Transition en Guinée: le pouvoir lie les élections à un recensement

Un panneau publicitaire déchiré de l'ancien président de la Guinée, Alpha Condé, est photographié à Conakry, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
Un panneau publicitaire déchiré de l'ancien président de la Guinée, Alpha Condé, est photographié à Conakry, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 16 avril 2022

Transition en Guinée: le pouvoir lie les élections à un recensement

  • Le colonel Mamady Doumbouya a pris le pouvoir par la force le 5 septembre 2021 à Conakry
  • La remise du pouvoir aux civils doit être précédée du «recensement général de la population»

CONAKRY, Guinée: Le gouvernement mis en place par la junte en Guinée lie le "retour à l'ordre constitutionnel" et la tenue d'élections à un recensement général de la population, entre autres préalables critiqués par des opposants qui l'accusent de jouer la montre.

Le ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, Mory Condé, a détaillé vendredi dix "étapes clés" devant mener à la restitution du pouvoir à des civils élus, sans donner de calendrier ni fixer d'échéance, alors que la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) somme Conakry de présenter "au plus tard le 25 avril" un "chronogramme acceptable pour la transition".

M. Condé a tenu ces propos à l'ouverture du "cadre de concertation inclusif", nouveau forum censé faciliter la transition politique après le coup d'Etat militaire de septembre. Ces assises, tout comme la conférence de "réconciliation" lancée fin mars par la junte au pouvoir, sont boycottées par nombre d'organisations politiques.

Selon l'enchaînement décrit par le ministre, la remise du pouvoir aux civils doit être précédée du "recensement général de la population", du "recensement administratif à vocation d’état-civil", de "l'établissement du fichier électoral", de "l'élaboration de la nouvelle Constitution", de "l'organisation du scrutin référendaire", de "l'élaboration des textes de lois organiques", avant "l'organisation des élections locales" puis législatives, la "mise en place des institutions nationales issues de la nouvelle Constitution" et enfin "l'organisation de l'élection présidentielle".

"Une transition, si vous la voulez effective, on n'a pas besoin de toutes ces étapes qui sont énumérées", a réagi samedi Édouard Zoutomou Kpoghomou, président d'un parti membre de l'Alliance nationale pour l'alternance et la démocratie (Anad), coalition d'une vingtaine de formations boycottant la conférence de réconciliation et le "cadre de concertation inclusif".

"C'est fait sciemment pour jouer sur le temps, c'est tout", a-t-il déclaré à l'AFP.

«Au moins quatre ans»

"Monsieur le Ministre, on en a pour au moins quatre ans donc, et si c'est le cas, c'est le devoir d'un régime légal de faire tout ce que vous nous proposez là", s'était déjà insurgé la veille Cheick Tidiane Traoré, leader du Mouvement pour la République (MPR), un des participants ayant assisté à l'exposé de M. Condé.

Le colonel Mamady Doumbouya a pris le pouvoir par la force le 5 septembre 2021 à Conakry, renversant le président octogénaire Alpha Condé, qui était en poste depuis fin 2010 et dont les dernières années à la tête de l'Etat ont été marquées par des mois de contestation sévèrement réprimée.

Le colonel Doumbouya s'est depuis lors fait investir président de la République et s'est engagé à rendre le pouvoir à des civils élus, mais sans jamais dire à quelle échéance.

Refusant de se laisser dicter un délai par la Cédéao ou quiconque, l'officier assure que le calendrier sera fixé par le Conseil national de transition (CNT), assemblée faisant office d'organe législatif, dont il a lui-même nommé les 81 membres, qui siègent depuis février.

La Cédéao, qui a insisté en vain sur la nécessité d'organiser des élections dans un délai de six mois après le coup d'Etat de septembre a suspendu la Guinée de ses organes et infligé des sanctions individuelles aux membres de la junte.

L'organisation régionale a menacé le 25 mars d'imposer au pays "des sanctions économiques et financières" plus larges "immédiatement" après le 25 avril si la junte ne se plie pas à son ultimatum sur le calendrier de restitution du pouvoir aux civils.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.