Pétrolier abandonné au Yémen: l'ONU appelle aux dons face à la menace de marée noire

Cette image satellite obtenue avec l'aimable autorisation de Maxar Technologies le 19 juillet 2020 montre une vue d'ensemble du pétrolier FSO Safer le 19 juin 2020 au large du port de Ras Isa. PHOTO AFP / IMAGE SATELLITE ©2020 MAXAR TECHNOLOGIES "
Cette image satellite obtenue avec l'aimable autorisation de Maxar Technologies le 19 juillet 2020 montre une vue d'ensemble du pétrolier FSO Safer le 19 juin 2020 au large du port de Ras Isa. PHOTO AFP / IMAGE SATELLITE ©2020 MAXAR TECHNOLOGIES "
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Publié le Vendredi 08 avril 2022

Pétrolier abandonné au Yémen: l'ONU appelle aux dons face à la menace de marée noire

  • «Le Safer est exposé à un risque imminent de déversement majeur, ce qui créerait une catastrophe humanitaire et écologique», a déclaré l'ONU
  • Le pétrolier contient l'équivalent d'un peu plus d'un million de barils et risque à tout moment de se briser, d'exploser ou de prendre feu, selon des experts

DUBAÏ: L'ONU a appelé vendredi les donateurs internationaux à s'engager "rapidement" à débourser environ 80 millions de dollars pour financer les opérations d'urgence sur un pétrolier abandonné au large du Yémen et éviter une marée noire en mer Rouge.

Vieux d'environ 45 ans, le FSO Safer, qui se trouve dans le port stratégique de Hodeida (ouest), en mer Rouge, n'a pas été entretenu depuis 2015 alors que le pays est déjà plongé dans l'une des pires crises humanitaires au monde en raison de la guerre qui oppose les forces progouvernementales à la milice houthie.

"Le Safer est exposé à un risque imminent de déversement majeur, ce qui créerait une catastrophe humanitaire et écologique dans un pays déjà décimé par plus de sept ans de guerre", a déclaré l'ONU dans un communiqué.

Le pétrolier contient l'équivalent d'un peu plus d'un million de barils et risque à tout moment de se briser, d'exploser ou de prendre feu, selon des experts.

"Les Nations Unies ont estimé le coût de l'opération d'urgence à 79,6 millions de dollars (73,2 millions d'euros)", a indiqué l'organisation.

Selon l'ONU, ce montant comprend le sauvetage, le démantèlement, la location d'un autre navire pour conserver le pétrole ainsi que les frais de personnels et d'entretien.

"La mise en oeuvre du plan ne peut commencer sans le financement des donateurs", a souligné l'ONU, appelant à des "engagements financiers rapides" face à une "bombe à retardement", l'intervention devant selon elle commencer dès la mi-mai. 

D'après l'ONU, une marée noire conduirait à la fermeture des ports de Hodeida et Salif, dans la région de Hodeida, pourtant essentiels pour les importations de produits de première nécessité et l'acheminement de l'aide humanitaire, dans un pays au bord d'une famine à grande échelle.  

Une conférence de donateurs sera tiendra aux Pays-Bas, a annoncé l'ONU sans préciser de date.  

Début mars, après des années d'atermoiements, la milice houthie et l'ONU sont finalement parvenus à un accord pour mener des opérations d'urgence sur le Safer.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.