L'Opep+ devrait s'en tenir à l'accord existant sur la production de pétrole

La réunion ministérielle de l'Opep+ a lieu aujourd’hui. Photo fournie.
La réunion ministérielle de l'Opep+ a lieu aujourd’hui. Photo fournie.
Short Url
Publié le Jeudi 31 mars 2022

L'Opep+ devrait s'en tenir à l'accord existant sur la production de pétrole

  • M. Barkindo a encouragé les membres de l'Opep+ à «maintenir le cap» de la décision du groupe
  • Des responsables de l'Opep ont déclaré à l'Union européenne que le boycott éventuel par l’organisation du pétrole en provenance de Russie nuirait aux consommateurs

LONDRES/DUBAÏ: Des sources de l'Opep+ (quatorze pays de l’Opep plus dix autres pays) ont déclaré mercredi que l'alliance de producteurs, qui comprend la Russie, devrait s'en tenir à l'accord existant visant à augmenter progressivement la production de pétrole, un point de vue partagé par le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo.
Les sources, qui se sont exprimées anonymement auprès de Reuters, participaient à une réunion du comité technique conjoint qui conseille l'Opep+ sur les fondamentaux du marché.
La réunion ministérielle plénière a lieu aujourd’hui.
M. Barkindo a encouragé les membres de l'Opep+ à «maintenir le cap» de la décision du groupe, selon un communiqué de l'Opep.
Il a également déclaré que les membres de l'Opep+ devaient rester «vigilants et attentifs aux conditions du marché en constante évolution».

L'Opep+ remplace les chiffres de l'AIE
L'Opep envisage d'exclure les estimations de la production de pétrole de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), a rapporté Bloomberg, citant des délégués anonymes participant à la réunion de l'Opep+ jeudi.
Selon le rapport de Bloomberg, les ministres en discuteront aujourd’hui.
Un autre délégué, qui a également souhaité garder l'anonymat, a révélé que le comité technique représentant l'alliance élargie Opep+ a décidé mercredi de remplacer les chiffres de l'AIE dans ses évaluations de la conformité.
Cette nouvelle décision de l'Opep marque l'aboutissement de mois de discussions entre l'AIE, qui représente les intérêts des principaux consommateurs d'énergie, et l'Opep.

opep
L'Opep envisage d'exclure les estimations de la production de pétrole de l'Agence internationale de l'énergie. Photo fournie.

Résultat de la réunion
L'Opep+ s'en tiendra probablement à ses projets d'augmentation modeste de la production de pétrole en mai, ont déclaré à Reuters plusieurs sources proches des discussions, malgré une flambée des prix due à la crise ukrainienne et les appels des États-Unis et d'autres pays à une augmentation de l'offre.
L'Opep+ a augmenté ses objectifs de production de 400 000 barils par jour (bpj) chaque mois depuis août 2021. À partir du 1er mai, cette augmentation mensuelle des objectifs augmentera légèrement pour atteindre 432 000 bpj.
Les ministres de l'Énergie de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis (EAU), membres essentiels de l'Opep+, ont déclaré mardi que le groupe ne devrait pas s'engager dans la politique alors que la pression s'intensifie pour qu'ils prennent des mesures contre la Russie en raison de son invasion de l'Ukraine.
«Nous exhortons les dirigeants mondiaux à garantir une fois de plus un flux d'énergie sans entraves, stable et sûr pour le monde entier», a déclaré M. Barkindo en référence aux récents développements du marché.
Des responsables de l'Opep ont déclaré à l'Union européenne (UE) que le boycott éventuel par l’organisation du pétrole en provenance de Russie nuirait aux consommateurs, selon des sources de l'Opep.

(Avec la contribution de Reuters)


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.