Calais: face aux expulsions, des boîtes aux lettres aux noms de migrants

Des migrants attendent un bus à Calais, dans le nord de la France, le 16 mars 2022, pour regagner leurs camps de fortune après une tentative de traversée ratée. (AFP).
Des migrants attendent un bus à Calais, dans le nord de la France, le 16 mars 2022, pour regagner leurs camps de fortune après une tentative de traversée ratée. (AFP).
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Publié le Vendredi 01 avril 2022

Calais: face aux expulsions, des boîtes aux lettres aux noms de migrants

  • Des associations ont installé des boîtes aux lettres à l'entrée de campements de Calais portant les noms et numéros de téléphone de migrants
  • Ces associations, parmi lesquelles l'Auberge des migrants, Utopia56, Salam et le Secours catholique, entendent ainsi lutter "contre les expulsions violentes avec mise à l'abri forcée et sans diagnostic social"

LILLE: Des associations ont installé des boîtes aux lettres à l'entrée de campements de Calais portant les noms et numéros de téléphone de migrants, afin de rappeler aux autorités qu'elles doivent leur permettre de défendre leurs droits avant de les expulser, ont-elles annoncé vendredi.


Ces associations, parmi lesquelles l'Auberge des migrants, Utopia56, Salam et le Secours catholique, entendent ainsi lutter "contre les expulsions violentes avec mise à l'abri forcée et sans diagnostic social", expliquent-elles dans un communiqué.


Elles lancent cette action alors que le préfet du Pas-de-Calais a été condamné le 24 mars pour avoir démantelé un campement de migrants à Calais en septembre 2020 sans cadre juridique adéquat.


"Depuis que les personnes sont installées sur ces terrains, ceux-ci constituent leur domicile. Un domicile est protégé par la loi. Toute mesure d'expulsion doit donc faire l'objet d'une procédure juste et équitable devant un tribunal: les habitants du terrain doivent être convoqués au tribunal et pouvoir se défendre avec l'assistance d'un avocat", selon les associations.


Les boîtes aux lettres ne portent pas les noms et numéros de la totalité des migrants du campement mais "si ne serait-ce qu'une personne se déclare comme habitant de ce lieu, le procureur est obligé d'organiser une procédure contradictoire avec cet habitant le propriétaire", alors que "le procureur (de Boulogne-sur-Mer) se dédouane à chaque fois en disant que les personnes sont non-nommables et non-identifiables", insiste Marguerite Combes, coordinatrice d'Utopia56 Calais.


Plus que les petites expulsions organisées "toutes les 36 à 48h, sur la base de la flagrance", cette action vise surtout les grosses expulsions de lieux de vie, réalisées à la suite d'une ordonnance du juge et comportant une "mise à l'abri" des migrants par des autobus, complète une membre de Human Rights Observers.


Au cours de ces opérations, "un huissier est présent mais fait mal son travail et ne permet pas le contradictoire", ajoute-t-elle.


Si l'on s'adressait aux personnes exilées dans leur langue ou même en anglais, elles seraient prêtes à faire valoir leurs droits, soulignent les associations.


Par cette action, elles espèrent "la fin des expulsions arbitraires, le retour à l'Etat de droit à Calais et en particulier l'application effective des droits de la défense en toutes circonstances".


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.