Le Parlement européen va enquêter sur Pegasus, le logiciel espion israélien

Les Verts du Parlement européen demandent l'interdiction des logiciels d'espionnage (Photo, AFP).
Les Verts du Parlement européen demandent l'interdiction des logiciels d'espionnage (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 20 avril 2022

Le Parlement européen va enquêter sur Pegasus, le logiciel espion israélien

  • La commission cherchera à déterminer si l'utilisation de logiciels espions a enfreint le droit européen et les droits fondamentaux
  • Le rapport devrait être adopté dans un an

BRUXELLES : Le Parlement européen va constituer une commission d'enquête sur le scandale causé par Pegasus, un logiciel utilisé par des gouvernements de l'UE pour espionner des personnalités, des responsables politiques, des journalistes et des élus européens.

"La gravité du scandale Pegasus ne peut être sous-estimée", a déclaré mardi l'élue libérale néerlandaise Sophie in't Veld (Renew), qui devrait être désignée rapporteure de la commission.

La commission cherchera à déterminer si l'utilisation de logiciels espions a enfreint le droit européen et les droits fondamentaux. Le rapport devrait être adopté dans un an, précise le groupe Renew.

"Le fait que des commissaires européens soient pris pour cible, peut-être par des gouvernements de l'UE, ne fait qu'exacerber une situation déjà grave. Nous devons aller au fond des choses", a-t-elle affirmé.

Le commissaire européen à la Justice, le Belge Didier Reynders, serait au nombre des responsables européens espionnés grâce à Pegasus. 

Le scandale a connu un nouveau rebondissement en Espagne où le mouvement indépendantiste catalan a accusé lundi le gouvernement d'avoir utilisé ce logiciel pour espionner les portables de dizaines de ses chefs de file entre 2017 et 2020.

"Dans une Europe démocratique, il ne doit pas y avoir de place pour l'espionnage", s'est insurgé l'eurodéputé catalan Carles Puigdemont au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.

L'ancien président régional, qui a fui en Belgique pour échapper à la justice espagnole après la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017, n'a pas été directement espionné, mais nombre de ses proches, dont son épouse, l'ont été.

M. Puigdemont a réclamé des poursuites contre le gouvernement espagnol, qui a nié mardi tout espionnage. 

Interpellée, la Commission européenne a déclaré mardi ne pas avoir de compétence pour traiter les activités de renseignement des Etats membres. "Nous comptons sur les systèmes judiciaires indépendants pour traiter des agissements de leurs gouvernements", a souligné un de ses porte-parole.

Le Parlement européen réfute l'argument. "La question est européenne et l'enjeu est européen. Nous ne pouvons pas laisser cela à la discrétion des Etats membres, qui vont étouffer le scandale", a dénoncé l'eurodéputée allemande écologiste Hannah Neumann, lors d'une autre conférence de presse, organisée par le groupe des Verts.

"Nous devons nous armer (...), élaborer un cadre normatif européen pour éviter que ce scandale se poursuive, et déterminer ce qu'on peut utiliser ou pas", a ajouté son homologue espagnole Diana Riba i Giner.

Les Verts du Parlement européen demandent l'interdiction des logiciels d'espionnage.

"Idéalement, le travail de cette commission d'enquête devrait être la première étape vers la réglementation de la vente et de l'utilisation internationales de la technologie des logiciels espions, ainsi que vers la conclusion d'accords juridiquement contraignants de non-espionnage pour les secteurs public et privé au sein des démocraties amies", a expliqué l'eurodéputé libéral allemand Moritz Körner (FDP), désigné mardi à la vice-présidence de la commission d'enquête.

Le logiciel Pegasus du fabricant israélien NSO est capable de lire toutes les données des téléphones mobiles attaqués par ce biais. Il peut aussi allumer la caméra et le microphone de l'appareil sans que l'utilisateur s'en aperçoive.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.