Iran: l'entrée d'un stade de foot de nouveau interdite à des femmes

Une supportrice iranienne lors d'un match de football des qualifications asiatiques pour la Coupe du monde du Qatar 2022 entre l'Iran et l'Irak, au complexe sportif Azadi de Téhéran, le 27 janvier 2022 (Photo, AFP).
Une supportrice iranienne lors d'un match de football des qualifications asiatiques pour la Coupe du monde du Qatar 2022 entre l'Iran et l'Irak, au complexe sportif Azadi de Téhéran, le 27 janvier 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 10 juillet 2023

Iran: l'entrée d'un stade de foot de nouveau interdite à des femmes

  • Les iraniennes ont été autorisées à assister en janvier à un match de football de l'équipe nationale pour la première fois en trois ans
  • Pour ce match, 12.500 billets avaient été vendus, dont 2.000 pour des femmes

TEHERAN: L'Iran a de nouveau refusé à des femmes l'entrée d'un stade de football pour assister au match entre les équipes nationales de leur pays et du Liban, ont rapporté des médias iraniens mercredi.

Le match, remporté par la sélection iranienne 2-0, s'est déroulé mardi soir au stade Imam Reza de la ville de Mashhad, dans le nord-est du pays.

"Environ 2.000 femmes iraniennes, qui avaient acheté des billets pour le match Iran-Liban, étaient présentes dans le périmètre du stade Imam Reza, mais n'ont pas pu entrer dans le stade", a indiqué l'agence de presse ISNA.

"Pour ce match, 12.500 billets avaient été vendus, dont 2.000 pour des femmes", a ajouté l'agence de presse.

"Je m'excuse que beaucoup de gens n'aient pas pu entrer dans le stade et regarder le match de football entre les équipes nationales d'Iran et du Liban", a déclaré Mohsen Davari, gouverneur de Mashhad, à la télévision publique iranienne IRIB.

"Malheureusement, il n'a pas été possible à un grand nombre de personnes à l'extérieur d'entrer dans le stade", a-t-il ajouté.

Quarante ans d'exclusion

Face au tollé qu'a suscité cet incident, le président iranien Ebrahim Raissi a ordonné au ministre de l'Intérieur Ahmad Vahidi de suivre cette affaire.

Le capitaine de la "Team Melli", Alireza Jahanbakhsh, a déclaré mardi, selon l'IRIB: "Je ne pense pas que quelque chose se serait passé si les femmes étaient venues au stade, et cela peut au contraire favoriser notre culture". 

Pour sa part, le procureur général iranien Mohammad Jafar Montazeri a jugé mercredi à la radio que "si les conditions permettaient la vente de billet aux femmes, il fallait leur trouver un endroit adéquat".

Les femmes iraniennes ont été autorisées à assister en janvier à un match de football de l'équipe nationale pour la première fois en près de trois ans lors des éliminatoires de la Coupe du monde entre l'Iran et l'Irak. 

Depuis 40 ans, la république islamique interdit généralement aux spectatrices d'assister à des matchs de football. 

Les religieux, qui jouent un rôle majeur dans la prise de décision, soutiennent que les femmes doivent être protégées de l'atmosphère masculine et de la vue des hommes en tenue de sport, et dont le corps est donc partiellement visible.

La Fifa veut des explications

La Fifa, qui avait ordonné à l'Iran en septembre 2019 d'autoriser l'accès des femmes aux stades sans restriction, a fait part de son "inquiétude" au sujet de l'incident de Mashhad, et "demande à la Fédération iranienne de football plus d'informations à ce sujet".

La directive de l'instance mondiale en 2019, qui menaçait l'Iran de suspension, était intervenue après la mort d'une supportrice qui s'était immolée par le feu de peur d'être emprisonnée pour avoir tenté d'assister à un match. En 2018, elle avait été arrêtée alors qu'elle tentait d'entrer dans un stade habillée en garçon.

Sa mort avait déclenché un tollé et beaucoup avaient appelé à ce que l'Iran soit interdit de compétition.

"La position de la Fifa concernant la présence des femmes lors des matches de football en Iran est claire: des progrès historiques ont été réalisés - comme l'illustre l'étape importante d'octobre 2019, lorsque des femmes ont été autorisées à entrer dans le stade pour la première fois en 40 ans", a poursuivi l'organisation.

"La Fifa compte les voir se poursuivre, car il ne peut y avoir de retour en arrière", a ajouté l'instance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.