L'Arabie saoudite récolte les fruits de la technologie d'économie de gaz

Comparé aux autres pays du G20, le Royaume se classe quatrième en termes d'intensité d’émissions de torchage. (Photo Fournie)
Comparé aux autres pays du G20, le Royaume se classe quatrième en termes d'intensité d’émissions de torchage. (Photo Fournie)
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Publié le Lundi 12 octobre 2020

L'Arabie saoudite récolte les fruits de la technologie d'économie de gaz

  • MGS recueille depuis 2018 près de 3,5 billions de pieds cubes par an, devenant ainsi l’un des plus grands réseaux d’hydrocarbures au monde
  • Un chercheur assure que ces mesures d’économie énergétique auraient été impossibles sans le développement dans le Royaume de la technologie gazière de pointe

RIYAD: Les installations Master Gas System (MGS) ont permis à l'Arabie saoudite d’économiser plus de 18 milliards de pieds cubes de gaz par jour en 2018, en plus de répondre à la demande énergétique croissante, ont déclaré des experts.

Majed al-Suwailem, un chercheur réputé de l’institut King Abdullah Petroleum Studies and Research Center (Kapsarc), assure que ces mesures d’économie énergétique auraient été impossibles sans le développement dans le Royaume de la technologie gazière de pointe. 

«Le MGS est un réseau d'installations de collecte de gaz et de pipelines qui permet de capturer, de traiter et d’utiliser le gaz comme combustible dans la production d'électricité, et comme matière première dans les industries pétrochimiques à base de gaz de Jubail et Yanbu. Avec le temps et l’augmentation de la demande de gaz sec dans le secteur de l'énergie, le réseau MGS a été étendu pour rejoindre davantage de champs de pétrole et de gaz non associé mis en service», déclare M. Al-Suwailem.

«Depuis 2018, MGS recueille près de 3,5 milliards de pieds cubes par an, devenant ainsi l’un des plus grands réseaux d’hydrocarbures au monde. Il comprend 4 000 km de pipelines, 50 usines de séparation gaz/pétrole, sept usines à gaz et deux unités de gaz naturel liquide», ajoute-t-il.

Selon M. Al-Suwailem, le Royaume se classe quatrième en termes d'intensité d’émissions de torchage (une mesure de pieds cubes de gaz torché par baril de pétrole produit) par rapport aux autres pays du G20. Le chercheur ajoute que de nombreuses technologies étaient auparavant utilisées comme celle du rejet nul aux têtes de puits ou encore les systèmes de récupération des torches de gaz dans les installations.

Ses remarques interviennent après la publication d’une étude publiée par Kapsarc et commentée récemment: «L'expérience de l'atténuation du torchage du gaz en Arabie saoudite». Majed al-Suwailem a dirigé cette étude.

Le rapport, qui étudie la demande en gaz de l'Arabie saoudite, l'offre domestique de gaz et le commerce du gaz naturel dans un contexte mondial, indique que le Royaume vient après l'Italie, la France et la Turquie parmi les pays du G20 dans le classement de l’intensité des émissions de torchage. Le résultat indique que l'Arabie saoudite est l'un des pays les plus performants au monde dans la lutte contre la pollution due à cette activité.

Les chercheurs identifient aussi dans ce rapport quatre raisons pour lesquelles les exploitants pétroliers choisissent de brûler ou d'évacuer le gaz associé, un sous-produit de l'extraction de pétrole aux têtes de puits et aux stations de collecte: les limites des infrastructures, l’absence d’incitatifs financiers, une insuffisance de cadres réglementaires ainsi que des obligations contractuelles.

Le rapport de Kapsarc appelle les pays à tirer les leçons de l’expérience du Royaume en matière de réduction du torchage de gaz dans l’industrie pétrolière. Les gouvernements peuvent exercer des pressions sur les opérateurs pour les encourager à atténuer le torchage, comme ils peuvent fournir des incitations financières pour capturer, traiter, comprimer et transporter le gaz afin qu’il soit intégré au marché.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.