PARIS: Le Premier ministre Jean Castex a annoncé lundi qu'il démissionnerait, ainsi que son gouvernement, "dans les jours qui suivent" une éventuelle réélection d'Emmanuel Macron dimanche.
Interrogé sur France Inter pour savoir s'il resterait Premier ministre jusqu'aux législatives des 12 et 19 juin, il a répondu que "tout dépend du sort des urnes dimanche", mais qu'il est "de ceux qui pensent qu'une impulsion nouvelle après la réélection du président doit être trouvée".
"Je suis de ceux qui espèrent fortement que le président Emmanuel Macron sera réélu dimanche", a-t-il souligné.
"Après cette réélection, dans les jours qui suivent, comme le veut la tradition, je présenterai ma démission et celle du gouvernement au président de la République", a-t-il expliqué.
Il s'est dit pour l'heure "extrêmement mobilisé" à la veille du second tour de la présidentielle du 24 avril, pour lequel les sondages donnent le président sortant vainqueur face à la candidate d'extrême droite, mais avec une avance moindre que lors de la présidentielle de 2017.
Le président sortant recueillerait selon les études d'opinion 53 à 55,5% des suffrages exprimés, contre 44,5 à 47% pour Marine Le Pen. Emmanuel Macron était sorti vainqueur en 2017 avec 66% des voix contre 34% à la candidate d'extrême droite.
"Rien n'est joué et il ne faudrait surtout pas tirer" des estimations avancées par les sondages "l'idée que l'élection est pliée, que le match est plié. Il ne l'est pas" et "nous devons convaincre (les Français) que le programme d'Emmanuel Macron est le meilleur pour la France et pour eux", a insisté Jean Castex.
"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.
"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.
"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.
Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".
"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".







