L'évacuation musclée d'une militante vire au pugilat entre Le Pen et Darmanin

La militante est une conseillère municipale écologiste de Boulogne-Billancourt, en région parisienne (Photo, AFP).
La militante est une conseillère municipale écologiste de Boulogne-Billancourt, en région parisienne (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 30 août 2023

L'évacuation musclée d'une militante vire au pugilat entre Le Pen et Darmanin

  • «Ce sont les policiers de M. Darmanin, il faut s'adresser à M. Darmanin, parce que moi je n'y suis pour rien», a assuré Marine Le Pen
  • Réplique du ministre de l'Intérieur à la candidate dans un tweet: «Quel mépris pour les policiers de la République qui assurent votre protection»

PARIS : L'évacuation musclée d'une militante anti-RN lors d'une conférence de presse de Marine Le Pen a viré lundi au pugilat entre la candidate à l'Elysée et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui a déploré "une faute importante".

Des images de l'AFP montrent une activiste du collectif "Ibiza" qui brandissait une pancarte en forme de coeur avec la photo de Mme Le Pen et Vladimir Poutine, rapidement mise à terre par un policier, puis tirée par les bras par un deuxième homme et traînée par terre hors de la salle.

La militante est une conseillère municipale écologiste de Boulogne-Billancourt, en région parisienne.

"Ce sont les policiers de M. Darmanin, il faut s'adresser à M. Darmanin, parce que moi je n'y suis pour rien", a assuré un peu plus tard la candidate sur BFMTV, en mettant en cause les "services de protection des personnalités".

"Ce n'est pas moi qui leur donne ni des instructions ni des consignes sur la méthode d'intervention", a-t-elle poursuivi.

Réplique du ministre de l'Intérieur à la candidate dans un tweet: "Quel mépris pour les policiers de la République qui assurent votre protection".

"Ayez plutôt l'honnêteté de dire que l'individu qui traîne la manifestante sur le sol est un membre de votre service d'ordre privé", ajoute M. Darmanin.

Dans la soirée, lors d'un débat sur BFMTV entre M. Darmanin et le président par intérim du RN Jordan Bardella, celui-ci a reconnu que c'était bien un membre du service d'ordre du RN qui avait traîné l'activiste par terre.

L'homme qui l'avait mis à terre était quant à lui un policier de la SDLP, le Service de la protection, rattaché à la Police nationale, ont expliqué à la fois M. Bardella et M. Darmanin.

Le ministre de l'Intérieur est alors reparti à la charge: "Madame Le Pen a nommément désigné les policiers comme étant responsables de cette situation, alors que c'est son service d'ordre. Comment voulez-vous être une présidente de la République qui dit protéger les Français si, dès qu'il y a un problème, elle dit: ce sont les policiers. Et en plus, c'est pas eux. C'est une faute importante", a-t-il dit, estimant que la candidate "se grandirait de s'excuser auprès des policiers de la République".

Réplique de Marine Le Pen dans un tweet: "J'ai le plus grand respect pour ce policier qui a assuré ma protection en immobilisant cette activiste. Je le remercie et déplore que Gérald Darmanin lui ait retiré sa mission. Le fonctionnaire blessé n'a pu terminer sa mission et c'est un agent de sécurité qui a évacué l'activiste".

Une source policière a confirmé que le SDLP avait décidé de mettre fin à la mission du policier auprès de Mme Le Pen, "notamment pour une question de confiance" et qu'il "sera redéployé sur une autre mission".


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Short Url
  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".