La France remet au Maroc près de 25 000 objets archéologiques pillés

Une tête de crocodile fossilisée et des pièces archéologiques capturées par les douaniers français et restituées au Maroc sont exposées au Musée de Marseille. (Christophe SIMON/AFP)
Une tête de crocodile fossilisée et des pièces archéologiques capturées par les douaniers français et restituées au Maroc sont exposées au Musée de Marseille. (Christophe SIMON/AFP)
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Publié le Jeudi 15 octobre 2020

La France remet au Maroc près de 25 000 objets archéologiques pillés

  • La France a remis au Maroc près de 25 000 objets archéologiques, saisi lors de trois contrôles de la douane
  • «C’est un moment historique parce qu’on peut rapatrier ce patrimoine pour retrouver sa terre natale»

MARSEILLE: La France a officiellement remis jeudi aux autorités marocaines près de 25 000 objets archéologiques, un ensemble exceptionnel qui avait été saisi en France lors de trois contrôles de la douane et illustrent le «fléau» des pillages de biens culturels.

C'est lors d'une cérémonie solennelle à Marseille au Mucem, musée des cultures de la Méditerranée, que la remise a eu lieu. Mais concrètement, les objets, qui pèsent au total près de 3 tonnes, ne partiront qu'à la fin du mois vers le Maroc.

Les contrôlent remontent à 2005 et 2006 à Marseille et Perpignan. Les conducteurs, tous de nationalité marocaine, roulaient au volant de voiture haut de gamme. «Des gens bien sous tous rapports», «des connaisseurs» car les objets étaient «traités, lavés», a raconté jeudi en marge de la cérémonie Guy Jean-Baptiste, directeur régional des douanes de Marseille.

Il a fallu 15 ans pour les rendre au Maroc, le temps de dérouler les différentes procédures, judiciaires notamment. Des trafiquants ont d'ailleurs écopé d'amendes pour un montant total de 120 000 euros.

L'ensemble saisi était remarquable au niveau du volume, mais aussi de la typologie des objets, dont certains relevaient de la géologie ou d'autre témoignaient de «l'histoire des hommes qui ont précédé l'écriture», a exposé Xavier Delestre, conservateur régional de l’Archéologie à la Drac Paca. 

Parmi ces biens, un crâne de crocodile encore en partie dans sa gangue, des fossiles, des dents de poissons ou reptiles ou des plaques gravées dont certaines datées du néolithique.

«C'est comme si on avait arraché des morceaux de grottes ornées en France», a comparé Xavier Delestre.

«C’est un moment historique parce qu’on peut rapatrier ce patrimoine pour retrouver sa terre natale», a salué Youssef Khiara, directeur national du patrimoine marocain. 

«L’événement de 2005 a enclenché un processus au Maroc», a-t-il ajouté. Depuis, les autorités marocaines ont notamment formé la douane, les magistrats afin d'avoir des «ressources humaines qualifiées pour faire face à ce fléau».

Elles souhaiteraient à ce sujet nouer une convention avec la France et Youssef Khiara n'exclut pas «qu'une partie de ce patrimoine revienne au Mucem».

La question du pillage archéologique est un phénomène mondial «qui prend de l'ampleur ces dernières années à cause des conflits qu'on a connus autour de la Méditerranée. On a une recrudescence de ventes illégales qui sont favorisées aussi par les réseaux sociaux, les sites de vente en ligne», a expliqué Xavier Deslestre.

Et ce trafic peut aussi être «potentiellement une source de financement du terrorisme», a poursuivi Guy Jean-Baptiste.

Tous ont souligné l'importance de sensibiliser le public à la conservation in situ de ces objets: sortis de leur contexte, ils deviennent des «cailloux sans valeur», inutilisables d'un point de vue scientifique.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com