non seulement pour cette opération, mais pour un président qui n'a eu de cesse de vous insulter et de vous rabaisser depuis quinze mois. Cela va trop loin", juge-t-il.

"Les Etats-Unis lancent une guerre sans consulter leurs alliés et espèrent maintenant qu'ils viennent réparer les dégâts, cela ne va pas être bien reçu", abonde Erwan Lagadec, professeur à la George Washington University.

Au-delà de la dimension politique, il souligne que la demande d'aide de l'hôte de la Maison Blanche se heurte aussi à des limites pratiques.

Manque de capacités 

L'Otan "n'a pas tant de capacités navales que cela", explique ce spécialiste en relations internationales, pour qui la situation n'est pas "sans ironie", car les capacités en question "étaient jusqu'ici destinées à être déployées dans une volonté d'apaisement face à Trump au Groenland".

L'ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis Gérard Araud, commentateur prolifique des affaires internationales sur X, a réagi vivement aux demandes de la Maison Blanche.

"A ce niveau, le mot +culot+ est bien trop faible... Impudence, toupet, effronterie, outrecuidance. Ou alors les "Tontons flingueurs": les c... osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît...", a-t-il écrit en référence à la célébrissime réplique inventée par Michel Audiard pour le film de Georges Lautner.

Certains pays alliés des Etats-Unis "pourraient changer de ton ou proposer quelque chose de mineur, par exemple plus de soutien logistique", mais sans modifier fondamentalement leur position, prévoit pour l'AFP Liana Fix, chercheuse au Council on Foreign Relations.

Donald Trump a fait lourdement pression sur les pays de l'Otan pour qu'ils augmentent leurs dépenses militaires.

Mais "de nombreux équipements militaires et missiles que (les Européens) avaient commandés auprès des Etats-Unis pour leur propre défense et celle de l'Ukraine sont maintenant utilisés en Iran", explique-t-elle.

La réserve européenne face aux demandes du président américain concernant le détroit d'Ormuz "n'est pas un retour de bâton" pour les attaques passées, elle repose "sur des contraintes et arbitrages très concrets", souligne-t-elle.

 

 


Washington offre une récompense de 10 millions de dollars pour des informations sur les dirigeants iraniens

Le programme « Rewards for Justice » du département d’État américain offre 10 millions de dollars pour toute information concernant des dirigeants iraniens clés. (Rewards for Justice)
Le programme « Rewards for Justice » du département d’État américain offre 10 millions de dollars pour toute information concernant des dirigeants iraniens clés. (Rewards for Justice)
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  • Les États-Unis offrent une récompense de 10 millions de dollars pour toute information sur plusieurs dirigeants iraniens, dont Mojtaba Khamenei et Ali Larijani
  • Washington affirme que ces responsables dirigent des éléments du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, accusé de planifier et de mener des actes terroristes à travers le monde

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé vendredi offrir une récompense de 10 millions de dollars en vue d'informations sur le sort des dirigeants iraniens, y compris le nouveau guide suprême, mais visant en particulier les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran.

L'appel vise aussi bien Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême, que le chef de la sécurité Ali Larijani, selon un avis diffusé par le département d'Etat américain.

Le ministre iranien de l'Intérieur, Eskandar Momeni, et le ministre du Renseignement et de la Sécurité, Esmaïl Khatib, figurent également parmi les dix personnes inscrites sur la liste du département d'Etat.

"Ces personnes commandent et dirigent divers éléments du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien, qui planifie, organise et mène des actes terroristes à travers le monde", a déclaré le département d'Etat.

Il exhorte les informateurs éventuels à envoyer des informations via Signal notamment: "Vos informations pourraient vous permettre de bénéficier d'une réinstallation et d'une récompense".

Le dirigeant iranien Ali Khamenei, qui dirigeait l'Iran depuis 1989, a été tué dans une frappe le 28 février au début de la guerre.

Il a été remplacé par son fils Mojtaba mais les spéculations sur son état de santé perdurent, après les annonces par la télévision d'Etat et certains responsables qu'il avait été blessé dans les frappes.

Il a fait diffuser un message jeudi sans contenu vidéo ni audio.

Les Etats-Unis et Israël ont indiqué avoir tué nombre de responsables des Gardiens de la Révolution depuis le début des opérations militaires le 28 février.


Mojtaba Khamenei appelle à maintenir Ormuz fermé, le pétrole flambe

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  • Le nouveau dirigeant, lui-même blessé dans une frappe et dont l'état de santé reste un mystère, n'est toujours pas apparu en public, et son premier message depuis sa désignation a été lu par une présentatrice à la télévision nationale
  • Son discours intervient alors que la guerre au Moyen-Orient entraîne "la plus importante perturbation" de l'approvisionnement mondial du pétrole de l'histoire, a averti jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE)

TEHERAN: Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a appelé jeudi à maintenir fermé le détroit d'Ormuz, passage hautement stratégique du commerce de pétrole mondial, accélérant la flambée des cours.

Désigné dimanche à la place de son père Ali Khamenei, tué au début des attaques israélo-américaines sur l'Iran, il a également promis de "venger" le "sang versé par les victimes de ces bombardements.

Le nouveau dirigeant, lui-même blessé dans une frappe et dont l'état de santé reste un mystère, n'est toujours pas apparu en public, et son premier message depuis sa désignation a été lu par une présentatrice à la télévision nationale. Il y a également appelé les pays de la région à fermer les bases américaines qu'ils abritent sur leurs sols.

Son discours intervient alors que la guerre au Moyen-Orient entraîne "la plus importante perturbation" de l'approvisionnement mondial du pétrole de l'histoire, a averti jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, se disent prêts à une longue campagne pour forcer Washington à la retraite en bombardant les intérêts occidentaux dans le Golfe et ailleurs, quitte à "détruire" l'économie mondiale.

L'armée américaine a annoncé jeudi avoir frappé environ 6.000 cibles depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des bombardements américains et israéliens contre la République islamique.

Le conflit pénalise l'approvisionnement en or noir de l'économie mondiale, affaiblit les sites de production de la région et menace ses services financiers.

Le géant français TotalEnergies a ainsi annoncé suspendre ou être sur le point de suspendre l'équivalent de 15% de sa production mondiale de pétrole et de gaz dans plusieurs Etats du Golfe.

La navigation est pratiquement bloquée dans le détroit d'Ormuz, de facto contrôlé par l'Iran et par où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

"En réponse à l'ordre" de leur "commandant en chef" Khamenei, les Gardiens de la Révolution iraniens ont promis de garder le détroit fermé et de porter "les coups les plus sévères à l'agresseur", a indiqué le commandant des forces navales Alireza Tangsiri.

Pétroliers attaqués 

Mais le gouvernement iranien a laissé entendre dans le même temps qu'il pourrait autoriser certains navires, de pays jugés non hostiles, à emprunter le détroit.

Interrogé par l'AFP, le vice-ministre des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a assuré que Téhéran a "coopéré" avec plusieurs "pays" qui ont demandé à l'emprunter. Il n'a pas nommé ces pays mais souligné que ceux qui se sont joints aux Etats-Unis et Israël "ne devraient pas bénéficier d'un passage sûr dans le détroit d'Ormuz".

Le ministre a démenti jeudi auprès de l'AFP que l'Iran posait des mines dans le détroit d'Ormuz, comme Washington l'en accuse.

Plusieurs explosions ont secoué le Golfe jeudi. Sur un réservoir d'hydrocarbures à Bahreïn, un immense champ pétrolier en Arabie saoudite, un aéroport au Koweit, un port à Oman.

Au moins trois navires ont été attaqués, soit un total de six depuis mercredi et 16 depuis le début du conflit, selon l'agence maritime britannique (UKMTO).

Une vidéo diffusée par le média d'Etat iranien IRIB montre une de ces attaques iraniennes, menée mercredi soir contre un pétrolier à environ 50 km des côtes irakiennes.

On y voit, dans la nuit noire, l'avant d'un pétrolier exploser, puis s'envelopper d'une énorme boule de feu, frappé de plein fouet par un projectile tiré depuis ce qui semble être un hors-bord de la marine iranienne. "Dieu est grand. Contre l'impérialisme américain dans le nord du golfe Persique, au nom de l'imam Khamenei, au nom de la République islamique d'Iran, ces eaux appartiennent aux défenseurs de l'islam", se réjouit l'un des Iraniens à bord.

L'attaque, visant deux pétroliers, a fait un mort, selon les autorités irakiennes, qui précisent avoir secouru plus de 50 membres d'équipage.

Côté américain, entre la poursuite de la guerre et les cours du pétrole, le président Donald Trump dit avoir fait son choix: la nécessité de "stopper" l'Iran passe avant les prix du pétrole car il faut "empêcher un empire du mal, l'Iran, de se doter d'armes nucléaires et de détruire le Moyen-Orient, voire le monde entier".

En Iran, au 13e jour de la guerre, la vie quotidienne des habitants de la région s'organise entre privations, angoisses et espoir d'un lendemain meilleur.

"On peut toujours faire ses courses. L'exception, c'était le jour où ils ont frappé les dépôts de pétrole: avec la pluie noire, ça faisait apocalyptique", explique à l'AFP une habitante de 39 ans, contactée depuis Paris.

Les frappes, certes, sont difficiles à vivre. Mais "je ne comprends pas les gens qui disent +non à la guerre+", explique-t-elle. Après la violente répression des manifestations de janvier en Iran, "il n'y a aucune autre solution que l'intervention étrangère" pour changer le pouvoir politique.

Quelque 3,2 millions d'Iraniens ont été déplacés à l'intérieur de l'Iran depuis le début de la guerre, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Téhéran "n'a plus rien à perdre" 

Entre blocage d'Ormuz et discours guerriers, les cours du pétrole, qui ont pour certains grimpé de plus de 40% depuis le début de la guerre, continuent de flamber, malgré la décision la veille des pays de l'AIE d'utiliser leurs réserves stratégiques pour soutenir l'offre.

Jamais l'approvisionnement mondial en pétrole n'a été aussi perturbé, estime l'AIE. Selon elle, le blocage d'Ormuz a contraint les pays du Golfe à réduire drastiquement leur production pétrolière, grevant l'offre mondiale de 7,5%.

Donald Trump a ces derniers jours promis qu'une "grande sécurité" régnerait bientôt dans le détroit d'Ormuz. Son ministre de l'Energie a toutefois précisé que l'armée n'était "pas prête" pour le moment à escorter des pétroliers dans le détroit.

"Le régime iranien, qui n'a plus rien à perdre, entretiendra une guerre d'usure contre les Etats-Unis et Israël pour les punir de leur agression", a estimé auprès de l'AFP Pierre Razoux, directeur académique de la Fondation méditerranéenne d'études stratégiques.

Economiquement, l'opération est un gouffre pour les Etats-Unis. La première semaine de guerre leur a coûté plus de 11 milliards de dollars, rapporte le New York Times, en s'appuyant sur des sources parlementaires.