Alerte aux chocolats Kinder, rappel de nombreux produits de la marque

Certains lots Kinder du fabricant italien Ferrero produits en Belgique ont été rappelés en raison d’une suspicion d’infection à la salmonelle. (Photo, AFP)
Certains lots Kinder du fabricant italien Ferrero produits en Belgique ont été rappelés en raison d’une suspicion d’infection à la salmonelle. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 06 avril 2022

Alerte aux chocolats Kinder, rappel de nombreux produits de la marque

Certains lots Kinder du fabricant italien Ferrero produits en Belgique ont été rappelés en raison d’une suspicion d’infection à la salmonelle. (Photo, AFP)
  • Une série de lots de produits chocolatés Kinder ont dus être retirés du marché en raison d’une suspicion d’infection à la salmonelle
  • Six fromages au lait cru vendus en grandes surfaces ont également été enlevés des rayons, car soupçonnés de contenir la bactérie listéria

MONTRÉAL: À seulement quelques jours de Pâques, certains lots Kinder du fabricant italien Ferrero produits en Belgique ont été rappelés en raison d’une suspicion d’infection à la salmonelle.  

Ferrero assure que ce rappel est réalisé «par précaution». Lundi, l’entreprise assurait pourtant qu’aucun produit Kinder mis sur le marché français n’avait été testé positif. Mais à la suite des investigations menées par les autorités sanitaires belges et françaises, 21 cas de salmonellose ont été détectés en France, mardi 5 avril.  

Comment la salmonelle se transmet-elle?

Les salmonelles sont des bactéries relativement répandues, à l'origine d'infections alimentaires souvent bénignes mais pouvant parfois être très graves. 

La salmonellose se transmet lorsque vous mangez ou buvez des aliments ou des boissons contaminés, comme les viandes, les œufs ou le lait cru, les fruits et légumes crus… Elle se transmet également par des animaux infectés, notamment le bétail, les oiseaux, les reptiles, les amphibiens, les chiens et chats et d’autres petits animaux de compagnie ou enfin par des aliments ou surfaces contaminés par la bactérie  

Quelle est la liste des lots Kinder concernés par le rappel?  

  • Kinder Surprise 20g (par un, par trois, par quatre et par six) et 100g avec des dates de péremption comprises entre fin juin et fin octobre 2022  
  • Kinder Schoko-Bons avec des dates de péremption s’étalant entre fin avril et fin août 2022, 
  • Kinder Mini Eggs avec des dates de péremption compris entre fin avril et fin août,  
  • Kinder Happy Moments, Kinder mix: 193g, panier 150g, peluche 133g, seau 198g, consommables jusqu’à fin août 2022.  

Que faire si on a des Kinder contaminés à la maison?  

Il est demandé aux personnes détenant ces produits de ne pas les consommer et de les jeter immédiatement. Mais avant cela, il convient de:  

  • les rapporter sur le lieu d'achat pour demander un remboursement  
  • prendre une photo de l'emballage avec les références du produit (date limite de consommation, numéro de code barre) et envoyer par mail à l'adresse de Ferrero pour demander un remboursement: [email protected]  

Que faire en cas de symptômes?  

Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ces symptômes, sont invitées à consulter leur médecin traitant sans délai en lui signalant cette consommation.  

Selon l'Institut Pasteur, les salmonelles peuvent provoquer des toxi-infections alimentaires se traduisant par des troubles gastro-intestinaux, des douleurs abdominales, des vomissements ou des diarrhées. Il est également possible de souffrir de fièvre.  

Cette bactérie représente encore plus de risques chez les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ou immunodéprimées. Le délai d’incubation est de six à soixante-douze heures après avoir mangé des produits contaminés. Une personne infectée par des salmonelles peut être contagieuse pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. 

Des «défaillances» dans les contrôles sanitaires?  

Après les chocolats Kinder, c'est au tour de six fromages au lait cru vendus en grandes surfaces d'être retirés des rayons ce mercredi 6 avril. Les Fromageries de Normandie (Groupe Lactalis) sont soupçonnées de contenir la bactérie listéria.  

Des pizzas Buitoni sont aussi au cœur d'une polémique. Des cas d’infection, dont certains graves, pourraient être liés à la présence de la bactérie E.Coli dans la pâte de pizzas surgelées de la gamme Fraîch’Up®.  

L’usine produisant les pizzas Buitoni a été fermée sur arrêté préfectoral pour des raisons d’hygiène, avec notamment la découverte de rongeurs dans la zone de production. Un test datant du 17 mars réalisé au sein même de l’usine aurait mis en avant la présence de la bactérie d’E.Coli. Nestlé avait pourtant affirmé le contraire.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by Buitoni (@buitonifr)

  Aujourd'hui, ces rappels de produits alimentaires inquiètent, même s'ils sont très fréquents depuis plusieurs années. Ce mercredi 6 avril, l'ONG Foodwatch a alerté sur «l'opacité» des géants de l'alimentaire qui doivent «rendre des comptes».  

«Ce que ces scandales révèlent malheureusement une nouvelle fois, ce sont les défaillances du système», a déploré sur RMC la directrice générale de Foodwatch, Karine Jacquemart. «La bonne nouvelle, c'est qu'on a une réglementation sur le papier au niveau européen qui est très forte et qui indique des responsabilités très claires pour les entreprises». Mais «la mauvaise nouvelle, c'est que ça n'est pas suffisamment appliqué», a expliqué la représentante de l'association de défense des consommateurs.  

Selon elle, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) parle d'une baisse de plus de 440 postes sur ces dix dernières années, ça c'est scandaleux car en gros, c'est une privatisation du contrôle de la sécurité sanitaire des aliments». Par ailleurs, «le nombre des inspections sur la sécurité sanitaire des aliments a diminué de 33% entre 2012 et 2019 du côté de la Direction générale de l'alimentation», dénonçait, le 25 mars 2021, l'ONG dans un communiqué


Ingérences étrangères: Matignon veut poursuivre à la rentrée "un travail commun" avec les formations politiques

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • Sébastien Lecornu veut relancer à la rentrée un travail avec tous les partis contre les ingérences étrangères
  • Le gouvernement prévoit de renforcer la lutte contre la désinformation électorale avec des sanctions accrues et un protocole de signalement

PARIS: Sébastien Lecornu a dit mercredi soir qu'il souhaitait poursuivre, "à la rentrée", "un travail commun" avec l’ensemble des formations politiques pour lutter contre les ingérences étrangères, alors que trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle ont été visés ces derniers jours par des opérations de déstabilisation russes.

"Je partage l’idée que ce sujet mérite un travail commun. C’est précisément celui que nous avons engagé à Matignon et que nous poursuivrons à la rentrée avec l'ensemble des formations politiques", a écrit sur X le chef du gouvernement, interpellé sur le sujet par le tribun insoumis Jean-Luc Mélenchon.

En juin, le Premier ministre avait reçu à Matignon les partis politiques sur ce thème. Il avait alors évoqué des "perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle", soulignant que "l'ensemble de la classe politique" pouvait être concernée.

Depuis la fin juillet, trois prétendants déclarés ou pressentis à l'Elysée, le patron d'Horizons Edouard Philippe, celui de Renaissance Gabriel Attal et de Place Publique Raphaël Glucksmann ont été ciblés par la Russie à travers des campagnes de désinformation en ligne. Une première en France pour des candidats à la présidentielle, même si ces opérations sont restées peu visibles, d'après une source sécuritaire.

"Le dispositif de détection que nous avons mis en place fonctionne", s'est félicité mercredi soir Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, "nous avons déjà présenté en Conseil des ministres un projet de loi pour renforcer encore notre arsenal, notamment en triplant les peines contre la production de faux contenus en période électorale".

"Un protocole de transmission automatique de tous les cas détectés sera également mis en place, en lien avec les formations politiques et les services compétents", a-t-il ajouté.

Depuis la réunion avec les partis en juin, il précise avoir reçu des propositions de la part de certaines formations politiques, mais que "toutes n'ont pas encore répondu".


L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France reçoit la députée Amélia Lakrafi

L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel (à droite), reçoit Mme Amélia Lakrafi (à gauche), députée et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale. (Photo : compte X @KSAembassyFRA)
L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel (à droite), reçoit Mme Amélia Lakrafi (à gauche), députée et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale. (Photo : compte X @KSAembassyFRA)
Short Url
  • Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers d'intérêt commun entre la France et l'Arabie saoudite

DUBAI: L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel, a reçu Mme Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale.

Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont échangé sur plusieurs sujets d'intérêt commun, dans le cadre des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite. Les discussions ont porté sur des dossiers partagés, illustrant la poursuite du dialogue entre les deux pays. 

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des échanges entre les représentants français et saoudiens visant à renforcer la coopération sur des enjeux d'intérêt mutuel.


Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France, et l'un des plus secs

Le lac des Brenets, sur le Doubs à la frontière franco-suisse, asséché par les fissures souterraines, le manque de pluie et les vagues de chaleur répétées, le 28 juillet 2026. (AFP)
Le lac des Brenets, sur le Doubs à la frontière franco-suisse, asséché par les fissures souterraines, le manque de pluie et les vagues de chaleur répétées, le 28 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • Juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France, avec des vagues de chaleur record
  • Une sécheresse sévère a aggravé les incendies, dont un mégafeu ayant brûlé près de 42 000 hectares

PARIS: Vagues de chaleur, sécheresse, incendies : le mois de juillet 2026 restera dans les annales comme le plus chaud et l'un des plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures en 1900, illustration d'un changement climatique dont les effets s'intensifient.

Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois dernier efface les précédents records de la canicule d'août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C), a annoncé mardi Météo-France.

L'excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) - déjà établies en prenant en compte un climat réchauffé par les activités humaines depuis 1850-1900 - atteint, comme en juin, +3,8°C.

"Il s'agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée" jamais enregistrée après février 1990 (+4°C), indique le prévisionniste national dans un communiqué.

Sur les températures maximales, l'excédent atteint même 5,2°C de plus que les normales de saison.

- canicules plus fréquentes -

Juillet 2026 a été marqué par deux vagues de chaleur. La première, du 4 au 19 juillet, est la troisième plus longue jamais enregistrée en France. La seconde, débutée le 28 juillet, est toujours en cours.

Des phénomènes extrêmes qui sont de moins en moins des exceptions : Météo-France rappelle que plus de la moitié des 54 vagues de chaleur recensées dans le pays se sont produites au cours des 15 dernières années.

Sous l'effet du changement climatique, ces épisodes deviennent "de plus en plus fréquents", "démarrent de plus en plus tôt dans la saison" et atteignent des températures toujours plus élevées.

En juillet, plusieurs autres pays européens ont également subi des épisodes caniculaires, notamment en Hongrie, Autriche ou Grèce, où le thermomètre a frôlé voire dépassé les 40°C.

Depuis la fin mai, la France a déjà subi quatre épisodes de fortes chaleurs, dont l'un historiquement intense fin juin.

Ce n'est peut-être pas fini : pour août, septembre et octobre, Météo-France privilégie un scénario plus chaud que la normale, sur fond de "poursuite des conditions de blocages anticycloniques".

Le prévisionniste rappelle toutefois qu'il s'agit de tendances saisonnières et non de prévisions météorologiques, et que cela ne permet pas de conclure que de nouvelles vagues de chaleur auront lieu.

- sécheresse et incendies -

Avec un déficit de pluie de près de 70%, juillet 2026 a également été le troisième mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielles des sols observée depuis deux mois.

À la fin juillet, "les sols sont encore plus secs qu'en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés" à la mi-août 2022, indique Météo-France.

Cette sécheresse record, combinée aux fortes chaleurs, a de lourdes conséquences pour l'agriculture et favorise les départs et la propagation des incendies.

Pas une journée de juillet ne s'est écoulée sans qu'au moins plusieurs départements ne soient placés en danger élevé de feux de forêt, selon Météo-France. Le 12 juillet, 70 départements étaient concernés. Les 5, 6 et 8 juillet, huit départements méditerranéens ont même été classés en danger très élevé.

Fin juillet, un mégafeu, caractérisé par son intensité, sa propagation rapide et sa difficulté à être maîtrisé, a notamment ravagé près de 42.000 hectares, selon les premières estimations, et entraîné l'évacuation de plus de 220.000 personnes en Gironde.

En termes de superficie brûlée, un tel sinistre ne s'était plus produit en France métropolitaine et en Corse depuis août 1949.

Les précédents mois de juillet les plus secs remontaient à 2022, avec un déficit de précipitations de 85%, et à 2020 (75%).

Le mois dernier, quasiment pas une goutte de pluie n'est tombée au nord de la Seine, dans la région nantaise, en Occitanie, dans l'intérieur du Var, sur la Côte d'Azur et en Corse.

Seule la région Auvergne-Rhône-Alpes a bénéficié de quelques précipitations. Mais cela s'est déroulé lors d'orages violents les 16 et 25 juillet, dont l'un a même provoqué une mini-tornade dans la Loire.

Mais sur l'ensemble du pays, c'est un "soleil accablant", constate Météo-France, qui a dominé le mois dernier. Avec un excédent d'ensoleillement de 35% en moyenne, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus ensoleillés jamais enregistrés, derrière juillet 2022 (+40%).