Le Madinah Art Center présente la dimension spirituelle du travail de photographes saoudiens

Travail artistique d'Adel al-Qurashi. (Fourni).
Travail artistique d'Adel al-Qurashi. (Fourni).
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Publié le Vendredi 08 avril 2022

Le Madinah Art Center présente la dimension spirituelle du travail de photographes saoudiens

  • L'exposition Nabawi de Moath al-Ofi s’inscrit dans un projet plus vaste représenté par son recueil photographique portant le même titre
  • Les deux expositions se tiennent dans le hall principal du Madinah Art Center, avec le soutien du prince Faisal

DJEDDAH: Le Madinah Art Center présente deux expositions des artistes contemporains Adel al-Qurashi et Moath al-Ofi.

Les artistes emmèneront les visiteurs dans des voyages visuels documentaires sur les Lieux saints à travers une collection de photographies présentées pour la première fois dans une exposition.

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Le Madinah Art Center présente deux expositions des artistes contemporains Adel al-Qurashi et Moath al-Ofi. (Fourni)

L'exposition Nabawi de Moath al-Ofi s’inscrit dans un projet plus vaste représenté par son recueil photographique éponyme. Dans son recueil, l'artiste rassemble ses pratiques artistiques modernes et sa passion pour la découverte, la recherche et la documentation à travers une collection de photographies qui montrent la richesse de la mosquée du Prophète, reflétée dans les visages expressifs des visiteurs.

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Travail artistique d'Adel al-Qurashi. (Fourni)

«Nabawi est une exposition soutenue et supervisée par le prince Faisal ben Salmane, le gouverneur de Médine, et il est en réalité mon mécène; c'est lui qui m'a soutenu avec le recueil», déclare M.  Al-Ofi à Arab News.

L’artiste précise que le recueil se concentre sur les histoires silencieuses des visiteurs de la mosquée du Prophète, et non sur son architecture.

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Adel al-Qurashi en train de prendre des photos de la Kaaba. (Fourni)

«Il s'agit davantage des visiteurs et de leur voyage spirituel», ajoute-t-il.

Moath al-Ofi présente une collection d'œuvres d’art qui constitue une partie du contenu du recueil. À travers cette collection, il permet aux résidents et aux visiteurs de La Mecque d'explorer l'esthétique de l'expérience et de la considérer d'un point de vue artistique qui complète le point de vue religieux.

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Moath al-Ofi en train de prendre des photos depuis la mosquée du Prophète. (Fourni)

Le lancement de Nabawi était attendu depuis longtemps, M. Al-Ofi travaillant sur le projet depuis de nombreuses années avec une équipe de photographes et de designers.

«L'exposition est très spéciale pour moi, car toute l'histoire du recueil et son parcours pour sa réalisation ont été et sont toujours un voyage émotionnel qui a connu de nombreuses difficultés», souligne-t-il.

«Dans ce parcours, nous avons perdu un ami au cours d’un des voyages avec le concepteur, et nous avons eu un accident et perdu Madani Sindi qui fait partie des intervenants pour ce recueil, il était mon assistant-photographe pour ce projet», confie-t-il.

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Travail artistique d'Adel al-Qurashi. (Fourni)

Il qualifie de «monument physique» le fait de voir l'exposition prendre vie à Médine, après la publication du recueil.

«Voir ce travail à une plus grande échelle et permettre également à ceux qui ont travaillé sur le recueil de le célébrer à un moment très spirituel du ramadan, dans un lieu très spirituel, Médine, ma ville natale, est exaltant », déclare M. Al-Ofi.

L'exposition solo Al-Astar consacrée à Adel al-Qurashi s’inscrit également dans un projet plus vaste: un recueil photographique éponyme en cours d'impression.

La collection explore la manière dont la photographie peut être un support facilement accessible et adapté qui transmet des émotions complexes, notamment culturelles et spirituelles. M. Al-Qurashi a accompagné les visiteurs dans un voyage visuel de quatre ans à La Mecque, au cours duquel, avec son appareil photo, il a constitué une collection de clichés qui documentent l'essence de la Kaaba.

Adel al-Qurashi présente une collection de travaux artistiques qui documentent un nouveau chapitre de ses voyages, à travers lesquels il explore les détails des Lieux saints. L'un de ses premiers voyages a été documenté dans un livre intitulé Al-Aghawat («Les Commandants»), qui comprend des images de la mosquée du Prophète.

Les deux expositions se tiennent dans le hall principal du Madinah Art Center, avec le soutien du prince Faisal.


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com