Le Russe Gazprom pourrait couper le gaz à la Moldavie si un contrat n'est pas signé

Le contrat de la Moldavie avec Gazprom a expiré en septembre. (Photo, AFP)
Le contrat de la Moldavie avec Gazprom a expiré en septembre. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 24 octobre 2021

Le Russe Gazprom pourrait couper le gaz à la Moldavie si un contrat n'est pas signé

  • Ce pays de 2,6 millions d'habitants, situé entre la Roumanie et l'Ukraine, s'approvisionne en gaz auprès de la Russie via sa région séparatiste pro-russe de Transnistrie et l'Ukraine
  • Gazprom avait augmenté les prix de 550 dollars par millier de mètres cubes le mois dernier à 790 dollars ce mois-ci

MOSCOU: Le géant russe Gazprom pourrait interrompre ses livraisons de gaz à la Moldavie si ce pays ne paie pas ses précédentes livraisons ou ne signe pas un contrat à partir de décembre, a déclaré l'un de ses représentants, cité par les agences russes. 

La Moldavie a déclaré l'état d'urgence pour 30 jours vendredi dans le but de garantir à cet ex-pays soviétique du gaz naturel moins cher en provenance d'Europe après que Moscou, son fournisseur traditionnel, a augmenté les prix. 

Sergei Kupriyanov, porte-parole de Gazprom, a déclaré que Chisinau devait 709 millions de dollars (610 millions d'euros) à la société. 

Le contrat de la Moldavie avec Gazprom a expiré en septembre, mais M. Kupriyanov a indiqué que les deux parties avaient pu "se rencontrer à mi-chemin" et prolonger le contrat pour octobre.

"Si le paiement des fournitures de gaz n'est pas intégralement effectué et qu'un contrat n'est pas signé à partir de décembre, alors Gazprom interrompra les livraisons de gaz à la Moldavie", a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse Interfax. 

Ce pays de 2,6 millions d'habitants, situé entre la Roumanie et l'Ukraine, s'approvisionne en gaz auprès de la Russie via sa région séparatiste pro-russe de Transnistrie et l'Ukraine.

Gazprom avait augmenté les prix de 550 dollars par millier de mètres cubes le mois dernier à 790 dollars ce mois-ci, un niveau que le vice-premier ministre Andrei Spinu a qualifié de "non justifié et non réaliste" pour le pays le plus pauvre d'Europe.

Malgré la prolongation du contrat, le Premier ministre moldave Natalia Gavrilita a déclaré vendredi que le pays recevait un tiers de gaz naturel en moins que d'habitude pour le mois d'octobre.

"Nous sommes confrontés à une situation critique", a-t-elle déploré. Elle a annoncé au Parlement que la Moldavie chercherait à s'approvisionner auprès des pays de l'UE, remerciant la Roumanie et l'Ukraine d'avoir déjà fourni du gaz.

L'état d'urgence, qui durera un mois, jusqu'au 20 novembre, donne à la société de services publics moldave Energocom le pouvoir de se procurer du gaz auprès d'autres pays.

Les pénuries de gaz en Moldavie surviennent dans un contexte de flambée des prix du gaz en Europe que certains pays ont imputée à Moscou, qui n'a pas fourni d'approvisionnements supplémentaires pour faire pression sur le continent.


Le chômage chez les Saoudiens tombe à 10,1% au premier trimestre de 2022, son niveau le plus bas en sept ans

Le chômage chez les Saoudiens est tombé à 10,1 % au premier trimestre de l’année 2022, contre 11 % au quatrième trimestre de l’année 2021. (Shutterstock)
Le chômage chez les Saoudiens est tombé à 10,1 % au premier trimestre de l’année 2022, contre 11 % au quatrième trimestre de l’année 2021. (Shutterstock)
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  • Le taux de chômage a diminué plus rapidement chez les Saoudiennes, reculant de 3,2 points pour atteindre 20,2 %
  • Le taux de chômage total du Royaume – incluant les Saoudiens et les non-Saoudiens – a diminué de 0,9 point pour atteindre 6,0 % au premier trimestre de l’année 2022

RIYAD: Le chômage chez les Saoudiens est tombé à 10,1 % au premier trimestre de l’année 2022, contre 11 % au quatrième trimestre de l’année 2021, d’après les données officielles.

Il s’agit du niveau le plus bas depuis le deuxième trimestre de l’année 2016, selon les données compilées par Arab News sur la base des chiffres publiés par l’Autorité générale des statistiques (Gastat).

Le taux de chômage a diminué plus rapidement chez les Saoudiennes, reculant de 3,2 points pour atteindre 20,2 %.

Au cours de la même période, l’indicateur pour les Saoudiens n’a reculé que de 0,1 point pour atteindre 5,1 %.

Quant aux non-Saoudiens, le taux de chômage a diminué de 0,7 point pour atteindre 2,2 % au premier trimestre de l’année 2022.

Il a baissé de 0,4 point pour atteindre 1,6 % chez les hommes non saoudiens, et de 2,6 points pour atteindre 6,4 % chez les femmes non saoudiennes.

Le taux de chômage total du Royaume – incluant les Saoudiens et les non-Saoudiens – a diminué de 0,9 point pour atteindre 6,0 % au premier trimestre de l’année 2022.

Par ailleurs, le taux d’activité a diminué chez les Saoudiens et les non-Saoudiens, perdant 1,3 point et 0,6 point pour atteindre 50,1 % et 74,8 % pour les groupes de nationalités respectifs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Inflation: Leclerc juge certaines hausses de prix « suspectes» et demande une commission d'enquête parlementaire

Une femme se tient à côté d'une étagère vide dans un supermarché à Paris, le 15 mars 2020. (Photo, AFP)
Une femme se tient à côté d'une étagère vide dans un supermarché à Paris, le 15 mars 2020. (Photo, AFP)
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  • « La moitié des hausses demandées» par les industriels dans le cadre de renégociations sur le prix des denrées qui seront ensuite vendues par les grandes surfaces « ne sont pas transparentes et sont suspectes»
  • Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Boris Vallaud a jugé « important qu'un chef d'entreprise le dise»

PARIS : Le médiatique président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a estimé jeudi que "la moitié des hausses de prix" demandées par les industriels de l'agro-alimentaire "ne sont pas transparentes et sont suspectes", et a appelé le Parlement à se pencher sur le sujet.

"La moitié des hausses demandées" par les industriels dans le cadre de renégociations sur le prix des denrées qui seront ensuite vendues par les grandes surfaces "ne sont pas transparentes et sont suspectes", a-t-il estimé sur BFMTV et RMC.

"J'aimerais bien que les députés (...) ouvrent une commission d'enquête sur les origines de l'inflation, sur ce qui se passe sur le front des prix depuis les transports jusqu'aux consommateurs", a-t-il expliqué, jugeant que "beaucoup des hausses demandées sont des hausses d'anticipation, voire de spéculation".

Devant la flambée des coûts de production liés au redémarrage de l'économie post-Covid-19 ainsi qu'à la guerre en Ukraine, le gouvernement avait appelé mi-mars distributeurs et industriels de l'agroalimentaire à se remettre autour de la table pour revoir les contrats tout juste signés le 1er mars à l'issue des négociations commerciales.

Ces contrats fixent le prix de certains des produits qui seront vendus dans l'année en grandes surfaces et le premier round des négociations avait abouti à une augmentation moyenne de 3% des prix facturés par les industriels aux distributeurs.

Or, estime aujourd'hui Michel-Edouard Leclerc, ces renégociations ont "donné la prime à la surenchère". "Quand un fournisseur arrive avec ses factures, on lui demande la transparence. Je comprends que les petites entreprises (soient fortement affectées par) le prix du verre, de l'aluminium", a-t-il assuré. "Pour les plus petits que nous, on a du discernement et on (accepte) leurs hausses" de prix.

Il a en revanche stigmatisé "les grandes entreprises internationales" qui sont arrivées "avec des factures de transport en augmentation de 15, 20, 30%, notamment les prix des containers qui ont augmenté de 30%". Ce, alors que "les sociétés de transport sortent des bénéfices par milliards l'année dernière", a-t-il dit.

Autre exemple, les "fabricants de produits à base de chocolat ou de cacao qui invoquent l'Ukraine pour une augmentation de 15% de tarif sur les barres chocolatées ou la confiserie...", a-t-il ajouté, appelant les parlementaires à "demander un peu à tout le monde de justifier sa part de hausse".

"Excellente suggestion", a réagi le député PS et premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure dans un tweet, ironisant: "(précision utile pour sa bonne réputation, il n’est pas Nupes)".

Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Boris Vallaud a jugé "important qu'un chef d'entreprise le dise". "Ces hausses de prix ne sont pas tenables, il faut transparence et action. Cette demande d'une commission d'enquête parlementaire doit être regardée. Le gouvernement a-t-il saisi les autorités de la concurrence ?", a-t-il aussi demandé dans un tweet.

Pour la députée LFI Clémentine Autain, "l'augmentation de l'inflation est directement corrélée aux immenses sommes données aux grands groupes sans aucune contrepartie". "Excellente idée que cette commission d'enquête, nous avons besoin de savoir", a-t-elle ajouté.


USA: la banque UBS sanctionnée pour avoir vendu des produits complexes sans expliciter les risques

La banque suisse UBS a accepté de verser près de 25 millions de dollars pour avoir vendu des produits financiers (Photo, AFP).
La banque suisse UBS a accepté de verser près de 25 millions de dollars pour avoir vendu des produits financiers (Photo, AFP).
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  • UBS a accepté de rembourser 5,8 millions de dollars et 1,4 million de dollars d'intérêts, déjà reversés aux investisseurs, ainsi qu'une amende de 17,4 millions
  • La banque a promu et vendu les produits en question, des instruments complexes reposant sur le courtage d'options baptisées YES, à environ 600 investisseurs entre février 2016 et février 2017

NEW YORK: La banque suisse UBS a accepté de verser près de 25 millions de dollars pour avoir vendu des produits financiers dont le risque échappait parfois à ses conseillers financiers et, par ricochet, à ses clients, a annoncé mercredi le gendarme boursier américain (SEC).

Sans admettre ou nier les conclusions de l'autorité, UBS a accepté de rembourser 5,8 millions de dollars et 1,4 million de dollars d'intérêts, déjà reversés aux investisseurs, ainsi qu'une amende de 17,4 millions, détaille la SEC dans un communiqué.

La banque a promu et vendu les produits en question, des instruments complexes reposant sur le courtage d'options baptisées YES, à environ 600 investisseurs entre février 2016 et février 2017.

Mais "UBS n'a pas fourni à ses conseillers financiers une formation et une supervision adéquates de la stratégie", déplore la SEC.

Bien que la banque "ait reconnu et documenté la possibilité d'un risque important" dans ces investissements, "elle n'a pas partagé ces données avec les conseillers ou les clients", ajoute l'autorité.

Aussi certains conseillers "ne comprenaient pas les risques et n'étaient pas en mesure de s'assurer que les conseils qu'ils prodiguaient étaient dans le meilleur intérêt de leurs clients", affirme la SEC.

"Les sociétés de conseil sont tenues de mettre en œuvre des politiques et des procédures appropriées pour garantir que toutes les parties impliquées dans la vente de produits et de stratégies financiers complexes ont une compréhension claire des risques que ces produits présentent", a commenté Osman Nawaz, responsable d'une unité sur les instruments financiers complexes à la SEC, dans le communiqué.