L’accord sur le nucléaire pourrait favoriser les complots iraniens, prévient Israël

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, assis à table, deuxième à partir de la gauche, s’entretient avec le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, à l’hôtel David Citadel, à Jérusalem, le 27 mars 2022. (Pool via REUTERS)
Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, assis à table, deuxième à partir de la gauche, s’entretient avec le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, à l’hôtel David Citadel, à Jérusalem, le 27 mars 2022. (Pool via REUTERS)
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Publié le Mardi 29 mars 2022

L’accord sur le nucléaire pourrait favoriser les complots iraniens, prévient Israël

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, assis à table, deuxième à partir de la gauche, s’entretient avec le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, à l’hôtel David Citadel, à Jérusalem, le 27 mars 2022. (Pool via REUTERS)
  • L’envoyé des États-Unis n’est pas «convaincu» de l’imminence de l’accord
  • Lundi, des rencontres diplomatiques seront organisées dans le désert du Néguev en Israël avec les ministres des Affaires étrangères des EAU, de Bahreïn, du Maroc et de l’Égypte pour évoquer l’Iran

AMMAN: Les États-Unis et Israël «sont d’accord» pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, a déclaré dimanche le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, avant de s’entretenir en Israël avec les ministres arabes des Affaires étrangères, sceptiques quant à un accord sur le nucléaire avec Téhéran. 

M. Blinken a cherché à rassurer Israël et les alliés de Washington dans le Golfe, en affirmant que l’administration américaine était déterminée à assurer leur sécurité avant l’éventuel renouvellement de l’accord international sur le nucléaire avec l’Iran. 

Israël et ses voisins estiment que tout assouplissement des sanctions et le retrait du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de la liste des organisations terroristes enhardiraient les groupes militants soutenus par l’Iran, notamment le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen et le Hamas dans la bande de Gaza. 

Wadie Abounassar, directeur du International Center for Consultations, basé à Haïfa, indique à Arab News que les pays prenant part au sommet «sont préoccupés par l’accord avec l’Iran». «Tous les participants souhaitent demander aux États-Unis de mettre en place des conditions supplémentaires, non seulement en ce qui concerne le programme nucléaire, mais aussi concernant d’autres questions liées à l’Iran, comme la production de missiles balistiques et de drones», ajoute-t-il. 

Dimanche, M. Blinken s’est entretenu avec des responsables israéliens à Jérusalem, alors que de plus en plus d’indices laissent penser que l’accord historique en lambeaux qu’a conclu Téhéran avec les grandes puissances en 2015 serait bientôt rétabli. 

Intervenant aux côtés de son homologue israélien Yaïr Lapid, M. Blinken a précisé que pour les États-Unis, le rétablissement de l’accord constituait «le meilleur moyen de remettre le programme iranien dans la boîte dans laquelle il se trouvait, mais dont il s’est échappé» après que les États-Unis se sont retirés de l’accord en 2018, sous le mandat de l’ex-président Donald Trump. 

Selon M. Lapid, Israël a eu des «désaccords» avec Washington sur la question du nucléaire iranien qu’il aborde avec son principal allié dans le cadre d’un «dialogue ouvert et honnête». «Israël fera tout ce que nous pensons nécessaire pour arrêter le programme nucléaire iranien. Tout», a-t-il assuré. 

Les propos de M. Blinken interviennent après que l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Robert Malley, a affirmé qu’il n’était pas «convaincu» de la possibilité de parvenir à un accord sur le nucléaire. «Je ne peux pas être certain que c’est imminent. Il y a quelques mois, nous pensions que nous en étions également assez proches», a déclaré M. Malley lors de la conférence internationale du Forum de Doha, qui a eu lieu dimanche. 

Le secrétaire d’État américain et M. Lapid prévoient tous deux une série de rencontres diplomatiques lundi dans le désert du Néguev en Israël avec les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et de l’Égypte. «Bien que cette réunion soit motivée par la question de l’Iran, cela ne changera pas la position des États-Unis» explique l’analyste israélien Gershon Baskin à Arab News

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.