Des dizaines de mères de prisonniers à Gaza ne peuvent pas voir leurs fils

De nombreuses institutions et organisations organisent des événements spéciaux à l'occasion de la Journée du prisonnier pour soutenir les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes (Photo fournie).
De nombreuses institutions et organisations organisent des événements spéciaux à l'occasion de la Journée du prisonnier pour soutenir les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes (Photo fournie).
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Publié le Lundi 18 avril 2022

Des dizaines de mères de prisonniers à Gaza ne peuvent pas voir leurs fils

  • Malgré la décision d'autoriser à nouveau les visites aux prisonniers après leur interruption pendant la pandémie, environ 70 prisonniers palestiniens en sont exclus
  • Israël empêche les visites aux prisonniers afin de faire pression sur le Hamas pour qu'il libère quatre détenus israéliens

GAZA : Plus elle avance en âge, plus la Palestinienne Fayza Abu Al-Qumboz a peur de mourir avant de pouvoir embrasser à nouveau son fils, Majed, détenu dans les prisons israéliennes depuis 16 ans.

Le 17 avril, lorsque les Palestiniens commémorent la Journée des prisonniers, Abu al-Qambuz, 73 ans, ainsi que des dizaines de mères de prisonniers de Gaza qui n'ont pas pu voir leurs enfants dans les prisons israéliennes depuis près de six ans, éprouvent davantage de peine.

La dernière fois qu'Abu Al-Qambuz a rendu visite à son fils, Majed, dans la prison de Nafha, c'était en 2016.

Les forces israéliennes ont arrêté Majed, ses deux frères, son beau-frère et environ 40 membres de sa famille et de ses voisins lors de leur invasion du quartier d'Al-Shojaeya, à l'est de la ville de Gaza, en août 2006. Elles ont libéré la plupart d'entre eux à différents moments, mais ont condamné Majed à 19 ans de prison, pour appartenance à la branche militaire du Hamas.

EN BREF

Le 17 avril, lorsque les Palestiniens commémorent la Journée des prisonniers, Abu al-Qambuz, 73 ans, ainsi que des dizaines de mères de prisonniers de Gaza qui n'ont pas pu voir leurs enfants dans les prisons israéliennes depuis près de six ans, éprouvent davantage de peine.

La mère de Majed a déclaré qu'elle avait pu lui rendre visite pour la première fois en 2012, après la grève dite « de la dignité » que les prisonniers ont menée. Elle y est allée accompagnée de sa fille Zina et de son fils Youssef, et se souvient avec douleur de cette visite : « Majed était choqué et ne parvenait pas à croire que Youssef, qui n'était pas encore né au moment de son arrestation, avait été amené à la prison à l'âge de six ans, tandis qu'il était plus ému par Zina, qu'il avait vue pour la dernière fois lorsqu'elle était bébé. »

Bien que les institutions de défense des droits de l'homme aient obtenu une décision judiciaire autorisant à nouveau les visites aux prisonniers après qu'elles aient été interrompues pendant la pandémie, cette décision excluait environ 70 prisonniers palestiniens appartenant au Hamas et au Djihad islamique.

Durant de nombreuses années, la mère de Majed a participé aux activités hebdomadaires devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge à Gaza en solidarité avec les prisonniers, mais la maladie et l'incapacité de marcher l'ont empêchée de participer récemment. « J'ai peur de mourir avant de voir Majed libre », a-t-elle déclaré.

Diverses institutions et organisations organisent des événements spéciaux à l'occasion de la Journée des prisonniers pour soutenir les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.

Israël empêche les visites aux prisonniers du Hamas et du Djihad islamique afin de faire pression sur le Hamas pour qu'il libère quatre détenus israéliens.

Najat Al-Agha, espère pouvoir embrasser son fils Diaa, détenu dans les prisons israéliennes depuis 30 ans.

Diaa, aujourd'hui âgé de 46 ans, appartient au mouvement Fatah dirigé par le président Mahmoud Abbas. Il était censé être libéré en mars 2014, en vertu d'un accord qui ouvrait la voie à la reprise des négociations palestino-israéliennes, mais Israël ne l'a pas respecté.

Malgré ces trois dernières décennies, qui ont épuisé sa santé à force de se déplacer entre les visites de prisons et la participation à des activités de soutien aux prisonniers, Al-Agha, 71 ans, s'accroche toujours à l'espoir de liberté pour son fils.

« Les forces d'occupation ont arrêté Diaa, qui avait 16 ans, et l'ont condamné à la prison à vie, et depuis, je ne trouve plus de joie véritable dans les occasions. Même la nourriture n'a plus aucune saveur en raison de sa longue absence derrière les barreaux », a-t-elle déclaré.

Elle est l'une des rares mères à avoir pu rendre visite à leur fils en prison le mois dernier. « Israël m'a empêchée de lui rendre visite pendant cinq ans, et bien que je sois malade le jour prévu pour la visite, je me suis dit que je lui rendrai visite même si je devais ramper. Mon souhait est de l'embrasser et de le cajoler avant de mourir. »

Environ 5 000 prisonniers palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, dont quelque 220 prisonniers de Gaza, la plupart ayant été arrêtés avant la signature de l'accord d'Oslo entre l'Organisation de libération de la Palestine et Israël en 1993.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.