Libérée de sa tutelle, Britney Spears annonce être enceinte

Britney Spears et Sam Asghari arrivent à la première de "One Upon A Time... In Hollywood" de Sony Pictures au Chinese Theatre le 22 juillet 2019 à Hollywood, Californie (Photo, AFP).
Britney Spears et Sam Asghari arrivent à la première de "One Upon A Time... In Hollywood" de Sony Pictures au Chinese Theatre le 22 juillet 2019 à Hollywood, Californie (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 12 avril 2022

Libérée de sa tutelle, Britney Spears annonce être enceinte

  • «J'ai fait un test de grossesse... Euh eh ben... J'attends un bébé»
  • La tutelle paternelle lui avait été imposée en février 2008

LOS ANGELES : Cinq mois après avoir été libérée par la justice de la tutelle qu'exerçait son père en raison de ses troubles psychologiques, la superstar américaine de la pop Britney Spears, 40 ans, a annoncé lundi qu'elle était enceinte de son troisième enfant.

"J'ai fait un test de grossesse... Euh eh ben... J'attends un bébé", a écrit sur Instagram la chanteuse révélée adolescente par plusieurs tubes planétaires dont "...Baby One More Time", en 1998.

Bientôt un nouveau bébé, donc, après que la justice américaine à Los Angeles a décidé le 12 novembre de lui rendre le contrôle sur sa vie personnelle en mettant fin à cette tutelle exercée principalement par son père Jamie Spears.

Une mesure prise en 2008 en raison de troubles psychologiques et que la star a qualifiée d'"abusive".

«Traumatisée»

Britney Spears avait frappé les esprits en racontant en juin au tribunal de Los Angeles qu'elle était "traumatisée" par cette tutelle qui l'empêchait de se faire retirer son stérilet, alors qu'elle souhaitait avoir d'autres enfants.

Lundi, sur son post Instagram -- canal de communication privilégié depuis 2008 --, elle évoque sous une photo de tasse et d'œillets roses ses grossesses passées et le fait d'être déjà tombée en "dépression périnatale". 

"Je dois dire que c'est absolument horrible (...). Les femmes n'en parlaient pas à l'époque (...), certains considérant que c'était dangereux pour une femme de se plaindre de cela alors qu'elle portait un bébé", écrit la chanteuse.

Britney Spears, qui a eu 40 ans le 2 décembre, est mère de deux garçons, désormais adolescents, dont son ex-mari Kevin Federline a obtenu la garde principale.

Sur Instagram, elle évoque même la possibilité d'être enceinte de jumeaux et appelle son fiancé Sam Asghari -- coach sportif de 28 ans rencontré en 2016 sur le tournage d'un clip -- "mon mari".

60 millions de dollars 

Sa fortune est estimée à quelque 60 millions de dollars et ses fans attendent un nouvel album et des concerts. Son dernier disque, "Glory", remonte à 2016 et elle a donné 250 spectacles chez elle à Las Vegas entre 2013 et 2017 avant de mettre sa carrière en pause en 2019.

Au début des années 2000, soulignent des experts, nombre de jeunes femmes devenues très vite des stars mondiales ne se sont pas toujours senties protégées face à la pression psychologique exercée par la presse people.

Les troubles et la fragilité de Britney Spears avaient éclaté au grand jour après son divorce en 2006: un présentateur de télévision l'avait à l'époque fait pleurer en direct en la moquant sur sa maternité alors qu'elle était enceinte de son deuxième fils.

Puis en 2007, pourchassée par des paparazzi, elle avait été retrouvée errant en voiture dans une station-service, conduisant pieds nus avec son enfant sur les genoux.

La tutelle paternelle lui avait été imposée en février 2008.

Libérée et de nouveau enceinte, Britney Spears n'a donné aucune date pour la naissance ni pour son mariage.

Sur Instagram, le futur mari et père Sam Asghari a, à son tour, partagé la nouvelle, confiant: "J'ai toujours eu hâte de devenir père et je ne le prends pas à la légère. Je n'aurai jamais de tâche plus importante".


«Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d’or», une exposition événement à l’IMA

Accessoires et bijoux de l'exposition Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d'or à l'IMA. (Photo fournie).
Accessoires et bijoux de l'exposition Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d'or à l'IMA. (Photo fournie).
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  • L’exposition est pour Jack Lang, le directeur de l’IMA, «une invitation au voyage et à l’enchantement»
  • Un parcours de plus de 1 100 mètres carrés attend les visiteurs, qui auront la chance de découvrir plus de trois cents trésors d’Ouzbékistan, des œuvres uniques et inédites

PARIS: Du 23 au 4 juin 2023 aura lieu à l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris, une exposition consacrée au patrimoine et aux savoir-faire de l’Ouzbékistan de la fin du XIXe au début du XXe siècle.

«Au carrefour des civilisations, l’Ouzbékistan sera toujours un lieu de rencontre unique entre les peuples des steppes, de l’Inde, de la Perse, de la Chine et du monde arabo-musulman, ce qui lui confère une originalité artistique remarquable», souligne Jack Lang, président de l’IMA. «C’est un honneur d’accueillir de fabuleuses pièces qui n’ont jamais été exposées encore. Réalisée grâce au soutien de la Fondation pour le développement de l’art et de la culture de la république d’Ouzbékistan […], “Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d’or” est une invitation au voyage et à l’enchantement. Imaginée comme un périple dans le temps, cette remarquable exploration remplit également une mission pédagogique: comprendre le contexte social, historique et politique de ce pays à l’histoire millénaire.»

IMA
De somptueux chapans (manteaux), des robes, des coiffes et des accessoires brodés d’or de la cour de l’émir, des selles en bois peintes à la main sont exposés à l'IMA. (Photo fournie).

Pour Gayane Umerova, PDG de la Fondation pour le développement de l’art et de la culture de la république d’Ouzbékistan, la diversité de techniques et de tissus développés a contribué à l’émergence d’un art vestimentaire protéiforme d’une grande originalité. «Cette tradition constitue une part importante de notre patrimoine culturel, qui se caractérise par la virtuosité artistique, la somptuosité des broderies et l’exclusivité des motifs et a su être préservé au fil des générations. Nous sommes très honorés de collaborer avec l’Institut du monde arabe sur ce magnifique projet qui nous permet de montrer au public européen et aux visiteurs du monde entier des pièces parmi les plus spectaculaires de l’artisanat ouzbek.

Des œuvres uniques

Un parcours de plus de 1 100 mètres carrés attend les visiteurs, qui auront la chance de découvrir plus de trois cents trésors d’Ouzbékistan, des œuvres uniques et inédites. De somptueux chapans (manteaux), des robes, des coiffes et des accessoires brodés d’or de la cour de l’émir, des selles en bois peintes à la main, des harnachements de chevaux en argent sertis de turquoises et exclusivement confectionnés dans l’atelier privé de l’émir, de magnifiques suzanis (grandes pièces de tissus brodées), des tapis, des ikats de soie, des bijoux, des costumes de la culture nomade ainsi que des peintures orientalistes figurent parmi les pièces exceptionnelles présentées au public.

IMA
À partir des merveilleuses et nombreuses collections que l’on trouve à Tachkent, Samarcande, Boukhara, Kokand, Khiva et Noukous, il a fallu établir un dialogue entre tous ces trésors: tenues d’apparat, bijoux, accessoires, tapis. (Photo fournie).

Yaffa Assouline, commissaire générale de l’exposition, interrogée par Arab News en français, explique: «Cette exposition est le fruit de ma rencontre avec l’Ouzbékistan, dont les noms des villes mythiques et légendaires, Samarcande, Boukhara, Khiva et bien d’autres ont nourri depuis des siècles nos imaginaires. Les visiteurs pourront découvrir la magnificence des costumes des émirs de Boukhara, ces pièces uniques, ornées ou intégralement brodées d’or. […]. À partir des merveilleuses et nombreuses collections que l’on trouve à Tachkent, Samarcande, Boukhara, Kokand, Khiva et Noukous, il a fallu établir un dialogue entre tous ces trésors: tenues d’apparat, bijoux, accessoires, tapis.» Et faire un choix parmi les suzanis, appelés «Jardins d’Éden», ces pièces qui étaient brodées au sein des familles pour préparer la dot dès la naissance d’une fille. Leur nombre et leur qualité dépendaient du statut social de la famille.

Les organisateurs expliquent que les décorations murales, les couvertures de lit, les taies d’oreiller, les rideaux et les tapis de prière constituent les ouvrages d’un artisanat exclusivement féminin qui se transmet de génération en génération.


L’Arabie Saoudite et la France célèbrent vingt années de coopération archéologique réussie

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  • L’Arabie Saoudite et la France signent un partenariat de grande envergure, un projet pharaonique dans le domaine de la recherche archéologique
  • L’une des principales découvertes du projet est un réseau de remparts exceptionnel qui entouraient l’oasis dans le passé

RIYAD: Le Ministère de la Culture Saoudien, représenté par la Commission Saoudienne du Patrimoine, l’Ambassade de France en Arabie saoudite, la Commission Royale d’AlUla (RCU) et l’Agence Française pour le Développement d’AlUla (AFALULA) ont célébré le jeudi 1er décembre vingt ans de coopération fructueuse entre l’Arabie Saoudite et la France dans le domaine de la recherche archéologique au sein de la bibliothèque du roi Abdelaziz à Riyad. La journée du 2 décembre sera consacrée exclusivement à la visite du site d’AlUla.

Les relations entre l’Arabie Saoudite et la France sont antérieures à la déclaration officielle de l’État saoudien en 1932. À partir de 1967, la coopération entre les deux pays se densifient progressivement. Plusieurs lois, décrets, conventions sont conjointement signés dans des domaines stratégiques comme le militaire, l’économie et la finance, mais aussi la recherche scientifique et l’éducation. En 2014, les relations diplomatiques entre les deux pays sont bonnes ; l’Arabie Saoudite est alors le partenaire privilégié de la France dans le Golfe, tandis que l’Hexagone est le troisième investisseur étranger dans le Royaume.  

De 2001 à 2005, la France et l’Arabie Saoudite ont entrepris une coopération dans le domaine archéologique. D’importantes fouilles ont été effectuées par des spécialistes français dépêchés sur les lieux. Ces recherches ont permis de trouver de petits monuments inconnus jusqu’alors inédits, attirant du même coup l’attention des autorités saoudiennes sur son patrimoine archéologique préislamique.

En 2002, les deux pays signent un partenariat de grande envergure dans le domaine de la recherche archéologique qui prend forme grâce à la mission Hégra (Madâ’in Sâlih) sous la direction de l’archéologue française Dr Laïla Nehmé. C’est aussi le premier site archéologique saoudien à être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ont-été célébré jeud vingt ans de coopération fructueuse entre l’Arabie Saoudite et la France dans le domaine de la recherche archéologique au sein de la bibliothèque du roi Abdelaziz à Riyad (Photo fournie).

Durant la première journée de cette célébration, d’éminents archéologues français et saoudiens ont porté à notre connaissance les résultats de vingt années de recherches qui n’ont pas manqué de surprendre le public et de nous révéler la richesse du patrimoine archéologique saoudien.

Il faut également signaler que jusqu’à présent, seize missions franco-saoudiennes réparties sur l’ensemble du Royaume explorent différentes périodes historiques allant du Néolithique sur le site de Khaybar et Al Bad’ jusqu’à l’époque contemporaine dans la ville d’AlUla. Riche en vestiges archéologiques et des paysages exceptionnels on y a découvert entres autres des campements néolithiques, des milliers d’outils en pierre, des dizaines de tombes, quelques squelettes encore intactes accompagnés d’objets archéologiques (perles de pierre et de coquillages) et des gravures rupestres.

L’une des principales découvertes du projet est un réseau de remparts exceptionnel qui entouraient l’oasis dans le passé, un grand site fortifié préislamique au cœur de l’oasis datant probablement du IIème millénaire avant notre ère.

Toutes ces années de recherches sont, selon le Dr Laïla Nehmé, interrogée par Arab News : « le fruit d’une coopération amicale avec des collègues devenus amis et d’une rigueur scientifique qui a permis de faire des avancées dans nos recherches comme par exemple comprendre les coutumes funéraires qui bien sur elles doivent être basées sur des faits et des résultats scientifiques. »

Ludovic Pouille prononce un discours lors de la cérémonie (Photo fournie).

Toutes ces découvertes exceptionnelles prouvent sans aucun doute l’importance qu’accordent ces chercheurs à la reconstitution du patrimoine archéologique et culturel de l’Arabie Saoudite. Ludovic Pouille, ambassadeur de France en Arabie saoudite a déclaré à Arab news « qu’il s’agit d’un partenariat d’exception entre la France et l’Arabie Saoudite dans le cadre de la Vision 2030 et qui met en valeur la manière dont les experts français ont pu travailler avec les experts saoudiens à la mise en valeur de ce patrimoine qui va être une force d’attractivité majeure pour la stratégie du tourisme du Royaume.»  

Selon l’ambassadeur, cette coopération a permis de mettre en place des échanges humains et des transferts de savoir-faire, tout en permettant à une nouvelle génération d’archéologues de briller. M. Pouille avoue « son admiration par rapport au travail conjoint qui a été réalisé sur le terrain, parfois dans des conditions difficiles par ces équipes saoudiennes et françaises, intimement liées par une seule et unique passion, la recherche archéologique. »  


Arabie saoudite: Le Festival international du film de la mer Rouge marque l'histoire du cinéma

Sharon Stone sur le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge (RSIFF) (Photo, Lynn Tehini).
Sharon Stone sur le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge (RSIFF) (Photo, Lynn Tehini).
Sharon Stone sur le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge (RSIFF) (Photo, Lynn Tehini).
Sharon Stone sur le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge (RSIFF) (Photo, Lynn Tehini).
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  • Cette année, le festival se déroule à l'hôtel Ritz-Carlton, qui surplombe le pittoresque front de mer de Djeddah
  • Sept longs métrages et 24 courts métrages saoudiens seront projetés

DJEDDAH: Les stars d'Hollywood, de Bollywood et du monde arabe ont foulé le tapis rouge lors de la cérémonie d'ouverture du Festival international du film de la mer Rouge jeudi, marquant le coup d'envoi de dix jours de splendeur et de charme.

L'actrice américaine Sharon Stone, le réalisateur britannique Guy Ritchie, l'icône américaine Oliver Stone, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki et la superstar de Bollywood Chah Roukh Khan ont tous participé à l'événement, tout comme l'icône égyptienne Youssra, le compositeur indien A.R. Rahman et la star bollywoodienne Kajol.

Ils ont été rejoints sur le tapis rouge par l'actrice Priyanka Chopra, l'actrice égyptienne monténégrine Tara Emad, l'actrice saoudienne Mila al-Zahrani et la star égyptienne Salma Abou-Deif, ainsi que par le célèbre créateur libanais Zuhair Murad et la chanteuse libanaise Maya Diab.

Chah Roukh Khan était présent pour recevoir un prix honorifique pour ses contributions à l'industrie cinématographique.

Cette année, le festival se déroule à l'hôtel Ritz-Carlton, qui surplombe le pittoresque front de mer de Djeddah. Cinéastes, acteurs, réalisateurs et la cohorte de professionnels qui font tourner les rouages de l'industrie cinématographique se sont réunis pour une nuit étincelante. 

Mohamed Diab, scénariste égyptien et réalisateur du film «Moon Knight» («Le Chevalier de la Lune») de l'univers cinématographique Marvel, a discuté avec Arab News sur le tapis rouge, de l'importance du festival.

«C'est une lumière au bout du tunnel pour beaucoup de gens. Je crois que pour les jeunes cinéastes, il est important d'avoir quelque chose en dehors de l'aspect commercial de la réalisation d'un film. Si vous êtes saoudien ou égyptien et que vous faites quelque chose de commercial, vous pouvez réussir, mais s'il y a quelque chose d'international ou un projet de passion auquel vous croyez et pour lequel vous ne pouvez pas obtenir de financement facilement, je pense qu'il y a une opportunité pour vous ici.»

Il a également parlé du film «Le Chevalier de la Lune» de 2022, la première histoire arabe de l'univers cinématographique Marvel.

«J'ai vu comment cela a inspiré la jeunesse arabe, alors je veux refaire cela. J'ouvre beaucoup de portes et j'en suis très heureux», a-t-il signalé.

Le réalisateur et acteur saoudien Ibrahim al-Hajjaj, s’est également confié : «Je suis vraiment heureux d'être ici, super excité d'avoir deux films dans cette édition. Je suis enthousiaste et j'espère que les gens vont les aimer», a-t-il indiqué à propos de ses deux œuvres «Sattar» et «Khallat Plus».

Pour sa part, l'actrice indienne Chabana Azmi a partagé son enthousiasme pour le film d'ouverture du festival, «What Has Love Got To Do With It?»

«C'est un grand honneur et je suis très excitée. Je n'avais jamais osé rêver d’un tel jour. C’est pourquoi c’est tellement excitant, et j’espère que les gens aimeront le film autant que nous étions enthousiastes en le tournant», a-t-elle signalé.

«Nous avons de très grands acteurs et réalisateurs et c'est pourquoi j'espère que le cinéma de demain sera universel, englobant, inclusif, nous ne pouvons plus vivre dans le clivage entre l'Ouest et l'Est. Nous devons devenir un village mondial et l'art est le moyen d'y parvenir», a-t-elle ajouté.

Le thème de cette année est «Le film, c'est tout», qui célèbre le cinéma non seulement comme un moyen de divertissement, mais aussi comme un outil qui rapproche les cultures, permet aux jeunes créatifs de s'exprimer et donne aux gens la possibilité de s'épanouir.

Le festival présentera 131 longs et courts métrages issus de 61 pays, en 41 langues, réalisés par des talents établis et émergents. Sept longs métrages et 24 courts métrages saoudiens seront également projetés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com