En Suède, 9 policiers blessés dans une nouvelle manifestation contre l'extrême droite

Des fourgons de police en feu lors d'une contre-manifestation dans le parc Sveaparken à Orebro, dans le centre-sud de la Suède, le 15 avril 2022, où le parti d'extrême droite danois Stram Kurs a obtenu l'autorisation de se réunir le vendredi saint. (Kicki Nilsson/Agence de presse TT/AFP)
Des fourgons de police en feu lors d'une contre-manifestation dans le parc Sveaparken à Orebro, dans le centre-sud de la Suède, le 15 avril 2022, où le parti d'extrême droite danois Stram Kurs a obtenu l'autorisation de se réunir le vendredi saint. (Kicki Nilsson/Agence de presse TT/AFP)
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Publié le Samedi 16 avril 2022

En Suède, 9 policiers blessés dans une nouvelle manifestation contre l'extrême droite

  • C'est le deuxième jour consécutif qu'un incident de ce type se produit en marge d'un rassemblement du mouvement anti-immigration et anti-Islam «Ligne dure» dirigé par le Dano-Suédois Rasmus Paludan
  • En début de soirée, la police a indiqué dans un communiqué qu'un «total de quatre policiers (étaient) blessés - l'un d'entre eux a reçu une pierre sur la tête»

STOCKHOLM, Suède : Des manifestants dénonçant l'intention d'un groupuscule d'extrême droite de brûler un Coran à Örebro dans le centre de la Suède s'en sont pris à la police vendredi, faisant selon les autorités au moins neuf blessés parmi les forces de l'ordre.

Peu avant 19h00 (17h00 GMT), la police indiquait dans un communiqué qu'un «total de quatre policiers (étaient) blessés - l'un d'entre eux a reçu une pierre sur la tête».

«Un membre du public a aussi été blessé après avoir reçu une pierre sur la tête», est-il précisé.

Un peu plus tard, un cinquième blessé avait été annoncé parmi les policiers.

Enfin, une porte-parole des forces de l'ordre avait fait état de nouveaux blessés.

«Trois ou quatre autres policiers blessés, tous avec des blessures légères. Il y a, par exemple, des bras cassés et des policiers qui ont été frappés par des pierres», a affirmé au quotidien Aftonbladet Diana Qudhaib.

La manifestation, qui rassemblait quelque 200 personnes selon les médias locaux, a été dispersée en début de soirée.

C'est le deuxième jour consécutif qu'un incident de ce type se produit en marge d'un rassemblement du mouvement anti-immigration et anti-Islam «Ligne dure» dirigé par le Dano-Suédois Rasmus Paludan, qui organise actuellement une tournée en Suède en ciblant des quartiers à forte communauté musulmane.

A chacun de ses rassemblements, avec quelques sympathisants seulement, il brûle un Coran, ou s'essaie à l'autodafé.

A Örebro, sa manifestation s'est tenue dans un parc à proximité du centre-ville et non pas dans le quartier initialement envisagé.

Jeudi, des troubles avaient éclaté en fin d'après-midi à Linköping, faisant trois blessés parmi les policiers.

La cheffe du gouvernement a condamné ces débordements et les attaques contre les forces de l'ordre.

«En Suède, les gens sont autorisés à exprimer leurs opinions, qu'elles soient de bon ou de mauvais goût, cela fait partie de notre démocratie. Peu importe ce que vous pensez, vous ne devez jamais recourir à la violence. Nous ne l'accepterons jamais», a dit Magdalena Andersson à l'agence de presse TT.

«C'est exactement le genre de réactions violentes qu'il (Rasmus Paludan, ndlr) veut voir. Le but même est d'inciter les gens à s'opposer les uns aux autres», a-t-elle ajouté.

M. Paludan a provoqué des incidents à plusieurs reprises ces dernières années. En novembre 2020, il avait été arrêté en France puis expulsé. Cinq autres militants avaient été arrêtés en Belgique peu après, accusés d'avoir voulu «propager la haine» en brûlant un Coran à Bruxelles.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.