Biden et Trump se disputent les «seniors», électeurs cruciaux pour la présidentielle

A 21 jours de l'élection, chacun a promis à ses partisans la victoire (Photo, AFP)
A 21 jours de l'élection, chacun a promis à ses partisans la victoire (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 14 octobre 2020

Biden et Trump se disputent les «seniors», électeurs cruciaux pour la présidentielle

  • « Il a empêché les seniors de Floride et les citoyens de tout le pays d'avoir l'aide dont ils avaient besoin »
  • « Le programme de Biden serait catastrophique pour les +seniors+ »

PEMBROKE : Un président « irresponsable » contre un candidat « catastrophique » pour les « seniors »: Donald Trump et Joe Biden ont chacun fait mardi un appel du pied aux électeurs les plus âgés, qui devraient jouer un rôle crucial pour déterminer le vainqueur de la présidentielle américaine du 3 novembre.

A 21 jours de l'élection, chacun a promis à ses partisans la victoire. 

Enchaînant son deuxième meeting en deux jours, cette fois dans l'Etat-clé de Pennsylvanie, le président républicain s'est montré en forme huit jours après sa sortie d'hôpital, devant une foule enthousiaste, où les masques restaient rares.  

En tête des sondages, Joe Biden a lui accusé en Floride son rival républicain d'être de plus en plus « irresponsable » depuis qu'il a contracté le Covid-19 puis renoué avec la foule dans ce même Etat-clé, lundi soir.

L'ancien vice-président démocrate de 77 ans a détaillé quelques propositions pour les personnes âgées, un électorat crucial qui, dans le « Sunshine State », a basculé de son côté dans les sondages après avoir voté en majorité pour le milliardaire républicain en 2016.

« Le seul senior qui intéresse Donald Trump c'est le senior Donald Trump lui-même », a lancé le candidat démocrate à Pembroke Pines, au nord de Miami, où il a une nouvelle fois dénoncé la gestion de la pandémie par le président républicain. 

Mais il s'est surtout attardé sur l'action de son adversaire, alors que les Etats-Unis affichent le plus lourd bilan au monde avec plus de 215.000 morts du Covid-19. 

« Il a empêché les seniors de Floride et les citoyens de tout le pays d'avoir l'aide dont ils avaient besoin », a-t-il déploré. « Combien d'entre vous ne peuvent pas embrasser leurs petits enfants? », a-t-il ajouté dans un centre pour retraités.

« Les gens que je préfère »

Son discours n'a pas été ponctué par les déclarations parfois embrouillées ou trous de mémoire apparents constatés la veille dans l'Ohio, sur lesquels insiste le camp trumpiste pour mettre en doute sa forme physique et mentale.

Par contraste, le président-candidat âgé de 74 ans se dit désormais « immunisé » contre le coronavirus moins de deux semaines après avoir été testé positif.

Mais Joe Biden mène de loin dans les sondages à l'échelle du pays (+10 points d'avance selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics). Il a également l'avantage sur Donald Trump, quoique plus réduit, dans les Etats les plus disputés qui, comme la Floride (+3,7 points), pourraient faire basculer l'élection.

Johnstown « contre Park Avenue »

Alors que déjà dix millions d'électeurs ont déposé leur bulletin de vote anticipé, l'ex-magnat de l'immobilier a entamé un marathon de meetings à travers les Etats-clés pour tenter de refaire son retard. 

Il était mardi soir à Johnstown, dans l'Etat de Pennsylvanie qu'il a remporté en 2016 mais qui penche à ce stade pour Joe Biden dans les sondages. 

Le milliardaire républicain a de nouveau ironisé sur son rival qu'il surnomme « Sleepy Joe » (« Joe l'endormi »), dont il affirme qu'il n'attire « presque » aucun électeur en public. Le candidat démocrate refuse, au nom des précautions sanitaires, d'organiser des grands meetings de campagne.

Se présentant une nouvelle fois en défenseur de « la loi et l'ordre », Donald Trump a encore dépeint son rival comme un candidat aux mains de la « gauche radicale », dont la présidence mènerait au chaos. Et il a aussi fait un appel du pied aux plus âgés. 

« Le programme de Biden serait catastrophique pour les +seniors+ », a-t-il déclaré. Il « se préoccupe plus des immigrés clandestins que des citoyens seniors ». 

A ce même endroit, l'ancien bras droit de Barack Obama avait, fin septembre, rappelé ses origines modestes pour marteler sa nouvelle ligne d'attaque contre le milliardaire: l'élection est un choix entre les classes ouvrière et moyenne, incarnées par Johnstown ou sa ville natale de Scranton, également en Pennsylvanie, « contre Park Avenue », la clinquante rue new-yorkaise symbole du riche héritier. 

Dans un climat polarisé à l'extrême, le sénateur républicain Mitt Romney, ex-candidat à la Maison Blanche coutumier des critiques contre Donald Trump, s'en est pris mardi avec une virulence particulière au président, présenté comme l'un des principaux responsables du " »marasme abominable, injurieux et empli de haine » qu'est devenu selon lui le débat politique. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.