Abou Dhabi: Coup d'envoi de la phase III des essais cliniques du vaccin contre la Covid-19

Le président du Département de la Santé d'Abou Dhabi, Cheikh Abdallah ben Mohamed Al-Hamed, recevant la dose de vaccin. (Photo WAM/AFP).
Le président du Département de la Santé d'Abou Dhabi, Cheikh Abdallah ben Mohamed Al-Hamed, recevant la dose de vaccin. (Photo WAM/AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 17 juillet 2020

Abou Dhabi: Coup d'envoi de la phase III des essais cliniques du vaccin contre la Covid-19

  • Le coup d’envoi des essais a été donné en presence de l'ambassadeur de Chine aux Emirats arabes unis, Ni Jian, des hauts responsables du département de la santé et des représentants de G42 Healthcare et de Sinopharm CNBG
  • Les essais de phase III sont ouverts à des volontaires âgés entre 18 et 60 ans vivant à Abou Dhabi et Al-Ain. Ils dureront 42 jours.

ABOU DHABI : Les essais de la phase III du vaccin inactivé de Sinopharm CNBG pour lutter contre la Covid-19 ont débuté ce vendredi à Abou Dhabi. Premiers essais cliniques du genre, ils sont le résultat d'un partenariat de coopération entre G42 Healthcare, basé à Abou Dhabi, et Sinopharm CNBG, sixième fabricant mondial de vaccins.

Soucieux de démontrer l’engagement du gouvernement émirati dans la lutte contre la pandémie du coronavirus, le président du Département de la Santé d'Abou Dhabi, Cheikh Abdallah ben Mohamed Al-Hamed et le sous-secrétaire par intérim du Département, Gamal Al-Kaabi, ont été parmi les premiers à tester le vaccin.

Le coup d’envoi des essais a été donné en presence de l'ambassadeur de Chine aux Emirats arabes unis, Ni Jian, des hauts responsables du département de la santé et des représentants de G42 Healthcare et de Sinopharm CNBG.

Le premier groupe de volontaires, dont des ressortissants des Emirats arabes unis et des expatriés, a reçu le vaccin à la Cité Médicale de Cheikh Khalifa.

Les essais sont dirigés par des praticiens de santé des Services de santé d'Abou Dhabi (SEHA), qui fournissent des installations dans cinq de leurs cliniques à Abou Dhabi et Al-Ain en plus d'une clinique mobile afin de garantir que l’accessibilité des essais aux volontaires participant au programme. Celui-ci a été mis en place dans le respect des directives internationales stipulées par l'OMS et la Food and Drug Administration des Etats-Unis (FDA). L'essai clinique de phase III fait suite au succès des essais de phase I et de phase II menés par Sinopharm en Chine, qui ont permis à 100% des volontaires de produire des anticorps après deux doses en 28 jours. Les essais de phase III sont ouverts à des volontaires âgés entre 18 et 60 ans vivant à Abou Dhabi et Al-Ain. Ils dureront 42 jours.

Les Emirats arabes unis ont été choisis pour ce partenariat de coopération car le pays compte plus de 200 nationalités, ce qui permet des recherches plus approfondies en la matière.

En cas de succès, l'étude sera approuvée et accréditée par le Comité d'éthique de la recherche scientifique dans l'émirat d'Abou Dhabi.

Commentant le début du programme, la responsable de la direction médicale de la Cité Médicale Cheikh Khalifa, et présidente du comité national de gestion clinique de la Covid-19, Nawal Al-Kaabi, a déclaré que cet essai « permet d'apporter une contribution majeure à la lutte mondiale contre le coronavirus. C'est une fierté nationale (…) ».

De son côté, le PDG de G42 Healthcare, Ashish Koshy, a fait part de sa fierte : « Nous sommes extrêmement fiers que Sinopharm CNBG ait associé G42 Healthcare dans cet essai clinique révolutionnaire de phase III aux EAU ».

Le président des produits biologiques à Sinopharm CNBG, Jingjin Zhu, a ajouté: « Avec le soutien total des autorités locales, les technologies de pointe fournies par notre partenaire G42 Healthcare et les services et soutiens de haute qualité des entités médicales et cliniques, nous contribuerons conjointement à la lutte contre la Covid-19 dans le monde entier ».

Une campagne de sensibilisation est actuellement en préparation pour encourager les résidents des Emirats à participer à ce programme d'essais.


Le président libanais à Rome jeudi pour évoquer l'avenir de la force de l'ONU

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
Short Url
  • Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome pour discuter de l’avenir de la Finul, dont le mandat expire fin 2026
  • Beyrouth privilégie une prolongation de la mission de l’ONU, mais envisage une force internationale alternative avec la France et l’Italie pour éviter un vide sécuritaire

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome jeudi pour des discussions sur le futur de la force de maintien de la paix dans son pays, dont le mandat expire fin 2026, a affirmé à l'AFP un responsable libanais.

La visite intervient après que la France et l'Italie, qui fournissent d'importants contingents de militaires à cette Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont dit en juin vouloir établir une coalition internationale pour lui succéder.

M. Aoun doit rencontrer son homologue Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de "l'avenir des forces internationales, notamment à la lumière de l'initiative franco-italienne visant à mettre en place une force pour remplacer la Finul", a indiqué le responsable sous couvert d'anonymat.

Selon lui, le président libanais rencontrera également le pape Léon XIV au Vatican et l'informera "des contacts que le Liban a établis depuis le début des négociations" avec Israël.

Le Liban et Israël ont mené au printemps des pourparlers directs, accueillis à Rome à deux reprises, et ont abouti en juin à la conclusion d’un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, en commençant par des "zones pilotes".

Le Liban avait été entraîné début mars dans le conflit entre l'Iran d'une part, Israël et les Etats-Unis d'autre part, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, avant de subir une riposte aérienne et terrestre.

M. Aoun a déclaré que le choix privilégié du Liban est une prolongation du mandat de la Finul, à laquelle Israël s'oppose. Le Liban et plusieurs autres pays redoutent un vide sécuritaire si la Finul se retire sans alternative.

Lundi, le président libanais a indiqué que "le second choix consiste à adopter une formule qui garantisse la présence continue des forces internationales dans le sud" du pays, aux côtés de l'armée libanaise "et en coordination avec elle".

Début juin, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait estimé "nécessaire" le maintien d'une présence militaire de l'ONU, proposant trois options allant de près de 2.000 à plus de 5.500 personnels en uniforme.

Le mois dernier, 86 députés libanais ont signé une lettre exhortant le Conseil de sécurité de l'ONU à maintenir les Casques bleus.

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Présente au Liban depuis 1978, elle n'a pas empêché la résurgence des conflits.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène encore des frappes ponctuelles au Liban. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban ce qu'elles désignent comme une "zone de sécurité", sur une bande d'environ 10 kilomètres de large, le long de la frontière.


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
Short Url
  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Short Url
  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".