Ukraine: Poutine salue la prise de Marioupol mais refuse de donner l'assaut final

Dans Marioupol dévastée, l'Ukraine a déclaré que les Russes avaient largué de lourdes bombes pour raser ce qui restait de l'aciérie tentaculaire d'Azovstal. (Photo, AFP)
Dans Marioupol dévastée, l'Ukraine a déclaré que les Russes avaient largué de lourdes bombes pour raser ce qui restait de l'aciérie tentaculaire d'Azovstal. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 21 avril 2022

Ukraine: Poutine salue la prise de Marioupol mais refuse de donner l'assaut final

  • Les soldats ukrainiens sont terrés dans la vaste aciérie Azovstal de ce port situé à la pointe sud du Donbass
  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme qu'ils ont environ «1 000 civils, femmes et enfants» et des «centaines de blessés avec eux»

ZAPORIJJIA : Le président russe Vladimir Poutine a affirmé jeudi que les forces russes avaient "libéré" avec "succès" le port stratégique ukrainien de Marioupol, tout en écartant l'idée de donner l'assaut sur les derniers combattants réfugiés dans une aciérie, qui réclament une aide internationale pour évacuer.   

La chute définitive de Marioupol, grand port industriel sur la mer d'Azov devenu ville-martyre et champ de ruines après deux mois de pilonnage et de siège russes, marquerait une victoire importante pour Moscou, dont l'armée a accumulé les contre-performances depuis le début de son invasion de l'Ukraine le 24 février. Beaucoup pensaient initialement que Kiev tomberait entre ses mains en quelques jours. 

Mais malgré un nouvel appel à la reddition de Vladimir Poutine jeudi, les derniers combattants ukrainiens, retranchés dans l'immense complexe métallurgique Azovstal, refusent de se rendre. 

Relayant un appel d'un commandant adjoint du bataillon Azov, parmi les derniers à se battre, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a réclamé jeudi, dans un tweet, l'instauration d'"un couloir humanitaire d'urgence" avec des "garanties" de sécurité pour évacuer les civils encore "présents en grand nombre" dans l'aciérie, selon lui.

Dans ce contexte, "je considère que l'assaut proposé de la zone industrielle n'est pas approprié. J'ordonne de l'annuler", a déclaré M. Poutine lors d'une rencontre avec son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, diffusée à la télévision russe. 

"Il faut penser (...) à la vie et à la santé de nos soldats et de nos officiers, il ne faut pas pénétrer dans ces catacombes, et ramper sous terre", a affirmé le maître du Kremlin. "Bloquez toute cette zone de sorte que pas une mouche ne passe", a-t-il ajouté.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirmait mercredi qu'il y avait encore quelque "1 000 civils, femmes et enfants" et des "centaines de blessés" dans l'aciérie. Jeudi, le maire de Marioupol a parlé de "300 à 1 000 civils". 

Selon le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, il resterait 2 000 combattants dans l'aciérie. Il n'a pas parlé de civils. Ces chiffres sont invérifiables de source indépendante. 

Reprise des évacuations

Les autorités locales redoutent que plus de 20 000 personnes soient mortes à Marioupol, qui comptait près de 450 000 habitants avant la guerre, en raison des combats mais aussi de l'absence de nourriture, d'eau et d'électricité. L'armée russe contrôle une grande partie de la ville depuis des jours déjà, ayant même emmené des journalistes occidentaux sur place.

Alors que les évacuations de civils ont été, tout au long du siège, rares et périlleuses à organiser, la Première vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a indiqué jeudi que quatre bus de civils avaient pu quitter la ville pour Zaporijjia, à quelque 200 km au nord-ouest. 

Trois bus sont arrivés dans l'après-midi à Zaporijjia, a constaté l'AFP. 

Mais les départs se font au compte-gouttes, a indiqué jeudi le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko. Et le trajet peut prendre plusieurs jours en raison des nombreux checkpoints à franchir dans cette région du sud-est de l'Ukraine où les combats continuent. 

La ville de Zaporijjia a aussi été touchée par deux frappes jeudi, selon l'administration régionale, qui ont visé des "infrastructures" apparemment sans faire de victimes.

 

Poutine revendique «la libération de Marioupol»

Le président russe a jugé jeudi que ses forces avaient avec "succès" pris le contrôle de la ville ukrainienne de Marioupol et a ordonné d'assiéger les derniers combattants ukrainiens plutôt que de leur donner l'assaut.

"La fin du travail de libération de Marioupol, c'est un succès", a dit Vladimir Poutine à son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, lors d'une rencontre diffusée à la télévision. 

Le président russe lui a également signifié vouloir assiéger les derniers combattants ukrainiens retranchés sur le site métallurgique d'Azovstal, car un assaut serait trop coûteux en vies, la zone étant notamment composée d'un vaste réseau de galeries souterraines.

"Je considère que l'assaut proposé de la zone industrielle n'est pas approprié. J'ordonne de l'annuler", a dit M. Poutine.

"Il faut penser (...) à la vie et à la santé de nos soldats et de nos officiers, il ne faut pas pénétrer dans ces catacombes, et ramper sous terre", a-t-il poursuivi. "Bloquez toute cette zone de manière à ce que pas une mouche ne passe."

Ce vaste site industriel abrite encore 2 000 militaires ukrainiens, selon le ministre russe de la Défense.

M. Poutine a par ailleurs promis la vie sauve à ceux qui se rendront. 

"Proposez une fois de plus à tous ceux qui n'ont pas déposé les armes de le faire, la partie russe leur garantit la vie sauve et d'être traité avec dignité", a-t-il affirmé.

Tirs sur toute la ligne de front

Dans le reste du Donbass et du sud du pays, les autorités ukrainiennes ont indiqué jeudi matin que les forces russes "poursuivent leurs tirs d'artillerie sur toute la ligne de front". Avec notamment des combats intenses dans la région d'Izioum, des "bombardements incessants" à Popasna et Roubijné, dans la région de Lougansk, et de nouvelles frappes sur Mykolaïv, dans le sud sur la route d'Odessa, qui ont fait un mort et deux blessés, selon son gouverneur Vitaly Kim.

Le ministère russe de la Défense a lui affirmé avoir mené une série de frappes aériennes, notamment sur la zone de Mikolaïv, et visé à l'artillerie près de 60 "centres de commandement" ukrainiens, dans l'est et le sud du pays.  

Les forces russes se sont retirées de la région de Kiev fin mars, mais à Borodianka, une des localités proches de la capitale qu'elles ont occupées en mars, les autorités locales ont affirmé jeudi avoir déterré neuf nouveaux corps de civils tués par les Russes. 

"Ces personnes ont été tuées par les occupants (russes) et certaines des victimes présentent des signes de torture", a accusé sur Facebook le chef de la police de la région de Kiev, Andriï Nebytov.

Au total, "1.020 corps de civils, uniquement des civils", ont été retrouvés par les autorités ukrainiennes et transportés dans des morgues pour examens, a indiqué jeudi à l'AFP la vice-Première ministre ukrainienne Olga Stefanichyna à l'AFP. Kiev dénonce avec les Occidentaux des "crimes de guerre" perpétrés par les Russes, une accusation formellement rejetée par la Russie.

En visite à Kiev avec son homologue danoise, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s'est dit "choqué de voir les horreurs et les atrocités de la guerre de Poutine dans les rues de Borodianka", après un passage dans cette localité. "Nous ne laisserons pas le peuple ukrainien seul", a-t-il ajouté.

Dans une autre localité au nord de Kiev, Mochtchoun, dévastée par les combats, les habitants ne peuvent rentrer chez eux qu'après avoir signé une dérogation par laquelle ils acceptent le risque d'être tués ou blessés, en raison des mines et autres engins explosifs encore présents. 

"J'utilise une corde avec un crochet", a expliqué à l'AFP Vadim Jerdetskiï, propriétaire d'une boulangerie. "Il faut le jeter et le faire traîner par terre. Si rien n'explose, tu peux avancer de cinq mètres. Pareil avec la porte, il faut utiliser le crochet pour l'ouvrir", détaille-t-il.

Une guerre longue

Si le calvaire de Marioupol semble toucher à sa fin, la bataille pour le contrôle de l'ensemble de la région du Donbass et une partie du sud de l'Ukraine s'annonce longue. 

D'autant que la prise de ce port, en permettant aux Russes de faire la jonction complète entre leurs forces dans le nord du Donbass et leurs forces venues de Crimée, pourrait aussi dégager des effectifs pour renforcer leurs positions sur la ligne de front plus au nord. Et que les Ukrainiens ont obtenu ces derniers jours une aide militaire plus substantielle tant des Américains que de certains de leurs alliés.

Lors de sa visite à Kiev, Pedro Sanchez a annoncé que Madrid allait livrer à l'Ukraine "200 tonnes" de matériel militaire, soit le double de l'aide militaire envoyée jusqu'ici par l'Espagne. 

Après de longues hésitations, Israël a indiqué mercredi qu'il allait envoyer casques et gilets pare-balles à l'armée ukrainienne, tandis que la Norvège annonçait avoir fourni une centaine de missiles antiaériens de conception française.

Le président du Conseil européen Charles Michel, en visite à Kiev mercredi, a aussi assuré au président Zelensky que l'Union européenne ferait "tout son possible" pour que l'Ukraine "gagne la guerre". 

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dont le pays tente de jouer un rôle de médiateur dans le conflit, a accusé mercredi "des pays au sein de l'Otan" de vouloir que "la guerre dure" et "que la Russie s'affaiblisse".

Certains diplomates occidentaux redoutent de leur côté qu'une guerre longue fragilise l'unité de la vaste coalition qui a adopté contre la Russie des sanctions d'une ampleur inédite. 

Le conflit a jeté sur les routes de l'exil plus de 5 millions d'Ukrainiens, selon les derniers chiffres de l'ONU, tandis que plus de 7,7 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). 


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".


Les Etats-Unis et l'Iran s'attaquent mutuellement malgré le cessez-le-feu

Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
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  • Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même
  • Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine

TEHERAN: Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent.

Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même.

Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dimanche soir sur X.

Ces opérations ont été menées "en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a ajouté la même source.

Les Gardiens de la Révolution iraniens, peu après, ont affirmé avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire.

La localisation de cette base n'a pas été précisée dans le communiqué des Gardiens diffusé par les médias d'Etat.

L'armée du Koweït a annoncé de son côté faire face à une attaque de drones et missiles.

Washington et Téhéran s'étaient déjà accusés mutuellement jeudi de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après des frappes américaines sur le sud de l'Iran suivies d'une attaque contre le Koweït.

Plus de fermeté 

La guerre a été déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, alors que Téhéran et Washington avaient repris des négociations sur le nucléaire. Le conflit, qui a fait des milliers de morts, ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d'un possible protocole d'accord à Téhéran.

Selon le site américain Axios, M. Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, souhaite plus de fermeté des négociateurs de Washington.

La chaîne CBS a rapporté dimanche soir que la nouvelle proposition américaine prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours avec des clauses prévoyant la réouverture d'Ormuz et un cadre pour une reprise des négociations sur le nucléaire.

"Nous n'approuverons aucun accord tant que nous n'aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien ont été pleinement garantis", a averti dimanche le principal négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

L'Iran, qui revendique son droit à mener un programme nucléaire civil, a toujours démenti vouloir se doter de l'arme atomique, malgré les soupçons en ce sens des Etats-Unis et de nombreux pays.

Il souhaite aborder ce dossier dans un second temps en cas d'accord avec Washington et exige une levée immédiate des sanctions le frappant.

Site stratégique 

Donald Trump a insisté dimanche sur Truth Social que le projet d'accord "stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire", et ce "en des termes très fermes".

Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut "éliminer" le Hezbollah pro-iranien.

Mais sur ce front, l'armée israélienne continue à avancer dans le sud du pays où elle a mené de nouvelles frappes, et le Hezbollah poursuit ses attaques notamment dans le nord israélien, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée.

L'armée israélienne s'est emparée dimanche de la forteresse médiévale de Beaufort, un site stratégique où elle avait établi une base pendant les deux décennies de l'occupation israélienne, achevée en 2000.

Pour les Etats-Unis, c'est au Hezbollah de cesser les tirs en premier, en contrepartie de quoi Israël "s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth", selon un plan rapporté par un responsable américain à la suite d'entretiens menés dimanche par le chef de la diplomatie Marco Rubio avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La France a demandé une réunion d'urgence au Conseil de sécurité, qui se tiendra lundi, selon des sources diplomatiques à l'AFP.