Palestine: Musulmans et chrétiens servent des repas d'iftar aux pauvres de Bethléem

Des Palestiniens font leurs courses dans un marché de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 7 avril 2022, pendant le mois sacré du Ramadan (Photo, AFP).
Des Palestiniens font leurs courses dans un marché de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 7 avril 2022, pendant le mois sacré du Ramadan (Photo, AFP).
Les musulmans et les chrétiens préparent et fournissent des repas frais d'iftar, aux familles dans le besoin pendant le Ramadan (Photo fournie).
Les musulmans et les chrétiens préparent et fournissent des repas frais d'iftar, aux familles dans le besoin pendant le Ramadan (Photo fournie).
Short Url
Publié le Lundi 02 mai 2022

Palestine: Musulmans et chrétiens servent des repas d'iftar aux pauvres de Bethléem

  • Parmi les activités réalisées, on trouve des projets d'aide, des décorations de rue, la distribution d'eau et de dates pour l'iftar
  • Kawa a affirmé «Je n'aime pas faire la distinction entre un musulman, un chrétien ou un samaritain. Nous sommes tous Palestiniens»

GAZA : Pour marquer le mois sacré du jeûne musulman, les chrétiens de Palestine ont pris part aux initiatives du Ramadan.

Les projets d'aide, l'aide à la décoration des rues et des marchés, la distribution d'eau et de dattes avant l'iftar font partie des activités auxquelles les chrétiens ont participé à Bethléem, Ramallah et Naplouse en Cisjordanie.

Khalil Kawa, un chrétien de 41 ans, distribue des dattes et de l'eau potable aux passants à un carrefour de Naplouse, une ville où musulmans, chrétiens et samaritains vivent côte à côte.

FAITS MARQUANTS

Le refuge est supervisé par l'Aman Charitable Society qui aide les musulmans et les chrétiens pauvres de la ville depuis neuf ans.

● Au moins 40 familles chrétiennes reçoivent de l'aide de l'hospice ainsi que 1 500 familles musulmanes à Bethléem.

Il a affirmé : «Je n'ai pas l'impression de faire quelque chose d'étrange en tant que chrétien et de distribuer des dattes et de l'eau à ceux qui jeûnent. Je n'aime pas faire la distinction entre un   musulman, un chrétien ou un samaritain. Nous sommes tous Palestiniens».

«En 2013, un groupe d'amis et moi avons fondé un groupe de jeunes que nous avons appelé le Nablus Tour (la tournée de Naplouse). Nous sommes un groupe de photographes. Nous nous promenons dans la ville de Naplouse et prenons des photos, distribuons des bonbons le jour de l'anniversaire du prophète Mohamed et décorons la ville à l'approche du mois béni du Ramadan et pendant l'Aïd également. De plus, nous distribuons des dattes et de l'eau aux jeûneurs qui prennent leurs iftars tardivement.

Kawa a de plus signalé «c'est un très beau sentiment qu’on ne peut décrire, d'autant plus que les gens nous attendent et nous demandent même avant le Ramadan si nous sommes prêts ou si nous avons besoin de quelque chose ».

Il a aussi souligné qu'au départ, le projet était financé par ses collègues et lui-même, mais que le groupe s'est fait connaître, il s'est souvent retrouvé avec des fonds et de denrées alimentaires abondants grâce aux dons.

À Ramallah, un groupe de jeunes a lancé une campagne de sensibilisation au Ramadan intitulée «Pardonne et serre la main pendant le mois de l’amour», visant à propager des messages positifs parmi les communautés.

Dans la ville en grande majorité chrétienne de Bethléem, au sud de la Cisjordanie, des membres du groupe scouts et guides salésiens ont à leurs tours distribué des yaourts, de l'eau et des dattes.

Fouad Salman, un des scouts, a souligné : «Les habitants de Bethléem, musulmans et chrétiens, acquièrent de l'amour et de la coexistence de génération en génération, et la marche de l'amour doit continuer».

L'homme de 37 ans a ainsi soutenu qu'il se sentait fier d’être palestinien de Bethléem et qu'il avait participé à des activités bénévoles depuis son enfance, surtout en remplaçant les tapis des mosquées.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Short Url
  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Short Url
  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.