Erdogan le «perturbateur» cherche du pétrole et trouve… des sanctions

Recep Tayyip Erdogan condamné (Photo, AFP)
Recep Tayyip Erdogan condamné (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 13 octobre 2020

Erdogan le «perturbateur» cherche du pétrole et trouve… des sanctions

  • Le redéploiement a réalimenté un conflit acharné entre la Turquie et la Grèce sur les droits d'exploration à l’est de la Méditerranée
  • Le but est de nourrir ses citoyens de propagande nationaliste afin de détourner leur attention d'une monnaie en chute libre

ANKARA: Recep Tayyip Erdogan a été traité de «perturbateur de la paix et de la stabilité» lundi, condamné par la communauté internationale à la suite du redéploiement d’un navire d’exploration qui recherche du pétrole dans les eaux territoriales grecques.

Le président turc encourt désormais des sanctions de l'UE, qui a condamné son «comportement négatif».

Le redéploiement du prospecteur Oruc Reis, escorté par des navires armés de la marine turque, a réalimenté un conflit acharné entre la Turquie et la Grèce sur les droits d'exploration à l’est de la Méditerranée.

Ankara avait retiré le navire des eaux grecques le mois dernier pour «donner une chance à la diplomatie» avant un sommet de l'UE qui menaçait la Turkie de sanctions si elle poursuivait ses opérations dans cette zone.

«La Turquie prouve qu'elle manque de crédibilité. Tous ceux qui croyaient ses propos avant le sommet européen, qui a duré du 1 au 2 octobre, sont maintenant corrigés », a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement grec, Stelios Petsas.

« La seule question à présent est de savoir quelles mesures draconiennes prendre pour que la Turquie subisse des répercussions, non seulement des menaces ».

Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que la Turquie doit respecter ses engagements, s'abstenir de toute provocation, et faire preuve de bonne foi.

Le ministère grec des Affaires étrangères a décrit le redéploiement comme une «escalade majeure» et une «menace directe à la paix dans la région».

Le ministre des Affaires étrangères Nikos Dendias a déclaré que «La Turquie agit comme un perturbateur de la paix et de la stabilité dans la région. Elle enfreint le droit international ».

Le chef diplomatique de l'UE, Josep Borrell, a déclaré que l’Union discuterait du comportement de la Turquie cette semaine. Cela « conduit à de nouvelles tensions au lieu de contribuer aux efforts de désescalade réclamés lors du dernier Conseil européen », a-t-il déclaré.

«Nous estimons que la Turquie devrait s'engager activement dans la recherche de solutions au lieu de renforcer son comportement négatif.»

Seth J. Frantzman, directeur exécutif du Middle East Center for Reporting and Analysis, affirme que la Turquie utilise le déploiement de navires d'exploration pour harceler la Grèce et générer des crises. Le but est de nourrir ses citoyens de propagande nationaliste afin de détourner leur attention d'une monnaie en chute libre, et ainsi que d’échecs dans d'autres zones de la carte, a-t-il déclaré.

«Ankara commets ces actes depuis le mois de juin, toujours pour défier la Grèce. Derrière les prétextes de recherche se trouvent en fait des exercices navals», a-t-il déclaré à Arab News.

«La Grèce pourrait rétorquer en usant la même stratégie au nord de Chypre, ce qui déconcentrerait Ankara. La stratégie de l’apaisement ne fonctionne pas face à celle de la Turquie, et laisse Athènes à la merci d’une nouvelle crise créée par cette dernière ».

Efe Caman, un expert de l'Université Memorial de Terre-Neuve au Canada, a déclaré: «La Turquie poursuit son expansionnisme en Méditerranée orientale. Ankara ne se soucie pas plus du droit international qu’elle ne respecte la souveraineté grecque. "

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.