Le projet de la mer Rouge en Arabie Saoudite utilisera des biocarburants

La TRSDC a choisi la société allemande Man Energy Solutions qui lui fournira vingt-cinq groupes électrogènes à biocarburant. (Dossier)
La TRSDC a choisi la société allemande Man Energy Solutions qui lui fournira vingt-cinq groupes électrogènes à biocarburant. (Dossier)
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Publié le Jeudi 21 avril 2022

Le projet de la mer Rouge en Arabie Saoudite utilisera des biocarburants

  • Ce projet fait partie de l'infrastructure complète d'approvisionnement en énergie renouvelable mise en place par un consortium dirigé par le promoteur saoudien et Acwa Power
  • Le biocarburant utilisé est le B100, un type de biodiesel

RIYAD: Dans le cadre de sa stratégie de promotion du tourisme durable, la société saoudienne The Red Sea Development Co. (TRSDC) a annoncé son intention d'utiliser des biocarburants pour faire fonctionner toutes ses installations touristiques, selon l'agence de presse saoudienne. 

La TRSDC a choisi la société allemande Man Energy Solutions qui lui fournira vingt-cinq ensembles de générateurs à biocarburant d'une capacité de production totale de 112 mégawatts. 

Étant donné que la destination touristique emblématique de l'Arabie saoudite s'appuiera sur des approvisionnements en énergie renouvelable plutôt que sur le réseau électrique national, l'infrastructure du projet de la mer Rouge sera alimentée par des centrales solaires qui comprendront des batteries de stockage alimentées par des groupes électrogènes Man sur six sites différents.  

Ce projet fait partie de l'infrastructure complète d'approvisionnement en énergie renouvelable mise en place par un consortium dirigé par le promoteur saoudien et Acwa Power. 

Même si l'énergie solaire n'est pas disponible, la source d'énergie reste totalement neutre sur le plan climatique, grâce aux biocarburants alimentés par des groupes électrogènes, selon le PDG de TRSDC.  

EN BREF

La Red Sea Development Company a été créée en 2018 et est détenue à 100 % par le Fonds d'investissement public (PIF). 


Le site s'étend sur plus de vingt-huit mille kilomètres carrés sur la côte de la mer Rouge en Arabie saoudite. 


Il comprendra plus de quatre-vingt-dix îles – dont 75 % ne seront pas exploitées. 


Le projet de la mer Rouge disposera de son propre aéroport. 


D'ici à 2030, vingt-deux îles devraient être aménagées, ainsi que six sites à l'intérieur des terres, et il y aura quarante-huit hôtels abritant huit mille chambres. 

Le biocarburant utilisé est le B100, un type de biodiesel. Ces carburants nécessitent souvent une évaluation de leur caractère durable par des experts, afin de vérifier où et comment ont été cultivées les plantes dont ils sont issus. 

«L'importance de la destination de la mer Rouge réside dans son soutien à la stratégie de diversification économique poursuivie par l'Arabie saoudite en offrant des possibilités d'emploi, en encourageant l'esprit d'entreprise et en attirant les investissements locaux et étrangers dans le Royaume, dans le cadre de la Vision 2030», a rapporté l'agence de presse saoudienne, citant John Pagano, PDG de la société. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Après l'euphorie de 2021, la gueule de bois des marchés début 2022

Face à des taux d'inflation record, qui dépassent 8% aux Etats-Unis et dans la zone euro, les institutions garantes de la stabilité des prix sont contraintes d'agir. (AFP).
Face à des taux d'inflation record, qui dépassent 8% aux Etats-Unis et dans la zone euro, les institutions garantes de la stabilité des prix sont contraintes d'agir. (AFP).
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  • Loin des gains de 2021, l'indice élargi de la Bourse de New York S&P 500 a perdu depuis le début de l'année 18%, un semestre catastrophique
  • La dégringolade concerne également les Bourses européennes, avec des baisses d'environ 15%, sauf à Londres, sauvée par ses entreprises pétrolières

PARIS: En 2021, les Bourses étaient à la fête et ont enregistré record sur record, mais le début de l'année 2022 a été l'un des pires de l'histoire des marchés, forcés de redescendre de leur petit nuage d'argent gratuit.

"C'est incroyable de voir comment le monde a changé vite ce semestre 2022", s'étonne Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING.

Loin des gains de 2021, l'indice élargi de la Bourse de New York S&P 500 a perdu depuis le début de l'année 18%, un semestre catastrophique comparable aux replis enregistrés en 1974, après le premier choc pétrolier, ou en 1962, année d'un krach boursier.

Il n'y a que le deuxième semestre de 2008, en pleine crise financière, et la période de la Grande Dépression du début des années 1930 qui ont vu l'indice chuter significativement plus fortement.

La dégringolade concerne également les Bourses européennes, avec des baisses d'environ 15%, sauf à Londres, sauvée par ses entreprises pétrolières qui ont bondi avec les prix du pétrole.

Pire que le Covid-19

Marko Kolanovic, co-directeur de la recherche de JP Morgan, note qu'un portefeuille classique "a plus fléchi que pendant la pandémie de 2020 ou n'importe quelle autre crise après 2008".

En plus des actions, le prix des obligations s'est en effet effondré: un investisseur qui n'aurait misé que sur les obligations aurait perdu 9,9% au niveau mondial et même 13,5% s'il s'était concentré uniquement sur les obligations américaines, rapporte à l'AFP Paul Jackson, responsable mondial de la recherche en allocation d'actifs d'Invesco.

Sur le marché des cryptomonnaies, c'est carrément le "chaos", "l'hémorragie" ou la "chute libre" selon les analystes: le bitcoin a perdu plus de 50% depuis le début de l'année et même 70% par rapport à son sommet historique de novembre 2021.

L'humeur générale des marchés est au "sauve-qui-peut mais il n'y a pas beaucoup d'endroits où se cacher", résume Vincent Juvyns, responsable de la stratégie de marché au sein de J.P. Morgan Asset Management.

Une inflation qui accélère mois après mois, une perturbation des chaînes d'approvisionnement mondiales, des confinements en Chine, une guerre en Ukraine qui fait flamber les prix de l'énergie... autant de facteurs qui accablent en effet l'économie mondiale depuis le début de l'année.

Plus rapide hausse des taux

Face à des taux d'inflation record, qui dépassent 8% aux Etats-Unis et dans la zone euro, les institutions garantes de la stabilité des prix sont contraintes d'agir, et de façon très marquée: la quasi-totalité des principales Banques centrales ont effectué, ou prévoient d'effectuer, des hausses importantes de leurs taux directeurs.

En réaction, les taux d'intérêt sur le marché obligataire ont dû s'ajuster, et très rapidement. Le taux de la dette de l'Etat allemand à dix ans, qui fait référence pour la zone euro, a grimpé de 1,80 point de pourcentage depuis le début de l'année, passant de -0,1% à +1,7%. C'est la hausse semestrielle la plus rapide de l'histoire.

Pour le taux américain à dix ans, la remontée est également historique (+1,70 point de pourcentage), à peine moins qu'en 1984 ou en 1980, années marquées par une inflation très élevée aux Etats-Unis et des hausses de taux de la Réserve fédérale.

Avant 2022, "on était habitué depuis plusieurs années à des Banques centrales" qui soutenaient l'économie et les marchés, amenant ces derniers "dans une situation de croissance artificielle", explique à l'AFP Charlotte de Montpellier.

Pour elle, le changement de ton des Banques centrales a provoqué "un changement complet de paradigme".

L'ajustement des portefeuilles d'actifs a dû se faire de façon aussi rapide et abrupte, selon Shamik Dhar, chef économiste de BNY Mellon IM, qui estime que les marchés boursiers pourraient bien baisser encore un peu, au moins jusqu'à ce que les entreprises revoient à la baisse leurs prévisions de bénéfices. Vu le contexte actuel, "une baisse des bénéfices est inévitable", dit-il.


Walmart poursuivi pour avoir fermé les yeux sur des transferts d'argent frauduleux

L'agence regrette aussi que la chaîne de supermarchés ne propose pas de prospectus alertant les consommateurs (Photo, AFP).
L'agence regrette aussi que la chaîne de supermarchés ne propose pas de prospectus alertant les consommateurs (Photo, AFP).
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  • Le groupe propose, dans ses supermarchés des services de type Western Union ou MoneyGram
  • La FTC accuse Walmart de laisser ses salariés procéder aux virements même quand ils semblent suspicieux

NEW YORK: L'agence américaine chargée de protéger les consommateurs, la FTC, a déposé mardi une plainte contre la chaîne de supermarchés Walmart l'accusant d'avoir pendant des années fermé les yeux sur des transferts d'argent commandités par des escrocs et effectués depuis ses magasins.

Le groupe propose, en effet, dans ses supermarchés des services de type Western Union ou MoneyGram, y compris sous son propre nom, permettant à un client de faire des virements en espèces à une autre personne.

Or des charlatans parviennent régulièrement à convaincre des particuliers de leur envoyer de l'argent en utilisant du démarchage par téléphone, en se faisant passer pour le fisc ou des proches dans le besoin, etc.

La FTC accuse Walmart de laisser ses salariés procéder aux virements même quand ils semblent suspicieux, de ne pas avoir mis en place de politique contre les fraudes et d'autoriser les retraits importants en cash, selon une plainte déposée devant un tribunal de l'Illinois.

L'agence regrette aussi que la chaîne de supermarchés ne propose pas de prospectus alertant les consommateurs sur les risques de fraudes ou de formation spécifique sur le sujet.

"Alors que les escrocs utilisaient ses services de transfert d'argent pour gagner de l'argent, Walmart a détourné le regard et a empoché au passage des millions en commissions", a commenté Samuel Levine, responsable du bureau de protection des consommateurs à la FTC, dans un communiqué.

La FTC estime que Walmart a coûté des "centaines de millions de dollars" à ses clients et en demande le remboursement, en plus d'une amende.

L'entreprise dénonce pour sa part une plainte "factuellement erronée et sans fondement juridique".

Walmart prévoit "de défendre ses robustes mesures de lutte contre la fraude", selon un message posté sur son site.


Un centre de recherche Saudi Aramco pour atteindre l’objectif zéro émission d’ici à 2050

Le vice-président directeur d’Aramco, Nasir K. al-Naimi, a assisté à l’inauguration du centre de recherche Aramco, qui avait lieu à l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah. (Photo fournie)
Le vice-président directeur d’Aramco, Nasir K. al-Naimi, a assisté à l’inauguration du centre de recherche Aramco, qui avait lieu à l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah. (Photo fournie)
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  • Le plus grand exportateur de pétrole au monde a publié son premier rapport sur la durabilité au début du mois
  • Avec la création du centre de recherche, Aramco cherche à tirer parti des capacités de l’université dans des domaines comme les supercalculateurs et l’analyse de données

RIYAD: Saudi Aramco a lancé un nouveau centre de recherche destiné à accélérer le développement de solutions énergétiques à faible émission de carbone en utilisant des analyses avancées, au moment où le géant pétrolier cherche à mener à bien son objectif de zéro émission nette.
Inauguré aujourd’hui à l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah, le centre de recherche Aramco recourra à l’intelligence artificielle et à l’apprentissage automatique pour perfectionner les solutions à faible émission de carbone et favoriser une économie circulaire, selon un communiqué de presse.
«Le centre de recherche Aramco offre une possibilité unique pour renforcer notre collaboration avec l’université et accélérer le développement de technologies de pointe qui contribueront à un avenir à faible émission de carbone», déclare Ahmed al-Khowaiter, directeur technique de la société.
Il ajoute que la recherche dans cette nouvelle installation aidera l’entreprise à tenir ses engagements envers les clients et les consommateurs d’énergie du monde entier, tout en soutenant son ambition d’atteindre des émissions zéro carbone d’ici à 2050.
Cette nouvelle intervient après que le plus grand exportateur de pétrole au monde a publié son premier rapport sur la durabilité au début du mois, s’engageant à réduire l’intensité de carbone d’au moins 15% à 8,7 kilogrammes de dioxyde de carbone d’ici à 2035.
Avec la création du centre de recherche, Aramco cherche à tirer parti des capacités de l’université dans des domaines comme les supercalculateurs et l’analyse de données.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com