Poutine dénonce les pressions sur Gazprom en Europe et menace de représailles

Les filiales de Gazprom sont les opérateurs d'importantes infrastructures de stockage de gaz et de carburants en Allemagne. (Photo, AFP) 
Les filiales de Gazprom sont les opérateurs d'importantes infrastructures de stockage de gaz et de carburants en Allemagne. (Photo, AFP) 
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Publié le Mardi 05 avril 2022

Poutine dénonce les pressions sur Gazprom en Europe et menace de représailles

Les filiales de Gazprom sont les opérateurs d'importantes infrastructures de stockage de gaz et de carburants en Allemagne. (Photo, AFP) 
  • «La situation dans le domaine énergétique s'aggrave à cause de mesures grossières, qui ne sont pas liées au marché, notamment la pression administrative sur notre société Gazprom dans plusieurs pays européens»
  • Ces propos interviennent alors que l'Allemagne a annoncé la veille prendre le contrôle temporaire d'une filiale allemande du géant gazier, Gazprom Germania

MOSCOU: Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé mardi la « pression » exercée contre Gazprom en Europe, soulignant que nationaliser des actifs russes était »une arme à double tranchant ». 

« La situation dans le domaine énergétique s'aggrave à cause de mesures grossières, qui ne sont pas liées au marché, notamment la pression administrative sur notre société Gazprom dans plusieurs pays européens », a-t-il dit à la télévision, lors d'une réunion consacrée au secteur agricole. 

« Nous entendons déjà des déclarations de personnalités officielles à propos d'une nationalisation de certains de nos actifs. On peut aller loin comme ça. Que personne n'oublie qu'il s'agit d'une arme à double tranchant », a ajouté M. Poutine.   

Ces propos interviennent alors que l'Allemagne a annoncé la veille prendre le contrôle temporaire d'une filiale allemande du géant gazier, Gazprom Germania, afin d'assurer la pérennité des approvisionnements en gaz.  

Cette décision est intervenue après que le groupe russe a annoncé vendredi son « retrait » de cette filiale, sans immédiatement indiquer de repreneur, créant un flou sur l'avenir de l'entreprise. 

Les filiales de Gazprom sont les opérateurs d'importantes infrastructures de stockage de gaz et de carburants en Allemagne. Gazprom Germania détient à son tour plusieurs filiales au Royaume-Uni, en Suisse et en République Tchèque. 

La Russie et les pays européens sont étroitement liés par leur interdépendance énergétique: Moscou a besoin de sa manne gazière, quand l'UE est très dépendante des hydrocarbures russes.  

Cette relation est sous pression croissante depuis l'offensive russe en Ukraine et les sanctions qui ont frappé l'économie de la Russie. 

L'UE dit chercher à réduire sa dépendance vis-à-vis de Moscou, mais en attendant hésite à frapper le secteur énergétique russe avec des sanctions. 

Moscou a de son côté dit imposer aux clients européens de payer leurs factures de gaz en roubles, même si dans la pratique la facturation est toujours en euros ou en dollars. 

Le Kremlin n'a cessé aussi de souligner que la Russie était un exportateur fiable d'hydrocarbures, et que les approvisionnements n'ont pas été affectés ni par le conflit en Ukraine ni par les sanctions. 


La pierre tombale d'Elizabeth II officiellement dévoilée

La pierre fraîchement gravée porte les noms de la reine, du duc d'Édimbourg et des parents de la reine. (Crédit : ROYAL COLLECTION TRUST/DEAN AND CANONS OF WINDSOR)
La pierre fraîchement gravée porte les noms de la reine, du duc d'Édimbourg et des parents de la reine. (Crédit : ROYAL COLLECTION TRUST/DEAN AND CANONS OF WINDSOR)
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  • La nouvelle pierre porte, comme c'était déjà le cas auparavant, les noms des parents de la reine - le précédent roi et la reine mère Elizabeth - et désormais de la souveraine inhumée lundi et de son époux Philip
  • Décédée le 8 septembre à l'âge de 96 ans, après plus de 70 ans de règne, un record au Royaume-Uni, Elizabeth II a été inhumée lundi lors de somptueuses funérailles d'Etat

LONDRES : La pierre tombale de la reine Elizabeth II a été officiellement dévoilée samedi, avec la publication d'une photo par le palais de Buckingham, cinq jours après son inhumation à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor.

Située plus précisément au mémorial George VI, père d'Elizabeth II mort en 1952, la nouvelle pierre porte, comme c'était déjà le cas auparavant, les noms des parents de la reine - le précédent roi et la reine mère Elizabeth (1900-2002) - et désormais de la souveraine inhumée lundi et de son époux Philip (1921-2021).

La dalle, dont des images étaient déjà apparues sur les réseaux sociaux, est faite de marbre noir belge sculpté à la main, incrustée de lettres en laiton, "pour s'harmoniser avec la pierre précédemment installée dans la chapelle", selon le palais de Buckingham.

Décédée le 8 septembre à l'âge de 96 ans, après plus de 70 ans de règne, un record au Royaume-Uni, Elizabeth II a été inhumée lundi lors de somptueuses funérailles d'Etat.

Elle repose désormais à la chapelle Saint-Georges, ou, outre les cercueils de ses parents et son époux, reposent également les cendres de sa soeur Margaret.

Vendredi, le palais avait publié une photo du roi Charles au travail, avec une fameuse boîte rouge qui sert pour les communications de documents officiels.


A l'ONU, le Mali s'en prend violemment à la France

Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français. (AFP)
Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français. (AFP)
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  • Evoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, Maïga a estimé lors de son discours que le Mali avait été «poignardé dans le dos par les autorités françaises»
  • Accusant la France de «pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde», il a en revanche salué «les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie»

NATIONS UNIES: Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français, qu'il a qualifié de "junte", ainsi qu'à plusieurs responsables africains et au secrétaire général de l'ONU.

Evoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, il a estimé lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies que le Mali avait été "poignardé dans le dos par les autorités françaises".

"Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme", a déclaré, trois fois, le colonel Maïga désigné Premier ministre par intérim en août par le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta.

Accusant la France de "pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde", il a en revanche salué "les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie".

Le Premier ministre par intérim a rejeté les déclarations du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a affirmé, il y a quelques jours lors d'une interview à RFI et France 24, que les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet n'étaient pas des "mercenaires", contredisant les accusations de Bamako.

"Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique", a lancé le colonel, qualifiant l'affaire de "bilatérale et judiciaire".

Alors que cette affaire a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins, il a estimé que cela "ne (relevait) pas des attributions du secrétaire général des Nations unies".

"M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements", a-t-il ajouté, avant de répéter sa demande d'une réforme de la force de maintien de la paix de l'ONU au Mali, la Minusma, en cours de revue par l'ONU.

Le colonel Maïga a également vertement critiqué plusieurs responsables africains, comme le président nigérien Mohamed Bazoum, qu'il a accusé de ne pas être nigérien, ou le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, en décrivant la "manoeuvre" permettant à un président de "conserver le pouvoir pour lui seul et son clan" en changeant la Constitution pour obtenir un troisième mandat.

Il a également accusé le président en exercice de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, de "mimétisme" des Nations unies.

"Il est important de lui préciser que le secrétaire général des Nations unies n'est pas un chef d'Etat et le président en exercice de la Cédéao n’est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu'il ne banalise pas la Cédéao", a-t-il déclaré.


Le pape signe avec les jeunes un pacte pour «une économie de paix»

Le pape François salue son départ après avoir assisté à l'événement Economy of Francesco (EoF) le 24 septembre 2022 à Assise, dans le centre de l'Italie. (AFP)
Le pape François salue son départ après avoir assisté à l'événement Economy of Francesco (EoF) le 24 septembre 2022 à Assise, dans le centre de l'Italie. (AFP)
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  • «Une nouvelle économie, inspirée par François d'Assise, peut et doit être aujourd'hui une économie respectueuse de la terre et une économie de paix», a déclaré le pape
  • Ces jeunes, économistes, étudiants, entrepreneurs et travailleurs veulent aussi «une économie qui combat la misère sous toutes ses formes (...) qui crée de la richesse pour tous», selon un communiqué du Vatican

ASSISE: Le pape François a signé samedi à Assise, dans le centre de l'Italie, un pacte avec des jeunes venus du monde entier visant à construire "une économie de paix et non de guerre", ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans ce pacte signé par environ un millier de jeunes venus d'une centaine de pays pour participer à une réunion de trois jours intitulée "The Economy of Francesco", ils s'engagent à construire une économie "au service de la personne, des familles et de la vie, respectueuse de chaque femme, homme, enfant, personne âgée et surtout des plus fragiles et vulnérables".

Ces jeunes, économistes, étudiants, entrepreneurs et travailleurs veulent aussi "une économie qui combat la misère sous toutes ses formes (...) qui crée de la richesse pour tous", selon un communiqué du Vatican.

"Notre génération vous a légué de nombreuses richesses, mais nous n'avons pas su préserver la planète et nous ne préservons pas la paix. Vous êtes appelés à devenir des artisans et des bâtisseurs de la maison commune, une maison commune qui tombe en ruine", a déclaré le pape François aux jeunes avant la signature de ce pacte.

"Une nouvelle économie, inspirée par François d'Assise, peut et doit être aujourd'hui une économie respectueuse de la terre et une économie de paix", a-t-il ajouté.

"La situation est telle que nous ne pouvons pas attendre le prochain sommet international, qui peut-être ne servira pas: la terre brûle aujourd'hui, et c'est aujourd'hui que nous devons changer, à tous les niveaux", a conclu le pape argentin avant de regagner le Vatican en hélicoptère.