Pays-Bas: le prince Harry ouvre les Invictus Games, ovation pour l'équipe ukrainienne

Le prince Harry et son épouse la duchesse de Sussex Meghan Markle, assistent à la cérémonie d'ouverture des Jeux Invictus à La Haye le 16 avril 2022 (Photo, AFP).
Le prince Harry et son épouse la duchesse de Sussex Meghan Markle, assistent à la cérémonie d'ouverture des Jeux Invictus à La Haye le 16 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 17 avril 2022

Pays-Bas: le prince Harry ouvre les Invictus Games, ovation pour l'équipe ukrainienne

  • «On ne soulignera jamais assez votre courage et votre choix de venir et d'être ici»
  • Présente sur scène, Meghan a également exprimé son soutien à l'équipe ukrainienne

LA HAYE: Le prince britannique Harry a, lors d'une cérémonie émouvante, ouvert samedi la cinquième édition des Invictus Games, cette rencontre sportive organisée sur le modèle des jeux paralympiques créés pour les soldats blessés et salué le courage de l'équipe ukrainienne présente aux Pays-Bas.

Ses membres, qui ont fait le déplacement jusqu'à la ville de La Haye malgré l'invasion du pays par la Russie le 24 février, ont été ovationnés par le public lors de cette cérémonie d'ouverture.

"On ne soulignera jamais assez votre courage et votre choix de venir et d'être ici", a déclaré le prince depuis une scène en forme de boomerang. 

L'équipe a raconté la veille au prince être venue "sur cette scène mondiale pas simplement pour montrer notre force mais pour dire notre vérité", a relaté Harry. 

Harry est arrivé vendredi soir dans la ville de La Haye, accompagné de sa femme Meghan, pour leur première apparition publique en Europe depuis leur décision de se mettre en retrait de la famille royale il y a deux ans et demi.

Présente sur scène, Meghan a également exprimé son soutien à l'équipe ukrainienne. "Slava Ukraini!" (Gloire à l'Ukraine!) a-t-elle lancé.  

Nous pensons aux "membres de votre équipe ne peuvent pas être ici car ils combattent en première ligne", a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte lors de la cérémonie. 

"Et bien sûr nous pensons à ces Ukrainiens de la communauté Invictus qui ont payé le prix ultime pour leur combat pendant la guerre", a-t-il ajouté. 

L'équipe a déploré la mort de plusieurs membres de la communauté Invictus ukrainienne depuis le début des combats, ainsi que l'absence d'une participante, qui serait emprisonnée à Marioupol.

« Rives de la justice internationale »

Plus de 500 participants venant de plus de 16 nations participent à l'événement, qui a été reporté deux fois en raison de la pandémie de Covid-19, et qui doit s'achever le 22 avril.  

Harry a, lors de la cérémonie, remis les premières médailles aux gagnants de l'épreuve d'habileté au volant, remportée par la France. 

Le prince, qui a servi dans l'armée britannique en Afghanistan, a déjà expliqué à quel point il avait été profondément ému d'avoir été témoin de la mort et de blessures qui ont changé sa vie lors d'un déploiement en Afghanistan, ainsi que du chagrin et de la tristesse qui l'accompagnaient. 

Cela a suscité l'idée d'utiliser le sport pour inspirer la récupération, soutenir la réadaptation et reconnaître le rôle crucial joué par la famille et les amis.

La compétition se déroule dans la ville de La Haye, siège de cours de justice internationale, sur les "rives de la justice internationale et de la paix" selon Harry. 

Le lieu "n'aurait pas pu être plus approprié pour le message que nous avons pour le monde", a salué le prince. 

"Vos histoires inspirent les gens à croire en eux-mêmes, vos actions prouvent que l'impossible est en fait possible", a-t-il déclaré. 

Mentionnant son fils ainé Archie, Harry a déclaré, ému, que "rien ne rendrait sa mère et moi plus fiers que de le voir avoir le caractère de ce que nous voyons ici devant nous aujourd'hui".

Thème récurrent 

Les Invictus Games, organisés pour la première fois en septembre 2014 à Londres, sont un thème récurrent dans la relation entre Harry et Meghan. 

C'est lors de l'édition 2017 à Toronto que le prince a fait sa première apparition avec l'ancienne actrice américaine. L'année suivante, ils étaient présents à Sydney, quelques jours après l'annonce de sa grossesse.

Harry, 37 ans, et Meghan, 40 ans, ont également jeudi rendu visite à la grand-mère du prince, la reine Elizabeth, qui doit fêter ses 96 ans dans quelques jours.

Le prince Harry avait le mois dernier été accusé par les tabloïds britanniques d'avoir "snobé la reine" en décidant de ne pas se rendre au Royaume-Uni pour assister à une cérémonie religieuse en mémoire de son grand-père le prince Philip, époux d'Elizabeth II décédé il y a un an.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.