Procès de la scène de Madonna: «Je n'arrive toujours pas à comprendre»

Le stade Vélodrome après l'écroulement de la scène prévue pour le concert de Madonna à Marseille, le 29 juillet 2009. (Photo, AFP)
Le stade Vélodrome après l'écroulement de la scène prévue pour le concert de Madonna à Marseille, le 29 juillet 2009. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 octobre 2020

Procès de la scène de Madonna: «Je n'arrive toujours pas à comprendre»

  • La chute du toit est la conséquence directe du mauvais placement de l'élingue
  • Entamé le 7 octobre, ce procès est prévu pour se terminer vendredi

MARSEILLE : Onze ans après l'écroulement de la scène prévue pour le concert de Madonna à Marseille, les victimes n'ont pas oublié, mais le chef d'équipe anglais chargé du chantier n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce gigantesque mécano métallique s'est effondré.

Le jour du drame, ce 16 juillet 2009, sur la pelouse du stade Vélodrome, Scott Seaton a 38 ans. Désormais âgé de 50 ans, il fait partie des onze prévenus poursuivis devant le tribunal correctionnel de Marseille pour homicides et blessures involontaires.

« J'y pense tous les jours, je vais porter cette cicatrice toute ma vie », confie-t-il mardi.

Mais il a beau revenir sur ce chantier où il dirigeait 12 salariés anglais d'ESG, l'entreprise anglaise propriétaire de la scène, et 25 ouvriers français recrutés par Tours Concept France (TCF), il ne comprend pas ce qui s'est passé. Et aujourd'hui encore, il ne ferait « rien de différent », explique-t-il via un interprète. 

Dans ce dossier très technique, les experts judiciaires affichent une certitude: la chute du toit est la conséquence directe du mauvais placement de l'élingue utilisée par la grue pour hisser l'un des angles du toit, après la panne de deux treuils. Ce câble aurait entraîné la rupture d'une des poutres métalliques puis se serait déchiré, entraînant l'écroulement de l'ensemble de la structure.

« De la viande fraîche »

Mais Scott Seaton ne comprend pas: « L'élingue, on l'a placée là parce que c'est ce que nous ont enseigné des années d'expérience, ça avait fonctionné auparavant ».

Celui qui a posé l'élingue n'est pas là pour témoigner: Charles Prow, jeune Anglais de 23 ans, est mort dans cet accident, avec Charles Criscenzo, un Aixois de 52 ans. Une troisième personne est décédée depuis, Giuseppe di Silvestro, l'un des blessés, qui s'est suicidé deux ans plus tard.

Chez les sept autres victimes, ce 16 juillet 2009 reste gravé dans les mémoires.

Jean-Jérôme Constant se souvient de la « pagaille » qui régnait sur le chantier, « des Anglais odieux » qui eux ne prenaient pas de risques: « À part Charles Prow sur le toit, ce n'étaient que des Français qui étaient en haut, dans les tours, quand tout est tombé ».

« On était de la viande fraîche », résume Ludovic Drouille, un des sept blessés tous salariés de TCF.

« J'ai le dos massacré, c'est l'enfer ». Jason Ferry raconte sa vie brisée, ces douleurs qui l'empêchent de tenir debout plus de quelques minutes, et les problèmes financiers, qui l'obligent à se battre, « complètement seul, pour obtenir quelques miettes ».

Pour la plupart d'entre eux, les blessés n'ont jamais été indemnisés. « J'ai perdu ce métier que j'aimais, et aujourd'hui je fais des petits boulots, pour 1 000 euros par mois, et j'élève mes deux enfants », raconte Julien Pascal, dans le coma pendant six mois après l'accident.

Cordiste à l'époque, il est aujourd'hui incapable de grimper sur un échafaudage. Et il revit sans cesse cette dizaine de secondes où tout s'est écroulé.

« On a entendu ce grand bruit, puis tout à coup un calme plat. J'ai regardé Charles Criscenzo, j'ai senti que c'était le dernier jour de notre vie, et il m'a dit: “On s'en va petit." »

La veille du drame, le même Charles Criscenzo racontait à sa femme l'ambiance sur le chantier, et les Anglais pressés de terminer le montage: « Ils sont à Marseille, ils veulent aller à la plage, voilà ce qu'il m'a dit », témoigne Francine, sa veuve, en larmes. 

Entamé le 7 octobre, ce procès est prévu pour se terminer vendredi.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com